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La leçon de discrimination

10 mai 2007 à 11:45

Pensez-vous que ce genre d'expérience peut porter ses fruits et contribuer à faire évoluer les comportements humains ?

Discrimination a l'embauche - agence intérim sur bordeaux Le 21 avril 2009 à 16:08

Je tiens à vous faire part de cette information, car je trouve injuste et inioble que des agences d'intérim pratiquent encore et de nos jours une selection ethnique et raciale sur les candidats.

il s'agit de l'agence KELLY SERVICES DE BORDEAUX et il n'y a aucun doute possible

A bon entendeur.......

Intervention Le 17 juin 2007 à 20:59

@korrya
Cela fait partie des Droits de L'Homme... " [B]PAS DE DISCRIMINATION[/B] " !!!



oui les droits de l'homme sont de beaux textes...

Intervention Le 14 juin 2007 à 23:50

Cela fait partie des Droits de L'Homme... " [B]PAS DE DISCRIMINATION[/B] " !!!

Intervention Le 30 mai 2007 à 15:10

Bonjour ptit Prince,

Merci de m'avoir lue et comprise. Des mots sur les maux, ça aide...

A bientôt !

Laurence

@Le pti prince
Bonjour,
Ce que laurence70 mentionne me paraît être extrêmement intéressant, car enfin le débat s'ouvre, comme souhaité d'ailleurs par d'autres membres de ce forum, sur les différentes formes de discriminations qui peuvent exister dans notre quotidien.
L'exemple est ici pris toujours dans une école mais il a le mérite de montrer la responsabilité du professeur dans le processus de discrimination. Si l'on reste dans une perspective pédagogique et éducative, soit principalement en nous arrêtons sur l'influence des pédagogues (parents, profs, toute personne en lien avec des enfants, principalement dans un groupe d'enfant) sur les jeunes enfants, nous pouvons constater toute l'influence qu'ils ont sur ces enfants et leurs pairs, en terme d'estime de soi et sur leur manière par la suite d'être capable (ou non) d'affronter la discrimination.
Ainsi ce qui ressort de cette prise de conscience est qu'il est nécessaire pour prévenir la situation malheureuse de votre fille, laurence70, ainsi que de soutenir les parents dans leur rôle de 1ers pédagogues de leurs enfants, de permettre d'acquérir certaines bases de communication non-violente aux premiers concernés par ces études qui démontrent qu'il est si facile de tomber dans la discrimination.
Quant aux enfants de nos classes, utiliser les jeux de rôles pour se mettre dans la peau des personnes discriminées (et des personnes discriminantes) ne serait-il pas tout aussi intéressant que la mise en place de ces expériences à la limite de l'éthique ou le professeur doit instaurer une nouvelle discrimination (n'y a-t-il pas en effet déjà assez de situations de discriminations dans nos écoles et nos sociétés ?!) et quelque part abuser des élèves à leur insu (même si c'est pour développer leur auto-critique) ?!

Pour ma part je crois qu'il ne faut pas minimiser ce fait que nous sommes tous discriminateurs par nature, et il s'agit de commencer par là et non, comme l'institutrice québecoise le voulait (bien sûr de manière innocente et pour le bien de ses élèves), vouloir éradiquer totalement cet instinct d'enfermer les personnes dans des catégories. Cela appartient à l'être humain, c'est sa manière de survivre, elle fait partie de sa nature quelque part et le nier ne me paraît pas le meilleur moyen de travailler à sa prise de conscience.

Tous nous sommes pris dans ce besoin de discriminer, y compris et surtout les acteurs sociaux qui devraient être les 1ers à être formés pour être de plus en plus conscient du risque (et de la facilité, à son propre insu le plus souvent) de discriminer telle personne dans un trait de caractère. Car ces derniers, du simple psychologue en passant par le pédopsychiatre ou le pédiatre de famille, sans compter les médiateurs scolaires et autres, sont encore plus suscptibles de mettre en place des discriminations entre les enfants (d'une même famille, ou d'un groupe social) du point du vue du fait qu'ils ont un statut sur lequel ils peuvent se reposer pour imposer leur vue normative. Et ce statut aura tendance à être d'autant plus respecté par les parents qui n'oseront pas aller à l'encontre de ce que dit l'expert dans le domaine (heureusement internet permet à tout un chacun de se renseigner et le rôle de l'expert social est en train de disparaître en faveur du rôle du médiateur, faisant place au partenariat)

Par ailleurs, ce genre d'expériences nous demande de nous interroger particulièrement sur l'autonomie de jugement des élèves. Et relance les question de l'intérêt de proposer dès le plus jeune âge aux élèves des cours de philosophie, expériences qui d'ailleurs sont monaie courante au Québec alors qu'en suisse nous n'en sommes qu'à de petits essais. Durant ces cours les enfants dès 4ans apprennent à réflechir par eux-mêmes, à se poser des questions sur ce qu'ils voient et à aller au-delà des affirmations qui peuvent être faites, serait-ce par un professeur représentant le savoir ou un psychologue avec une blouse blanche.

Intervention Le 14 mai 2007 à 16:28

la conclusion de ce débat semble très pessimiste: apparemment la discrimination fait partie de la nature humaine et ce depuis toujours.... il semble donc que les discriminations ont encore de beaux jours devant elles. Ce qui est déjà arrivé il y a une cinquantaine d'année peut ressurgir d'un instant à l'autre pour n'importe quelle catégorie de personnes pourvu qu'elle ne corresponde pas à ce que la majorité pense! De plus quand on voit les camps d'entrainement religieux ( chrétien aux Etats Unis, musulmans ou juifs en Israel et Palestine) qui inculquent à des ENFANTS que ce sont eux les meilleurs et les autres des sous-hommes, ce n'est pas demain que la Paix s'installera durablement ! a
Autant le dire, pas très folichon comme perspective!

Intervention Le 11 mai 2007 à 21:24

J'ai trouvé que l'expérience avait sûrement un grand intérêt, mais qu'elle avait aussi quelque chose de cruel. Je me demande ce qu'une vraie commission d'éthique aurait préconisé si on lui en avait soumis le projet. En tous cas, même si l'intérêt pédagogique est évident, je crois que je me serais opposée à une telle expérience avec des enfants aussi jeunes !

Intervention Le 11 mai 2007 à 19:30

@laurence70
C'est intéressant...

Ma fille a été victime de discrimination pendant bientôt 2 ans par son professeur. En effet, inconsciemment je l'espère, il a défini 2 groupes : les calmes et les extravertis. Ma fille s'est retrouvée dans le second. Il a encouragé les calmes à sortir de leur coquille (ce qui est très bien) et tourmenté les autres afin qu'ils s'"écrasent" littéralement. Elle était très douée avant et à force d'être découragée et montrée du doigt au quotidien, ses résultats ont baissé.

Au delà de l'expérience de la discrimination, cette expérience montre le pouvoir de l'enseignant et la dérive qui peut en découler... soit l'abus de pouvoir.

Ne mettons pas d'étiquette sur les gens et encore moins sur les enfants !!!


Bonjour,
Ce que laurence70 mentionne me paraît être extrêmement intéressant, car enfin le débat s'ouvre, comme souhaité d'ailleurs par d'autres membres de ce forum, sur les différentes formes de discriminations qui peuvent exister dans notre quotidien.
L'exemple est ici pris toujours dans une école mais il a le mérite de montrer la responsabilité du professeur dans le processus de discrimination. Si l'on reste dans une perspective pédagogique et éducative, soit principalement en nous arrêtons sur l'influence des pédagogues (parents, profs, toute personne en lien avec des enfants, principalement dans un groupe d'enfant) sur les jeunes enfants, nous pouvons constater toute l'influence qu'ils ont sur ces enfants et leurs pairs, en terme d'estime de soi et sur leur manière par la suite d'être capable (ou non) d'affronter la discrimination.
Ainsi ce qui ressort de cette prise de conscience est qu'il est nécessaire pour prévenir la situation malheureuse de votre fille, laurence70, ainsi que de soutenir les parents dans leur rôle de 1ers pédagogues de leurs enfants, de permettre d'acquérir certaines bases de communication non-violente aux premiers concernés par ces études qui démontrent qu'il est si facile de tomber dans la discrimination.
Quant aux enfants de nos classes, utiliser les jeux de rôles pour se mettre dans la peau des personnes discriminées (et des personnes discriminantes) ne serait-il pas tout aussi intéressant que la mise en place de ces expériences à la limite de l'éthique ou le professeur doit instaurer une nouvelle discrimination (n'y a-t-il pas en effet déjà assez de situations de discriminations dans nos écoles et nos sociétés ?!) et quelque part abuser des élèves à leur insu (même si c'est pour développer leur auto-critique) ?!

Pour ma part je crois qu'il ne faut pas minimiser ce fait que nous sommes tous discriminateurs par nature, et il s'agit de commencer par là et non, comme l'institutrice québecoise le voulait (bien sûr de manière innocente et pour le bien de ses élèves), vouloir éradiquer totalement cet instinct d'enfermer les personnes dans des catégories. Cela appartient à l'être humain, c'est sa manière de survivre, elle fait partie de sa nature quelque part et le nier ne me paraît pas le meilleur moyen de travailler à sa prise de conscience.

Tous nous sommes pris dans ce besoin de discriminer, y compris et surtout les acteurs sociaux qui devraient être les 1ers à être formés pour être de plus en plus conscient du risque (et de la facilité, à son propre insu le plus souvent) de discriminer telle personne dans un trait de caractère. Car ces derniers, du simple psychologue en passant par le pédopsychiatre ou le pédiatre de famille, sans compter les médiateurs scolaires et autres, sont encore plus suscptibles de mettre en place des discriminations entre les enfants (d'une même famille, ou d'un groupe social) du point du vue du fait qu'ils ont un statut sur lequel ils peuvent se reposer pour imposer leur vue normative. Et ce statut aura tendance à être d'autant plus respecté par les parents qui n'oseront pas aller à l'encontre de ce que dit l'expert dans le domaine (heureusement internet permet à tout un chacun de se renseigner et le rôle de l'expert social est en train de disparaître en faveur du rôle du médiateur, faisant place au partenariat)

Par ailleurs, ce genre d'expériences nous demande de nous interroger particulièrement sur l'autonomie de jugement des élèves. Et relance les question de l'intérêt de proposer dès le plus jeune âge aux élèves des cours de philosophie, expériences qui d'ailleurs sont monaie courante au Québec alors qu'en suisse nous n'en sommes qu'à de petits essais. Durant ces cours les enfants dès 4ans apprennent à réflechir par eux-mêmes, à se poser des questions sur ce qu'ils voient et à aller au-delà des affirmations qui peuvent être faites, serait-ce par un professeur représentant le savoir ou un psychologue avec une blouse blanche.

Intervention Le 11 mai 2007 à 17:37

C'est intéressant...

Ma fille a été victime de discrimination pendant bientôt 2 ans par son professeur. En effet, inconsciemment je l'espère, il a défini 2 groupes : les calmes et les extravertis. Ma fille s'est retrouvée dans le second. Il a encouragé les calmes à sortir de leur coquille (ce qui est très bien) et tourmenté les autres afin qu'ils s'"écrasent" littéralement. Elle était très douée avant et à force d'être découragée et montrée du doigt au quotidien, ses résultats ont baissé.

Au delà de l'expérience de la discrimination, cette expérience montre le pouvoir de l'enseignant et la dérive qui peut en découler... soit l'abus de pouvoir.

Ne mettons pas d'étiquette sur les gens et encore moins sur les enfants !!!

Intervention Le 11 mai 2007 à 17:14

Concernant "l'expérience" dont on parle dans le premier commentaire, ce film est bien inspiré d'une expérience de psycho, même s'il est "exagéré", mais l'expérience dont il s'inspire montre bien la même conclusion que cette expérience québecoise et l'idée que le Professeur Lorenzi-Cioldi a fait passer lors de l'émission.

Intervention Le 11 mai 2007 à 10:51

Vous faites référence aux études de S. Milgram, menées à la même époque que celles de H. Tajfel lorsqu'il découvrait la facilité avec laquelle les individus en groupes faisaient de la discrimination contre les membres d'autres groupes. L'élément principal des études de Milgram était effectivement "la blouse blanche", à savoir la légitimation d'un comportement (en l'occurrence néfaste, administrer des chocks électriques) par une autorité scientifique. Cet élément se retrouve dans le doc canadien, où une institutrice (la détentrice du savoir) crée des groupes de petits et grands en déclarant, "travaux scientifiques" à l'appui, que les uns sont... plus intelligents que les autres. N'oublions pas le rôle crucial que joue une telle différenciation en milieu scolaire! La situation présentée dans le doc canadien est bien plus dense de signification pour les participants que celle de Milgram. Lorsqu'on regarde la proportion de participants ayant refusé de poursuivre l'expérience de Milgram, elle est quand même relativement élevée.

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