Sans entrer dans les détails j'aimerais évoquer ici le mépris, la suffisance et l'arrogance de ce praticien qui, à l'occasion d'une unique rencontre de 10 minutes (sur une expertise qui a duré plus de six mois) nous crachait (à mon ex-épouse, mon fils alors âgé de 3 ans et moi-même) la fumée de sa cigarette au visage, avachi dans son fauteuil les deux pieds sur son bureau tout en nous gratifiant d'une diatribe totalement hors de propos au point que nous nous demandons aujourd'hui encore si le Dr Salem parlait bien de notre « affaire ».
J'aimerais souligner que le juge de notre procès en divorce (TANV) a qualifié l'expertise du Dr Salem et les propos qu'elle contient de « chapelle à la mode ». Il a écarté ce document ainsi que les conclusions qu'elle comporte. Je précise que j'ai toujours la garde de mon fils contrairement aux « recommandations » de ce psychiatre.
Sous les prétextes les plus farfelus, le Dr Salem refuse systématiquement de répondre à ses détracteurs ainsi qu'aux questions légitimes et pertinentes que lui posent les expertisés. Il me semble par conséquent malvenu voir malhonnête que ce monsieur se plaigne à postériori des conséquences de la stratégie de communication qu'il pratique systématiquement.
Pratiquer la politique de la « chaise vide » en matière de justice en utilisant son statut d'expert auprès des tribunaux à des fins mercantiles et afin d'assoir sa notoriété me paraît inacceptable.
Un journaliste n'est pas un avocat, ou alors il est celui du diable...Son rôle est d'informer librement le public d'événements que la déontologie et l'éthique professionnelle lui commandent de vérifier tout en accordant aux personnes physiques, aux personnes morales ou/et à leurs représentants la possibilité de s'exprimer librement et équitablement. En l'espèce, ces près-requis étant tous réunis, il serait hautement préjudiciable, au nom de la liberté d'expression et de la presse, que des journalistes soient sanctionnés dans de telles circonstances. A mon sens cela conduirait inévitablement à une forme de censure.
A aucun moment le Dr Salem n'a regretté les graves conséquences de ses expertises (p.ex. emprisonnement, souffrance pérenne des parents et des enfants etc...) ni même envisagé de s'être trompé ce qui peut arriver à n'importe qui. Au contraire il surenchéri en maintenant ses conclusions ce qui est non seulement insupportable mais hautement préjudiciable aux expertisés...ne nous trompons pas de victime(s) !
L'émission « Le juge, le psy et l'accusé » a été enregistrée des semaines avant sa diffusion. Le Dr Salem avait donc librement la possibilité de participer à Temps présents, de ne pas répondre aux questions qu'il jugeait inopportunes, de visionner préalablement l'émission et le cas échéant de s'opposer totalement ou partiellement à sa diffusion.
De plus, les protagonistes ayant fournis personnellement les documents sur la base desquels les journalistes ont réalisés le 5ème volet du reportage, le secret médical comme le secret professionnel ne sauraient être invoqués. De fait, le Dr Salem était explicitement délié du secret médical comme du secret professionnel par ses détracteurs. L'intervention de Maître Amoruso était essentielle et proportionnée en regard de l'impact et des conséquences de l'expertise en question.
Lorsque ce psychiatre intervient « à chaud » et en directe au téléjournal à titre d'expert sans connaître sur le fond les drames et les « faits divers » qu'il commente, personne ne s'inquiète de savoir si les personnes ou/et les victimes impliquées ont eu la possibilité de s'exprimer équitablement ce qui d'ailleurs n'est pas le cas lorsqu'une « affaire » est « levée » quasi en directe à la télévision, à la radio ou sur le Web.
Nous admettons volontiers que la rapidité de l'information s'exerce trop souvent au détriment de sa qualité. Sachant cela et sachant surtout que nous vivons dans un monde imparfait, nous faisons appel à notre sens critique, à notre expérience, à notre culture, nous confrontons nos impressions avec celles de tiers pour finalement pondérer ce que nous percevons. Cela n'est pas un « scoop », le public sait faire la part des choses.
Il est invraisemblable qu'un expert ne puisse admettre s'être trompé, aussi nombreuses soient les contre-expertises. Ce me semble être une réelle difficulté dans la pratique d'une justice équitable et accessible à tous...mais ceci est un autre débat.
A mon sens le Dr Salem n'a pas sa place en qualité d'expert auprès de des tribunaux. Je suis convaincu que si la justice se dotait de magistrats spécialisés (p.ex. en droit de la famille) elle ne ferait que rarement appelle aux experts dont on ne connait que trop les limites et parfois les dérives.
Forums
Le Juge, le Psy et l'Accusé
31 mai 2007 à 13:53
La justice ne délègue-t-elle pas un trop lourd fardeau aux experts psychiatres ?<br/>A noter : le professeur Harding ne traitera pas les questions sur des affaires particulières.
Anonyme
"Laurent Campiche"
Intervention Le 1 juin 2007 à 0:12
A part ça, j'ai les mêmes représentations de chats que Paul Bensussan ! Ce n'est pas sérieux ni important, mais j'avais envie de le lui faire savoir.
Intervention Le 16 juin 2007 à 20:47
...parce que vous croyez que les experts prétendent avoir le pouvoir de guérir les criminels, les malheureux et les psychotiques ?
Intervention Le 14 juin 2007 à 23:38
Si l'expert- PSYchiatre ou simplement si le psychiatre étais un expert ... comment ce fait-il qu'il y ai encore tant de criminel, de malheureux, de psychotique ???? Franchement il est grand temps d'arreter de donner de l'importance a ces imposteurs.
Intervention Le 11 juin 2007 à 22:58
Merci à M. Ceppi de sa réponse rapide aux critiques que j'ai formulées et de sa participation au forum.
Le reportage a présenté cinq cas: un survol impressionnant des expertises psychiatriques et les questions difficiles qu'elles soulèvent. Mon constat est que c'est seulement dans le drame du Grand Pont où il y a une certaine confusion concernant la finalité de la procédure et donc l'enjeu de l'intervention des experts. Plusieurs participants au forum semblaient croire que l'accusé irait dans un hôpital psychiatrique et que le jugement final était trop clément. J'essaie de comprendre pourquoi.
J'ai cru comprendre que le Dr. Bensussan a répété lors de l'émission ce qu'il a dit au procès, à savoir que la conclusion d'irresponsabilité impliquait le transfert dans un hôpital psychiatrique. Si je me suis trompé, je m'en excuse.
En ce qui concerne l'intentionnalité, M. Ceppi, qui a pu lire mon expertise, sait bien que je l'ai traitée explicitement. Le public doit pouvoir comprendre que l'intention n'exclut pas nécessairement l'irresponsabilité.
Mon but n'est que d'éclairer le débat sur un thème qui manifestement inquiète le public. J'espère que l'enjeu de chacun des cinq cas peut être compris et débattu d'une manière avertie. C'était le but et de l'émission et du forum.
Le reportage a présenté cinq cas: un survol impressionnant des expertises psychiatriques et les questions difficiles qu'elles soulèvent. Mon constat est que c'est seulement dans le drame du Grand Pont où il y a une certaine confusion concernant la finalité de la procédure et donc l'enjeu de l'intervention des experts. Plusieurs participants au forum semblaient croire que l'accusé irait dans un hôpital psychiatrique et que le jugement final était trop clément. J'essaie de comprendre pourquoi.
J'ai cru comprendre que le Dr. Bensussan a répété lors de l'émission ce qu'il a dit au procès, à savoir que la conclusion d'irresponsabilité impliquait le transfert dans un hôpital psychiatrique. Si je me suis trompé, je m'en excuse.
En ce qui concerne l'intentionnalité, M. Ceppi, qui a pu lire mon expertise, sait bien que je l'ai traitée explicitement. Le public doit pouvoir comprendre que l'intention n'exclut pas nécessairement l'irresponsabilité.
Mon but n'est que d'éclairer le débat sur un thème qui manifestement inquiète le public. J'espère que l'enjeu de chacun des cinq cas peut être compris et débattu d'une manière avertie. C'était le but et de l'émission et du forum.
Intervention Le 11 juin 2007 à 18:08
D'abord merci au professeur Harding de sa participation à ce forum de haute tenue.
Le professeur Harding estime qu'un certain nombre d'erreurs ont été pronconcées par nos interlocuteurs.
Il faut d'abord préciser que cette séquence ne reconstitue pas de manière exhaustive le procès du Grand-Pont, mais qu'elle se concentre sur l'importance des experts dans cette affaire.
Ensuite, nous laissons, comme c'est la règle, à Me Elkaïm ( et d'autres) le soin de donner son appréciation quant à l'intérêt des experts sur la question de l'intention. Cette appréciation lui appartient, il s'agit d'une opinion, qu'il endosse en tant qu'avocat d'une des parties. Les experts ont d'ailleurs l'occasion de lui répondre.
Enfin, Paul Bensussan n'a pas tenu dans notre reportage les propos que lui prête le Professeur Harding.
La séquence concernant le Grand Pont rend compte de manière succinte et synthétique des principaux arguments échangés, des enjeux ainsi que du dénouement de ce procès, en donnant la parole aux parties concernées.
Il nous semble donc, au contraire des reproches formulé par M. Harding, avoir largement donné au téléspectateur l'occasion de se faire une opinion, de manière équilibrée.
Le professeur Harding estime qu'un certain nombre d'erreurs ont été pronconcées par nos interlocuteurs.
Il faut d'abord préciser que cette séquence ne reconstitue pas de manière exhaustive le procès du Grand-Pont, mais qu'elle se concentre sur l'importance des experts dans cette affaire.
Ensuite, nous laissons, comme c'est la règle, à Me Elkaïm ( et d'autres) le soin de donner son appréciation quant à l'intérêt des experts sur la question de l'intention. Cette appréciation lui appartient, il s'agit d'une opinion, qu'il endosse en tant qu'avocat d'une des parties. Les experts ont d'ailleurs l'occasion de lui répondre.
Enfin, Paul Bensussan n'a pas tenu dans notre reportage les propos que lui prête le Professeur Harding.
La séquence concernant le Grand Pont rend compte de manière succinte et synthétique des principaux arguments échangés, des enjeux ainsi que du dénouement de ce procès, en donnant la parole aux parties concernées.
Il nous semble donc, au contraire des reproches formulé par M. Harding, avoir largement donné au téléspectateur l'occasion de se faire une opinion, de manière équilibrée.
Intervention Le 11 juin 2007 à 13:44
Il y a bien une loi pour tout le monde: il s'agit de l'ordre juridique suisse qui prévoit que les personnes qui commettent une infraction sous l'emprise d'une maladie mentale ne soient pas punies mais fassent l'objet d'une mesure d'internement. Tous les pays démocratiques ont des dispositions similaires.
"Pas assez dur" vous croyez. Mais regardons objectivement le cas de cet homme qui s'est foncé avec sa voiture sur les passants innocents sur le trottoir. Il a été condamné à 10 ans de reclusion en prémière instance où l'irresponsabilité ne fut pas reconnue. La décision définitive n'implique pas de peine mais un internement dans la même prison sous les conditions de haute sécurité pour une période sans limite mais certainement plus longue que la peine de prison imposée en prémière instance. "Pas assez dur": je ne vous comprend pas.
Je pense que les réalisateurs n'ont pas donné aux téléspectateurs toutes les données nécessaires pour bien apprécier ce cas. Aussi, il n'a jamais été question d'un transfert à l'hôpital psychiatrique, comme disait le Dr. Bensussian; il n'est pas vrai que les experts n'ont pas examiné l'hypothèse d'un acte intentionnel, comme Me Elkaim prétendait. L'intentionalité était bien l'hypothèse retenue dans mon expertise.
Bien sûr, tout le monde a le droit de s'exprimer mais j'estime que les réalisateurs ont aussi le devoir de corriger ces erreurs pour eviter des malentendus. Manifestement dans le reportage sur ce cas, ils n'ont pas rempli ce devoir.
"Pas assez dur" vous croyez. Mais regardons objectivement le cas de cet homme qui s'est foncé avec sa voiture sur les passants innocents sur le trottoir. Il a été condamné à 10 ans de reclusion en prémière instance où l'irresponsabilité ne fut pas reconnue. La décision définitive n'implique pas de peine mais un internement dans la même prison sous les conditions de haute sécurité pour une période sans limite mais certainement plus longue que la peine de prison imposée en prémière instance. "Pas assez dur": je ne vous comprend pas.
Je pense que les réalisateurs n'ont pas donné aux téléspectateurs toutes les données nécessaires pour bien apprécier ce cas. Aussi, il n'a jamais été question d'un transfert à l'hôpital psychiatrique, comme disait le Dr. Bensussian; il n'est pas vrai que les experts n'ont pas examiné l'hypothèse d'un acte intentionnel, comme Me Elkaim prétendait. L'intentionalité était bien l'hypothèse retenue dans mon expertise.
Bien sûr, tout le monde a le droit de s'exprimer mais j'estime que les réalisateurs ont aussi le devoir de corriger ces erreurs pour eviter des malentendus. Manifestement dans le reportage sur ce cas, ils n'ont pas rempli ce devoir.
Intervention Le 8 juin 2007 à 17:00
Il devrait y avoir une loi pour tout le monde, y compris les gens malades. Certes, comme nous avons pu le voir dans ce documentaire, certaines personnes ne sont plus maîtres de leurs actes, ce père de famille par exemple qui s'est attaqué à ses 3 enfants.
A mon sens, les psys devraient faire preuve de plus de discernement vis à vis de leur patient. Le cas du père qui a attaqué ses 3 enfants et ce monsieur qui a tué 3 femmes sur le Grand Pont de Lausanne ne devraient pas être comparables aux yeux de la loi.
Un père ou une mère qui est capable d'en venir à agresser sa propre progéniture est une personne qui doit très probablement souffrir d'une maladie mentale. Qui plus est, ce père de famille avait des antécédents.
Par contre un homme qui s'attaque à des parfaits inconnus et qui choisit ensuite de ne pas répondre aux questions d'un psychologue parce qu'il n'assume pas ses actes et donc tente de se faire passer pour un irresponsable, c'est tout simplement scandaleux!!
Je comprends sincèrement le sentiment d'injustice et d'incompréhension que doivent ressentir les familles et amis des victimes du Grand-Pont vis à vis de cet homme qui n'a même pas eu le courage de regarder la mère de Cindy en face lorsqu'elle lui a posé une question. Certainement que ce monsieur a un problème psychologique, toutefois lors de l'accident il était conscient, nous devons avoir toute notre tête pour conduire me semble-t-il....
Il n'y a aucune justice, nos lois ne sont pas assez dures avec ce genre d'individu...
Le rôle des psy est de tenter d'évaluer l'état psychique au moment des faits afin de donner un maximum d'information au jury, mais cela ne doit en aucun cas permettre à une personne de s'en sortir sans la moindre sentence.
Il faut assumer ses actes, sinon c'est trop facile. N'importe qui peut tuer sous la soi-disant emprise de la folie!
Avec un tel système, cela donne indirectement le droit de tuer à n'importe qui sous prétexte d'"un coup de folie", qu'il a pété un plomb, et-ce sincèrement dans ce monde là que nous devons évoluer? Un monde où tout est permis et où tout devient vengeance?
C'est un cercle vicieux auquel les psychologues devraient peut être réfléchir avant de juger une personne irresponsable.
A mon sens, les psys devraient faire preuve de plus de discernement vis à vis de leur patient. Le cas du père qui a attaqué ses 3 enfants et ce monsieur qui a tué 3 femmes sur le Grand Pont de Lausanne ne devraient pas être comparables aux yeux de la loi.
Un père ou une mère qui est capable d'en venir à agresser sa propre progéniture est une personne qui doit très probablement souffrir d'une maladie mentale. Qui plus est, ce père de famille avait des antécédents.
Par contre un homme qui s'attaque à des parfaits inconnus et qui choisit ensuite de ne pas répondre aux questions d'un psychologue parce qu'il n'assume pas ses actes et donc tente de se faire passer pour un irresponsable, c'est tout simplement scandaleux!!
Je comprends sincèrement le sentiment d'injustice et d'incompréhension que doivent ressentir les familles et amis des victimes du Grand-Pont vis à vis de cet homme qui n'a même pas eu le courage de regarder la mère de Cindy en face lorsqu'elle lui a posé une question. Certainement que ce monsieur a un problème psychologique, toutefois lors de l'accident il était conscient, nous devons avoir toute notre tête pour conduire me semble-t-il....
Il n'y a aucune justice, nos lois ne sont pas assez dures avec ce genre d'individu...
Le rôle des psy est de tenter d'évaluer l'état psychique au moment des faits afin de donner un maximum d'information au jury, mais cela ne doit en aucun cas permettre à une personne de s'en sortir sans la moindre sentence.
Il faut assumer ses actes, sinon c'est trop facile. N'importe qui peut tuer sous la soi-disant emprise de la folie!
Avec un tel système, cela donne indirectement le droit de tuer à n'importe qui sous prétexte d'"un coup de folie", qu'il a pété un plomb, et-ce sincèrement dans ce monde là que nous devons évoluer? Un monde où tout est permis et où tout devient vengeance?
C'est un cercle vicieux auquel les psychologues devraient peut être réfléchir avant de juger une personne irresponsable.
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