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Intégration : mode d'emploi

5 juillet 2007 à 17:44

Faut-il faire signer un contrat d'intégration aux étrangers ?

Intervention Le 21 septembre 2007 à 19:59

L'intégration des étrangers est devenu un sujet trop médiatisé en Suisse. Même la gauche part dans le populisme en parlant de contrats d'intégrations, c'est un moyen d'attirer l'électorat juste avant les éléctions 07.

Ce n'est pas à l'Etat de faire la maternelle avec les étrangers, si ce n'est donner le strict minimum, c-à-d l'accès à des cours de langue, mais à l'étranger de démontrer qu'il souhaite vivre en Suisse en respectant les lois, en apprenant une langue nationale.

L'exemple du M. Turc cité dans un message précédent démontre comme celui-ci ne fait pas d'efforts pour s'intégrer. Pourtant la majorité d'entre eux font des efforts, et ces efforts doivent être reconnus. Mais ceux qui ne font aucun effort et qui crache sur la Suisse doivent être expulsés sans aide au retour. C'est donnant-donnant.

Intervention Le 10 juillet 2007 à 13:08

@Mathieu H
Sarahbee rien ne vous empêche de donner des cours aux étrangers vous-même, mais ne venez pas gaspiller l'argent de l'état, donc MON argent pour des choses inutiles. Ils veulent venir, et bien qu'il s'intègrent, qu'ils se démerdent en bon français. On ne les a pas forcé à venir chez nous, alors il me semble que c'est à EUX de faire un effort. On a d'autre choses à faire encore que de perdre du temps, de l'argent.


En gros tu nous as fait un copié/coller de ton discours sur le topic des gitans...

@Mathieu H
Sarahbee rien ne vous empêche de donner des cours aux étrangers vous-même


Je suis désolé de te dire ça, mais comme c'est stupide comme réponse. Il n'y pas besoin de beaucoup réfléchir pour se rendre compte qu'il y'a certaines choses pour lesquels un individuel ne peut rien faire ou presque mais que c'est à l'Etat qui dispose de moyen infiniment plus important de s'en occuper et l'integration des étrangers en fait partie.


Sinon pour réagir à l'émission, je suis tout à fait daccord avec les gens qui disent que l'apprentissage de la langue est indispensable à l'integration et j'approuve totalement le fait d'aider les étrangers en leur donnant la possiblité de prendre des cours etc. Par contre je ne comprend absolument pas comment c'est possible que la mère de cette député à Bâle puisse ne pas savoir l'allemand alors que sa fait 15 ans qu'elle est en Suisse et qu'elle travail. Quel travail peut-elle bien exercer pour ne pas être en contact avec la langue du pays? Et cette femme Sri-lankaise qui ne parle toujours pas français après 30 ans en Suisse oO! Pour moi dans un cas comme ça c'est vraiment que la personne n'a pas fait l'effort, en 30 ans, même sans prendre de cours il y'a possiblilité d'apprendre par ces propres moyens.

Intervention Le 9 juillet 2007 à 14:58

J'ai l'impression que pour vous la Suisse se suffit à elle-même et que nous n'avons besoin de personne pour faire, par exemple, tourner notre économie. Mais cette vision est quelque peu erronée parce que le peuple suisse ne suffira bientôt plus à remplir les places de travail puisque le pays subit actuellement un vieillissement démographique. Je repose en plus ma question: que fait-on de si énorme pour intégrer les étrangers? Enfin comparer la politique d'intégration à la politique en faveur des personnes handicapées est facile et à la fois bancal car un Etat doit intervenir à l'intérieur de différents champs qui sont séparés les uns des autres mais pour lesquels quelque chose doit être mis en place.

@Mathieu H
Sarahbee rien ne vous empêche de donner des cours aux étrangers vous-même, mais ne venez pas gaspiller l'argent de l'état, donc MON argent pour des choses inutiles. Ils veulent venir, et bien qu'il s'intègrent, qu'ils se démerdent en bon français. On ne les a pas forcé à venir chez nous, alors il me semble que c'est à EUX de faire un effort. On a d'autre choses à faire encore que de perdre du temps, de l'argent.

Il me semble que la Suisse a plus besoin d'aider ses propres pauvres ou handicapés mal intégrés que des étrangers.

Je m'imagine bien la personne handicapée qui vit un calvaire chaque jour qui passe et qui voit qu'on s'occuper mieux d'étrangers que de Suisses en Suisse, qui plus est des personnes fragiles. Mais bon c'est bien connu, un handicapé ça fait "tâche", par contre les mendiants et gitans, pas de problème.

Vive Genève vive la Suisse...

Intervention Le 8 juillet 2007 à 19:33

Fonctionnaire cravaté et statique dans son bureau, d?un côté ; collaborateur dynamique et mobile sur le terrain, de l?autre. Les différences étaient effectivement saisissantes. Mais la réalité est peut-être moins caricaturale. Avez-vous remarqué que si, à Genève, interrogé, le délégué affirme que les choses sont perfectibles, ce qui est confirmé par les étrangers à qui on donne la parole, à Bâle seul le délégué a la parole, qui dit que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes sans qu?un seul étranger soit interrogé pour le conforter ou ? l?infirmer ? Le seul étranger à qui on donne la parole à Bâle est cette tenancière de bar, qui plus est députée, qui s?oppose à un contrat d?intégration trop policier. Rassurez-vous, hélas : des étrangers en mal d?intégration, on en trouverait aussi à Bâle comme à Genève et partout en Suisse !
La réalité du terrain n?est pas si différente : à Genève aussi, des cours de langue ou de sensibilisation, ou d?instruction à l?usage de la poste et des transports publics ou au tri des déchets etc. sont donnés, mais ce sont des acteurs privés qui ont pris l?initiative de le faire depuis 20 ou 30 ans : l?Etat reconnaît l?utilité de leurs activités, puisqu?il les soutient par des subventions. Interrogés, ces acteurs le sont non pas sur ce qu?ils font, qui est aussi considérable qu?admirable et que l?on aurait aussi pu (dû ?) montrer, mais sur l?absence d?une coordination au niveau cantonal, ce qui engendre certainement des doublons, alors que d?autres besoins ne sont pas satisfaits. Et il est vrai que le Bureau genevois d?intégration des étrangers n?a pas encore aujourd?hui ni l?autorité, ni les moyens, ni encore la légitimité de coordonner les différents acteurs de l?intégration des étrangers : c?est toute la difficulté d?un Bureau qui a été créé, voici 5 ans, sur une réalité préexistante si riche.
Mais au total, je ne suis pas sûr que Genève fasse moins bien que Bâle, mais l?émission a de fait mêlé deux niveaux : le niveau de la commune de résidence, qui est le niveau où l?intégration doit se décliner et qui est le niveau où le délégué bâlois agit de fait, et le niveau du canton, où se définit la politique cantonale. La chance de Bâle, c?est que ces deux niveaux communal et cantonal se superposent presque (le canton de Bâle compte 3 communes, dont la ville de Bâle représente près de 90 % de la population et recense 59'000 étrangers), alors que le canton de Genève, qui recense 172'000 étrangers, compte 45 communes, dont la Ville de Genève représente environ le 42 %.
A dire vrai, la politique d?intégration est en Suisse comme à Genève encore balbutiante, et on est en train de découvrir que, pour accompagner l?accélération des migrations qui va de pair avec la mondialisation (l?Amérique du Sud, L?Afrique et l?Asie sont devenues nos voisines), il faut faciliter l?intégration des étrangers par une politique plus active.
C?est pourquoi, à la demande du Conseil d?Etat, j?ai développé, sur la base de mes entretiens avec les six collaborateurs du Bureau, et avec les innombrables interlocuteurs que j?ai rencontrés durant ces neuf mois (des communes, des associations d?étrangers, des partenaires sociaux) un projet de politique cantonale d?intégration. Vous pouvez le commander au Bureau de l?intégration des étrangers, au 022 327 84 99. Ce projet est à présent sur le bureau du Conseil d?Etat, qui lui donnera sa forme définitive et en tirera les directives tant attendues qui lui paraîtront s?imposer.
Pourquoi j?ai décidé de quitter mes fonctions ? Parce que j?ai voulu symboliser une rupture : si chacun est d?accord que l?intégration des étrangers est un objectif majeur pour notre pays, la poursuite du train-train actuel n?est tout simplement plus possible. A cet égard, il revient à tous les acteurs politiques (partis, législatifs et exécutifs communaux et cantonaux) de réévaluer leur volonté politique. Sinon, gare à demain !

Paul-Olivier Vallotton
Ancien délégué du Conseil d'Etat à lintégration des étrangers (GE)

Intervention Le 6 juillet 2007 à 20:52

Sarahbee rien ne vous empêche de donner des cours aux étrangers vous-même, mais ne venez pas gaspiller l'argent de l'état, donc MON argent pour des choses inutiles. Ils veulent venir, et bien qu'il s'intègrent, qu'ils se démerdent en bon français. On ne les a pas forcé à venir chez nous, alors il me semble que c'est à EUX de faire un effort. On a d'autre choses à faire encore que de perdre du temps, de l'argent.

Il me semble que la Suisse a plus besoin d'aider ses propres pauvres ou handicapés mal intégrés que des étrangers.

Je m'imagine bien la personne handicapée qui vit un calvaire chaque jour qui passe et qui voit qu'on s'occuper mieux d'étrangers que de Suisses en Suisse, qui plus est des personnes fragiles. Mais bon c'est bien connu, un handicapé ça fait "tâche", par contre les mendiants et gitans, pas de problème.

Vive Genève vive la Suisse...

Intervention Le 6 juillet 2007 à 12:59

Oui il faut faire signer un contrat d'intégration aux étrangers souhaitant s'établir en Suisse, à quelque titre que ce soit : pour raisons professionnelles, pour les rentiers ou encore pour y obtenir l'asile politique, etc.
Ce contrat d'intégration aurait l'avantage d'être un message clair et transparent adressé aux candidats à l'immigration.
Outre l'obligation d'apprendre, puis de maitriser à terme la langue de la région d'établissement, ce contrat serait aussi un moyen d'informer ces personnes sur les thèmes fondamentaux et les valeurs qui régissent notre état de droit (droits et devoirs).
Je souhaiterais qu'un tel contrat soit harmonisé sur l'ensemble de la Suisse, afin d'offrir une bonne visibilité aux immigrants.
J'ai trouvé l'exemple bâlois présenté dans l'émission très intéressant et je pense que l'on devrait s'en inspirer au niveau de la Confédération.

Sans la maitrise de la langue, je ne vois pas d'issue à une intégration réussie. Les immigrants se marginaliseront et se retrouveront dans des ghettos. On le voit aujourd'hui déjà, même avec des personnes qui jouissent d'un bon niveau social, tels les fonctionnaires internationaux ou les cadres des multinationales à Genève par exemple. Même si le ghetto est doré, cela reste un ghetto !

La connaissance des us et coutumes est aussi indispensable, tout comme le respect de l'intégrité humaine (respect de la femme et des enfants par exemple).

Pour conclure, je pense qu'il y a encore beaucoup à faire et si je déplore l'approche genevoise du problème, je n'en suis pas surpris. A Genève on préfère traiter le superflu avant de résoudre l'essentiel. Quel gaspillage !

Cordialement !

Intervention Le 6 juillet 2007 à 8:41

Je me demande bien ce qu'on a fait de concret pour s'adapter aux étrangers. Donnez-moi un exemple svp. Je suis d'accord qu'ils doivent apprendre la langue mais nous devons les aider dans cette démarche comme ça ils pourront mieux se débrouiller dans les méandres de nos administrations.

Intervention Le 6 juillet 2007 à 0:52

Heureusement, le bon sens semble prévaloir vu que les étrangers sont d'accord avec l'idée que c'est aux personnes de s'intégrer et non à la société de leur donner la becquée. Pour moi les étrangers doivent apprendre la langue du pays. S'il ne viennent pas au titre de l'asile, ils doivent même payer ces cours!
Franchement, les théories des bonnassons gentillistes ça suffit! Assez de nous adapter aux étrangers, aux étrangers de s'adapter à nous. Pour le reste, bienvenu en Suisse!

Intervention Le 5 juillet 2007 à 22:34

[COLOR="DarkRed"]Eh beh on voit que tu n'as jamais été étrangère ailleurs qu'USA alors! Je peux te demander combien de temps tu étais étrangère là-bas? Est-ce que tu t'y étais vraiment intégrée? Dis-moi, en plus en allant là-bas tu n'as sûrement pas fait les démarches pour être requérante d'asile ou bien? Tu habitais dans un 2 pièces avec 5 autres personnes sans travail?

La prochaine fois que tu veux donner un exemple de comparaison, choisis un pays qui n'est pas occidentaux (donc de culture plus éloignée que la tienne) et qui n'est pas de langue maternelle anglaise voir latine et puis tu nous redonne ton point de vue sur ce forum d'accord?
[/COLOR]

@Nath
Bonsoir,
J'estime que nous faisons déjà beaucoup en Suisse pour les étrangers, et croyez-vous qu'ils feraient la même chose si nous irions dans un autre pays et étions étranger, et bien non! Il ne faut tout de même pas exagérer!!! On ne va tout de même pas leur expliquer où se trouver la poste et comment notre administration fonctionne chez nous, ni même leur donner des cours de langue, et puis quoi encore!!! J'étais étrangère aux Etats-Unis et il fallait que je m'y fasse moi-même, personne ne m'a aider, et bien, il fallait que je me renseigne pour tout! Nous sommes tout de même capable de nous débrouiller soit-même, sans que tout le monde nous aide toujours! Je sais que la Suisse est un pays bien accueillant en voulant aider tout le monde, mais il y a des limites par tout, et il faut arrêter de vouloir aider les autres, qu'on regarde une fois pour nous, car il y a aussi des pauvres chez nous!

Intervention Le 5 juillet 2007 à 21:57

Franchement, penser que les étrangers n'ont pas besoin d'aide pour s'intégrer en Suisse, c'est oublier toutes les bonnes choses qu'ils nous permettent d'accomplir. C'est également oublier que tous les pays ne fonctionnent pas comme la Suisse et qu'il est possible qu'ils ne comprennent pas notre logique.

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