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Y a pas que le QI dans la vie

30 août 2007 à 10:36

Quels peuvent être, selon vous, les effets pervers de la mode du QI ?

Intervention Le 5 septembre 2007 à 22:17

@Malan
Cette émission, par ailleurs bien faite, montre des enfants qui ont subi des tests de QI par des psychologues qui ne paraissent guère s'être soucié du contexte. Rappel; les "surdoués" est une entité inventée de toute pièce par des psychologues en manque de pub. Jean Piaget, un psychologue (un vrai lui) avait démontré que cette histoire de QI n'a pas grande valeur et que ce sont bien plus les processus et la construction de l'intelligence qui ont une validité et qui [COLOR="Red"]donnent une idée du comment l'enfant acquière des connaissances[/COLOR]. Comment on a pu redonner une telle place à ce test de QI tout au plus indicatif mais statique: la pression de parents inquiets, des psychologues qui se compromettent et la[B]République des pédagogues[/B] qui a contribué à faire de l'école ce "machin" parfois incompréhensible. Il est vrai que pour un psychologue faire l'examen clinique d'un enfant avec des entretiens, quelques tests et un véritable travail d'analyse puis une restitution à lui, à ses parents ne prend pas deux heures ! Donc on a affaire à des psychologues qui ont mal fait leurs études, qui méconnaissent leur sujet, qui sont paresseux et vénaux.
On ne doit jamais faire un QI seul, de manière isolée mais tenter d'évaluer l'enfant dans sa globalité psycho-affective, dans sa relation aux parents, à l'école et aux acquisitions scolaires et cognitive au sens large. Ces chiffres 143-160,150 sont des chiffres fantaisistes - je pèse mes mots ! - qui n'amènent rien à personne et surtout pas à l'enfant. Tout au plus un problème ou des problèmes supplémentaires. gmk7


Tout à fait d'accord avec votre analyse. Pour ma part il faut rajouter l'ensemble du système éducatif publique (en tant que simple reflet de notre société) comme facteur explicatif et agravant de ce phénomène du QI roi (tiens, sur ce coup il déloge l'enfant roi).
La fin d'un tel système scolaire n'est pas l'éducation de l'enfant dans "sa globalité psycho-affective, dans sa relation aux parents", dans son intelligence sociale et cognitive, mais un être humain formé à acquérir de la matière dans différents domaines prédéfinis, pour être ensuite évalués là dessus, point. Pour cela il y a des moyennes, des comparaisons et donc de la compétition, des notes, et les enfants, sans tests de QI sont déjà étiquetés par leur paires et leurs enseignants (parfois même avant de les connaître ! ...). Normal, me direz-vous, la société fonctionne ainsi, autant les immerger dans le réel le plus tôt possible...

Ainsi je verrais l'utilisation restrictive du QI comme un simple effet de société.

Quant au bien qu'un tel test peu faire aux enfants ayant un développement cognitif plus rapide (refusons l'étiquette "surdoué" si chère au psys), et bien c'est triste de devoir se réduire à faire un test pour en constater l'évidence. Personnellement j'ai été diagnostiqué comme lent et en ai souffert jusqu'à ce que j'arrive à l'uni, pourtant je n'ai jamais eu besoin (mes parents non plus d'ailleurs... pour cela ils sont très vite informés...) qu'on me fasse des tests pour découvrir que l'on me mettait cette étiquette... Je rejoins donc dans cette analyse la question d'un parent dans le fil de discussion qui se demandait non sans raison pourquoi il fallait encore en plus un test pour venir corroborer une équipe d'enseignant ayant constaté un processus d'acquisition des connaissances plus rapide chez son enfant. Cela n'est que le reflet d'une société psychologisante où il semble que cette science soit considérée comme la science ultime à laquelle se référer, celle qui pourrait légitimer toute les décisions (la nouvelle loi pénale sur les mineurs d'ailleurs corrobre cette analyse: dès le 1er janvier de cette année, pour qu'un enfant puisse être extrait du milieu familial il faut désormais qu'une analyse psychiatrique ait été faite). Le résultat de cette psychologisation de nos comportements ne prolifaire par seulement chez les professionnels de l'enseignement mais dérape aussi chez les journalistes, semble-t-il, comme beaucoup l'on constaté dans cette émission, lorsque les parents d'enfants ayant un développement cognitif plus rapide sont diagnostiqués comme "narcissiques"...

[quote]Posté par Yaïr Kestin
Bonsoir,

Une fois de plus, votre émission véhicule l'idée que ce sont les parents narcissiques qui désirent absolument connaître le QI de leurs rejetons. Nous ne pouvons que rétorquer: parents, si vous avez le moindre doute, la moindre suspicion que votre enfant possède un QI supérieur à 130, faites-le tester, envoyez-le chez un psy et prenez garde à lui! Nous étions les parents de deux fils surdoués, l'aîné n'a jamais été testé, le cadet l'a été suite à sa demande de sauter une classe: il a obtenu un total de 142 de QI, à notre grande surprise. Surprise? Oui parce que son frère nous paraissait cent fois plus intelligent que lui. Au collège, en onzième et douzième degré, ce dernier a obtenu 5,7 sur 6, sans travailler. Il avait math, physique et latin en option, pratiquait de la percussion, de la guitare en autodidacte et de l'escrime. Finalement l'école l'a envoyé en extra-muros, une dispense d'un semestre, deux année de suite! C'était le début de la rupture: notre fils s'est suicidé en octobre 2006. Il avait reçu à notre insu une lettre de menace de la direction de son collège comme quoi il n'obtiendrait pas sa maturité s'il ne rendait son travail de maturité dans les trois jours. Pour des raisons mystérieuses, notre fils qui avait donc 5,7 de moyenne, qui s'ennuyait à l'école, qui n'a jamais rencontré le maître accompagnant du TM, a refusé de faire son travail de recherche. Par ailleurs, il n'a pas supporté sa situation d'échec.
Les enfants surdoués sont plus perfectionnistes, fragiles et perméables aux échecs. Tout cela, nous l'ignorions, car nous refusions l'étiquette de surdoué. A présent, il est trop tard: notre fils est mort! Nous ne pouvons que répéter: faites tester vos enfants, car l'intelligence exacerbée peut être source d'angoisses existentielles et de dépressions gravissimes.
Bien à vous, parents désespérés[/quote]

A vous lire le responsable du déroulement final de la vie de votre enfant serait le fait qu'il n'a pas pu être étiqueté comme enfant surdoué. Pour ma part à vous lire il semblerait d'avantage que ce soit le système scolaire dans son entier et les psychologues tout autour qui n'ont pas été à la hauteur de la tâche, puisque votre enfant s'ennuyait et n'a pas pu apprendre à gérer ses difficultés (la psychologie appellera cela ses "échecs"), faute de cadre approprié, lui permettant d?être lui-même. Il ne correspondait pas aux « normes », on l?a donc livré à lui-même. Tel semble être le lot de ceux qui n?entrent pas dans les étiquettes légitimées par le système.

@Claire-Meljac
e compatis grandement à votre malheur. Le suicide d?un enfant est un drame terrible dont les psychologues ont toujours peur et qui est présent, de façon plus ou moins consciente, comme possibilité, tout au long de leur pratique. Ces tragédies sont toujours horriblement complexes : vous le savez mieux que moi.

Je vous en prie : faites-vous aider par des professionnels qui en sont capables. Je pense vraiment que voir ce drame sous tous ses angles pourra vous permettre de moins souffrir et de mieux accompagner votre enfant.

Merci pour votre témoignage.

Claire Meljac


Je sui certain que Mr. aura vécu ces événements avec sagesse, personnellement je n'aurai pas l'idée saugrenue de lui conseiller des psychologues pour gérer les conséquences d'une situation dont ces derniers sont les co-artisans (car quelque part, en légitimant un tel système, nous acceptons de tels risques et sommes tout autant responsables que les pédaogue et psychologues qui ont laissé cet enfant aller jusqu'à la mort)


[quote]Les enfants surdoués sont plus perfectionnistes, fragiles et perméables aux échecs. Tout cela, nous l'ignorions, car nous refusions l'étiquette de surdoué. A présent, il est trop tard: notre fils est mort! Nous ne pouvons que répéter: faites tester vos enfants, car l'intelligence exacerbée peut être source d'angoisses existentielles et de dépressions gravissimes.
Bien à vous, parents désespérés[/quote]

oui après tout ce sont des enfants qui doivent être pris pour ce qu'ils sont, ils sont comme tous les enfants, et ont ce besoin d'être accepté pour ce qu'ils sont. En cela vous avez totalement raison. Mais leur mettre une étiquette de surdoués ne les aidera pas. Au contraire. Sinon faisons une école pour les lents, pour les petits, pour les noirs, pour les émigrés, pour... Ce qu'il faut c'est une prise en charge à grandeur et chaleur humaine, permettant à toute personne, dans ses différences, de se développer à son rythme, sans la pression d'un système scolaire privilégiant la performance notée comme but ultime ou l'étiquetage des personnes à des fins de ségrégation.

En cela j'ose aiguiller d'avantage les parents et futurs parents vers des prises en charge éducatives et scolaires alternatives, comme les écoles de l'Education Nouvelle (steiner et co) qui fonctionnent au rythme de l'être humain et non à celui de la société de la perfection qui pousse à la psychologisation de tous les comportements au nom de la science. Les résultats sont tellement différent. A ce propos, le Québec, une fois de plus, a des années lumières d'avance, ces écoles dites alternatives (et, au passage, nées dans les esprits d'européens) sont déjà englobées au système scolaire officiel !

Ah... le Québec...

ps: Confucius aurait peut-être dit: "un sage est sans étiquette" ;-)

Intervention Le 1 octobre 2007 à 12:46

après avoir vu l'émission, je ne peux que ressentir un goût amer... c'est ridicule!
Ridicule, et inadmissible, de traiter tout les parents demandant un test de QI pour leurs enfants de narcissiques, beaucoup sont, au contraire, désespérés.
ridicule pourquoi? parce que cela traduit une fausse compréhension du mot, par ailleurs mal approprié, de "surdoué". un surdoué n'est pas un génie, un surdoué n'est pas qu'un intellectuel, un surdoué n'est pas quelqu'un qui réussit tout. Avoir un enfant surdoué? on ne peut pas s'en glorifier, car être surdoué, ce n'est pas une joie... c'est un poids.
comme je vous comprend, Lulue, quand vous parlez de culpabilité. non seulement les parents souffrent d'avoir un enfants "décalé", mais en plus, l'enfant se culpabilise, lui aussi, de recevoir cette étiquette.
Ridicule, de croire qu'être surdoué est juste une quantité intellectuelle. La surdouance touche toutes les facettes de l'enfant, pas seulement son intelligence, mais aussi sa sensibilité, ses émotions, sa créativité... ne voir que le côté intellectuel, c'est participer, comme un peu près toute la société incompréhensive, à rajouter de cette pression sur les fragiles épaules du surdoué.
Ridicule, de croire qu'un surdoué réussit tout, de refuser de croire qu'il y en a une grande proportion en échec: vous outrepassez vos droits en le faisant. Un surdoué a un autre fonctionnement de pensée, lequel fonctionnement est absolument inadapté au système d'apprentissage normal et peut ne pas comprendre ce que lui demande ce dernier.
Comme je te comprend, petit Hugo, qui préférerais mourir et renaître normal! ce n'est pas drôle d'être surdoué...
Ridicule, enfin, de poser les psy et les instituteurs comme de grands scientifiques qui eux seuls peuvent décider quand un enfant doit être testés. les instituteurs ne sont pas formés, si ce n'est aux même préjugés rétrogrades concernant les surdoués que reste de la population. et les psy ne le sont, pour la plupart, pas non plus. Il faut croire que le surdoué n'entre pas dans une boîte, comme le désireraient ces derniers, il dérange...
Je suis parfaitement d'accord avec vous, M.Yaïr Kestin: parents, de grâce, faites tester vos enfants! vous êtes les seuls qui les voyez vivre entièrement, qui puissiez avoir des doutes quant à certaines bizarreries de votre progéniture... Je vous présente toute ma sympathie, M.Kestin. Moi, j'ai eu plus de chance, je ne suis pas morte... mais je me dis que si mes parents avaient un peu moins écouté les psy et m'avaient fait tester malgré tout... un QI beaucoup trop élevé à mon goût aurait pu être décelé plus tôt, j'aurais pu apprendre à me connaître, à me comprendre et à m'adapter au reste de la population plus jeune... peut-être même que je n'aurais pas fait toutes ces tentatives de suicide qui ont ruiné ma santé.
voilà un peu un coup de gueule... mais le monde entier peut continuer à débattre, le cri du surdoué restera le même: s'il-vous-plaît, mettez vos préjugés sur off et comprenez-nous! acceptez notre différence et notre souffrance!

Intervention Le 16 décembre 2007 à 23:22

sa sert a quoi le QI`?? a part se faire du fric?? a rien ...
parlons plutot du savoir-vivre, de l inteligence de coeur et d humanisme.

c pas prouver.. mais j en suis persuadé.. les personnes avec un majeur QI occultes les autres qualités... donc a mon avis.. les humains avec un majeur QI, sont moches!

Intervention Le 17 octobre 2007 à 22:32

Nous militons depuis environ 10 ans pour la cause des enfants intellectuelement précoces.

Si, aujourd'hui les enfants intellectuellement précoces ont un « semblant » de reconnaissance c'est grâce au travail des associations et à la presse, qui, inlassablement, ont attiré l'attention des pouvoirs publics et de l'éducation nationale sur l'état désastreux de l'accueil des enfants et des parents dans l'école.

Il y a eu de récentes études qui ne font que confirmer nos dires et nos conclusions :

- étude CS/UNAPPEL/LACROIX
Elle est visible sur le site www.csa.eu

- l'école primaire : Bilan des résultats de l'école - 2007 Par le Haut Conseil de l'Education.
Elle est visible sur le site : hce.education.fr


Le test psychométrique est bien le seul outil qui permet de détecter les points forts et les points faibles de tous les enfants. Cet outil est réservé aux psychologues. Il n?est pas parfait, il est certainement perfectible mais c?est le seul valide et reconnu que nous ayons à disposition.

Jusqu'à présent, cette démarche était réservée aux enseignants et aux psychologues qui décidaient ou pas de faire subir ce test aux enfants.

Aujourd'hui encore, il y a des enfants qui ont subi ce test sans autorisation des parents et sans même qu'ils le sachent.

Beaucoup d'enfants et de familles ont subi une psychothérapie, souvent bien inutile. Des parents sont injustement jugés et reste culpabilisés jusqu'à la fin de leurs jours. Leurs enfants ont une scolarité chaotique..

L'article diffusé sur le site c'est un constat qui a été fait par un spécialiste et publié sur la revue trimestrielle du Haut Comité de la Santé Publique en mars 1999.

Comme nous citons sur ce forum elle a fait quelques articles et émission désastreuses envers cette cause.

En 2004, j'ai eu un entretien téléphonique et l'ai invité à venir rencontrer les membre de notre association lors d'un congrès, mais bien sur elle a refusé.

Ses articles ont fait l'objet de plusieurs débats : la presse écrite, la radio et la télévision.

Les associations ont milité inlassablement pour soutenir les familles et les enfants et nous sommes heureux de constater que les parents réagissent et se posent la question : « et si mon enfant était intellectuellement précoce ?»

Jusqu'à présent, c'était l'inverse, les enfants étaient traités de débiles, nuls, cancres, inadaptés... et les parents, jugés, culpabilisés..

Combien d'intelligences ont été massacrées, sans que les enseignants et des psychologues comme Mme Claire MELJAC se soient posée les bonnes questions ?

Nous ne pouvons reprocher aux parents de s'inquiéter sur le sort de leurs enfants.

En cas d'échec, qui est malheureux et concerné : l'enfant ; qui sont les accusés : ce sont les parents.

En ce qui concerne, les structures spécialisés, nous sommes, pour ce qui nous concerne, opposés aux « ghettos » comme c?est d?ailleurs le cas pour la majorité des familles lors de l'enquête CSA/UNAPEL/ LA CROIX (67 %)

Cette émission discrédite les professionnels, les parents, les tests, et les associations... et ceci est injuste.

Mais nous continuerons et JE continuerai à me battre pour que tous les enfants aient une scolarité adapté à leurs spécificités dans une école libre, laïque et républicaine.

C'est aux enfants et parents de choisir leur orientation et non la subir !!!
Les surdoués : Ils ont aussi des troubles d'apprentissage

Par le Professeur Laurence VAIVRE-DOURET
Université Pars X
Docteur en Psychologie
Neuropsychologue clinicienne du Développement
Psychomotricienne-Cadre de la Santé


Porteurs de troubles associés aux troubles d'apprentissage, les enfants dits « surdoués » (ou enfants précoces » ou intellectuellement précoces, ou enfants à « haut ptoentiel » car un certain nombre d'entre eux vont vers l 'échec scolaire) ont un niveau intellectuel évalué aux tests psychométriques) avec un QI supérieur ou égal à 130, avec une prévalence supérieure de garçons que de filles quel que soit le niveau socio-économique (ce point parmi d'autres soulève la question d'un biais statistique introduit par le fait qu'il y aurait beaucoup plus de parents qui s'inquiètenent pour l'avenir de leur fils que de celui de leur fille et donc plus de garçons que de filles seraient amenés à être testés). Plutôt que de parler de surdoués ou de précoces on devrait parler d'enfants aux « aptitudes hautement performantes » (AHP). L'aptitude est définie comme un dispositif naturel, c'est-à-dire antérieurement à un exercice, un apprentissage ou une éducation, qui se manifeste par une capacité.
On estime à 400 000 le nombre d'enfants surdoués en France en âge de scolarité (de 6 ans à 16 ans), soit 4 % de la population, mais seuls 3 à 5 % d'entre eux seraient détectés.

Si l'entourage ne les aide pas parce qu'ils n'ont pas été repérés en tant qu'enfants possédant un haut potentiel intellectuel précoce, avec des aptitudes particulières excellentes en langage, une rapidité de la compréhension, une excellente mémoire (aussi bien à court terme qu'à long terme) et des aptitudes visuo-spatiales et à la résolution de problèmes, ils développent alors des mécanismes d'échec scolaire avec une valeur significative de « réaction ».

Ces enfants présentent souvent des troubles du comportement, tels que l'instabilité, l'inhibition, l'isolement, des troubles du caractère, ou de la personnalité, avec une certaine associabilité, une immaturité affective et un aspect anxieux.

Des troubles instrumentaux peuvent apparaître tels que la dysgraphie, un trouble de la coordination motrice, une hyperactivité, etc. Ils déroutent, s'intéressent précocement à différents domaines des sciences de la vie et de la terre ; ils dérangent, ils ont le goût du défi et s'ennuient vite en classe, recherchant la compagnie des grandes personnes et éprouvent souvent des difficultés face à l'effort.

Selon l'étude relatée dans le Quotidien du Médecin du 22 février 1999, menée auprès de 145 surdoués, et suivis sur une période de 10 à 20 ans, il apparaît que ces enfants ont suivi un cursus scolaire chaotique : 40 % d'entre eux ont atteint ou dépassé le niveau du Bac + 2 ; 9 % se sont arrêtés au Bac, et 43 % n'ont décroché qu'un BEP ou un CAP.

Ce nauffrage scolaire peut être aussi accompagné d'un échec dans la vie sociale et affective.
Ceci est le résultat d'une non identification des aptitudes précoces de l'enfant qui se manifeste par des symptômes, voire des dysfonctionnements neuropsychologiques. Le milieu environnant, que ce soit l'école, l'entourage ou la famille, peut avoir un impact important sur une certaine vulnérabilité existante au niveau du cerveau de ces enfants. En effet, ces derniers peuvent « hypertrophier » dès leur plus jeune âge des zones ou fonctions du cerveau (au détriment d'autres zones qui sont pourtant dans une période « sensible » du développement), par le renforcement d'indices positifs ou négatifs issus de l'environnement qui ne tiendrait pas compte d'un maintien homéostasique du développement des différentes fonctions (mentales, instrumentales, affectives). Ainsi ces enfants apparaissent d'une sensibilité psycho-affective extrême, d'autant plus accentuée que l'importance de la discordance entre la maturité intellectuelle et affective est grande, d'où la nécessité de favoriser une prise en charge adaptée. Cependant, il n'existe encore en France que deux structures adaptées pour l'épanouissement de ces enfants dits surdoués. Alors que dans d'autres payés, des classes spéciales ont été créées.

Extrait tiré du dossier « Les troubles d'apprentissage chez l'enfant » de la revue trimestrielle du Haut Comité de la Santé Publique n° 26 de mars 1999.

Maria PAOLETTI

Intervention Le 13 septembre 2007 à 21:58

Le Q.I. est un bon business pour beaucoup, les medias n'ont donc pas fini d'en parler... remarquez il y a une certaine justice pour les accros à la pseudo-performance intellectuelle, le Q.I. ne mesure ni la culture, ni la capacité au bonheur, ni la capacité d'empathie avec les autres ou encore l'aptitude à vivre en société... il est dommage d'analyser le mal-être de certains enfants sous la filtre des tests de Q.I.

Intervention Le 11 septembre 2007 à 20:23

@Claire-Meljac

.
Les parents d'enfants HP sont déjà assez culpabilisés à chaque fois qu'ils tentent une discussion ouverte avec les adultes qui gravitent de près ou de loin autour de leur progéniture : enseignants, inspecteurs ou directeurs d'école, autorités politiques, même la famille...

"Pardonnez moi mais je n?ai pas souvent constaté une telle culpabilité. Ils sont naturellement contents et c?est très bien.""

Claire Meljac"


je n'ai pas dit qu'ils se sentaient coupables, mais qu'ils étaient culpabilisés par les discours et attitudes de leurs vis-à-vis, qui sont, eux tout à fait culpabilisants (type : vous les poussez trop, vous leur bourrez le crâne, les faite stravailler ou je ne sais encore). C'est cette attitude qui est regrettable.

Intervention Le 2 septembre 2007 à 12:03

Cette émission, par ailleurs bien faite, montre des enfants qui ont subi des tests de QI par des psychologues qui ne paraissent guère s'être soucié du contexte. Rappel; les "surdoués" est une entité inventée de toute pièce par des psychologues en manque de pub. Jean Piaget, un psychologue (un vrai lui) avait démontré que cette histoire de QI n'a pas grande valeur et que ce sont bien plus les processus et la construction de l'intelligence qui ont une validité et qui [COLOR="Red"]donnent une idée du comment l'enfant acquière des connaissances[/COLOR]. Comment on a pu redonner une telle place à ce test de QI tout au plus indicatif mais statique: la pression de parents inquiets, des psychologues qui se compromettent et la[B]République des pédagogues[/B] qui a contribué à faire de l'école ce "machin" parfois incompréhensible. Il est vrai que pour un psychologue faire l'examen clinique d'un enfant avec des entretiens, quelques tests et un véritable travail d'analyse puis une restitution à lui, à ses parents ne prend pas deux heures ! Donc on a affaire à des psychologues qui ont mal fait leurs études, qui méconnaissent leur sujet, qui sont paresseux et vénaux.
On ne doit jamais faire un QI seul, de manière isolée mais tenter d'évaluer l'enfant dans sa globalité psycho-affective, dans sa relation aux parents, à l'école et aux acquisitions scolaires et cognitive au sens large. Ces chiffres 143-160,150 sont des chiffres fantaisistes - je pèse mes mots ! - qui n'amènent rien à personne et surtout pas à l'enfant. Tout au plus un problème ou des problèmes supplémentaires. gmk7

Intervention Le 2 septembre 2007 à 11:33

Bonjour Choco ! Comme vous j'ai été très déçue de la façon dont l'émission a été traitée. Si mon fils n'avait pas parlé de vouloir en "finir avec la vie" et angoissé sur la mort, s'il avait continué à être heureux comme dans les premières années de sa vie, nous n'aurions pas demandé de l'aide et testé son QI... Depuis il a retrouvé sa joie de vivre à la maison et dans ses loisirs. Il n'y a qu'à l'école où le tableau est resté noir et où nous ses parents avons été injustement jugés. Une nouvelle année commence, avec d'autres enseignants, peut-être qu'il sera enfin compris ...

Intervention Le 1 septembre 2007 à 18:22

@Lulue
Certes, et c'est regrettable, mais dans ce cas, pourquoi faire une émission qui brocarde les parents plutôt que les professionnels manifestement peu consciencieux et qui font du tort tant aux familles concernées qu'à la profession ?

Ce n?est pas moi qui peut répondre à cette question : je n?ai pas vu l?émission.J?en suis désolée.

Cela dit s?il n? y a pas de demande, il n y a pas de réponse. Si les parents, mal informés, ne réclamaient pas des interventions qui n?ont pas de sens, celles-ci n?auraient pas lieu ou seraient beaucoup plus rares.

Claire Meljac

Intervention Le 1 septembre 2007 à 16:15

Personne n'a-t-il remarqué que la maitresse a écrit "QJ" au tableau en début de reportage (voir le début de la deuxième minute du reportage online)?
Apparemment les 2 petits garçons sur la gauche sourient beaucoup, mais ils ont été trop polis pour le faire remarquer à la maîtresse...
Même avec le stress de la camera, j'ai du mal à comprendre qu'on puisse se tromper comme ca...
C'etait ca le test de temps présent pour savoir si notre QI était supérieur à la moyenne docteur?
:)

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