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Tutelle et dépendances

29 mars 2007 à 10:40

Tuteurs et pupilles sont-ils suffisamment encadrés, conseillés ? Comment les services de tutelle de l'Etat peuvent-ils être améliorés ?

Intervention Le 29 mars 2007 à 23:14

@giorgio
La Justice de paix dans le canton de Vaud ne sait pas se vendre.


Je ne sais pas si on peut utiliser cette expression, mais je crois effectivement qu'il y a quelques points qui pourraient être améliorés dans la prise en charge des nouveaux-velles tuteur-trice-s et curateur-trice-s.

Il y a une année environ, j'ai été désigné curateur dans la canton de Vaud. J'ai alors téléphoné au responsable des curateurs, comme cela m'était demandé, afin qu'il m'explique brièvement de quoi il s'agissait. Sans entrer dans les détails de la situation de la pupille que je devais prendre en charge, il m'a laissé entendre qu'une de mes tâches pourrait être de contrôler que la personne était bien, qu'elle n'avait pas trop bu. Je ne suis pas assistant social, je n'ai pas suivi de formation pour une assistance au personne, j'ai donc dit au responsable des curatelles que je ne me sentais pas légitimement autorisé à juger une personne que je ne connaissais pas et que je n'avais aucune expertise pour estimer de l'état alcoolique d'une personne. Le responsable m'a répondu en substance que c'était facile, qu'il suffisait de jeter un oeil. Comme j'ai du respect pour le travail social, comme j'estime que celles et ceux qui ont besoin d'une aide, méritent d'avoir une aide de qualité, j'ai été un peu choqué par cette réponse légère.

Pour témoigner de manière complète, j'ajoute que j'ai fait opposition à la décision de la justice de paix en invoquant des motifs d'incapacité prévus par la loi. J'ai eu gain de cause.

Intervention Le 16 janvier 2008 à 18:12

Peut-être tout simplement que Monsieur Callaghan n'a pas le temps d'être tuteur, peut-être que Monsieur Callaghan gère déjà une autre personne malade et n'a plus de temps pour lui ?

Mon avis là-dessus c'est que si un jour j'étais accidenté je préfèrerai infiniement être pris en charge par quelqu'un qui est d'accord pour le faire, peut-être même quelqu'un qui fait ça avec amour, plutôt que d'entrainer inutilement quelqu'un qui ne m'a rien fait dans mon gouffre.

C'est parfaitement absurde, autant que vos propos, girafe127.

Intervention Le 30 novembre 2007 à 16:22

Monsieur Callaghan demande ce qu'il risque s'il refuse d'être tuteur...mais pourquoi vouloir tout de suite refuser !!!! Pourquoi baisser les bras si vite....Si ce monsieur devait être un jour tuteur, il pourrait tout d'abord essayer de s'en occuper au lieu de tout de suite refuser.... Si un jour monsieur Callaghan était accidenté, malade ou handicapé, il serait peut-être bien content d'avoir un tuteur pour s'occuper de lui... A méditer...

Intervention Le 30 novembre 2007 à 15:53

Bonjour à tous,

J'aimerais à tout prix savoir ce que l'on risque si l'on refuse d'être tuteur dans le canton de Vaud. Je pense qu'il y aura un jugement, que c'est du pénal et finalement : quelle peine, quelle amende ?

Merci de m'éclairer.

Intervention Le 17 avril 2007 à 1:47

Monsieur Philippe75
Je ne sais pas si vous aurez encore le temps de lire ces quelques lignes et surtout si ellesvous intéresserons, avec toutes les activités que vous avez, mais à vous lire, permettez-moi de dire que vous auriez pu être pasteur, curé ou assistant social. Comment peut-on aimer ce compliquer la vie à ce point ?
Rendre service à son prochain c'est bien mais encore faut-il le vouloir. J'ai côtoyé pendant plus de vingt ans une collègue alcoolique et plusieurs choses me sont arrivées, choses pour lesquelles je n'étais pas préparé. C'est tout simplement scandaleux de se voir confier le dossier d'une personne que l'on ne connaît pas et de devoir se démer.... avec. Il y a assez de personnes du social pour se charger de ces marginaux et qui ont une formation pour ça, et qui sont en général payées très correctement. Je suis franchement dégoûté de vivre dans un système aussi pourri. Je ne serais jamais un assisté.Si un jour cela devait m'arriver, une balle dans la tête et the end.

Intervention Le 11 avril 2007 à 14:03

Bonjour,
Je suis tuteur depuis 10 ans. Au début c'est vrai j'étais un peu perdu, et je n'ai pas eu beaucoup d'aide. Mais j'en ai pas vraiment demandé non plus !!!
J'aime bien ce système vaudois, cela permet aussi d'aider directement son prochain. ça m'est aussi arrivé de payer une facture de mon pupille car il se trouvait dans une situation financière pas évidente. J'ai payé cette facture au même titre que j'aurais fait un don à tel ou tel organisme. Avec un minimum d'organisation une tutelle ne prend pas trop de temps, avec l'e-banking je règle ses factures en même temps que les miennes un soir par exemple. Je le vois 1 fois tous les 2 mois pour lui remettre son agent de poche, au début je le voyais 1 à 2 fois par mois. Je peux aussi lui ouvrir un compte bloqué. Les discussions sont possibles avec les banques. Depuis cette 1ère tutelle j'ai eu une curatelle, un conseil légal et 2 autres tutelles que j'ai demandé et ceci malgré que je n'habite plus sur le canton de Vaud. Pour ceux que j'entend déjà dire que je fais rien d'autre.... j'ai un emploi à 100% à 50 km de chez moi, j'ai une famille, un enfant et une maison à entretenir. En cherchant ou se renseignant on a de bonnes aides dans la liste de contact que l'on reçoit avec les dossiers. Mais je trouve que le tuteur général garde parfois des curatelles qui pourraient être remisent à des privés de même que certains privés reçoivent des cas trop lourd à gérer qui pourraient être pris par le tuteur général...

Intervention Le 3 avril 2007 à 15:38

D'après toutes les remarques, on peut conclure que le fait de nommer un porteur de mandat sans son consentement préalable est contre-productif autant pour le pupille que pour le mandataire. Il faudrait instaurer un système de contact préalable et retenir malgré tout certains arguments d'empêchements même si ceux-ci ne sont pas admis par le droit fédéral. Dans le cadre du projet de loi de tutelle, on parle de justes motifs ce qui semble élargir le champ d'interprêtation.
La question de la fixation de la rémunération reste aussi un point sombre de cette activité. En effet, la prise en charge d'une personne riche n'est souvent pas plus difficile qu 'une personne indigente et sera mieux rémunérée ce qui est tout à fait inéquitable. La rémunération doit correspondre à la chrge de travail et à la lourdeur des tâches. En cas d'indigence du pupille, la collectivité publique doit verser une juste rémunération qui ne peut être fixée forfaitairement comme le font certaines Autorités.

Intervention Le 1 avril 2007 à 19:37

@Mi_goux
Bonsoir à toutes et à tous...

je me présente. Je suis étudiant à l'Université de Genève, en Faculté de Psychologie et Sciences de l'éducation, section éducation spéciale.

Dans le cadre d'un de mes cours, je me dois de faire un article "de type journalistique" sur la thématique " de la dépendance à l'autonomisation..."

J'ai regardé l'émission ce soir. Premièrement, j'ai été touché par les témoignages des pupilles mais aussi de leurs tutrices/tuteurs. Deuxièmement, je suis tombé de haut en découvrant la particularité du canton de Vaud.

Je me permets donc de vous écrire pour solliciter des entretiens avec toute personne ayant actuellement, ou dans le passé, eu à assumer un rôle de pupille ou de curatrice/curateur. Ceci afin de pouvoir, à travers certains parcours de vie, quelques facettes de la tutelle, ou plus précisément ce qu'elle semble impliquer pour les un(e)s et les autres.

Je lance également un appel à toute personne représentant une quelconque instance légale impliquée, de près ou de loin, au processus de tutelle (Tutrice Générale, juges, etc.)

L'exercice consisterai à me contacter (akcalafolle-public@yahoo.fr) pour que je puisse m'entretenir avec vous sur certains aspects de ces situations particulières.

Je vous remercie infiniment pour votre collaboration.


Bonjour tlm, c'est encore moi. Je me permets de revenir vous solliciter.

Je cherche à interwiever des personnes en relation avec une ou plusieurs expérience de tutelle (pupille, tuteur/tutrice, juge, etc.)

L'objectif premier de mon travail est de comprendre dans quelles mesures il est possible de sortir de la tutelle (d'un côté comme de l'autre).

Il est judicieux de vous indiquer que tous les témoignages sont anomymes et seront détruits à la fin du cours.

Merci de votre confiance.

Maneira Miguel

[email]maneira4@etu.unige.ch[/email]

Intervention Le 30 mars 2007 à 17:14

calculs peut-être réels mais ne correspondants pas à laréalité politique; domaine tutélaire n'est pas porteur ...

Intervention Le 30 mars 2007 à 17:10

@plutone
Madame Noëlle Chatagny,

Est-il possible de refuser la nomination comme tutrice en argumentant que j'ai accouché il a 3 mois d'un petit enfant dont je m'occupe complètement, que je dois bientôt reprendre le travail et que je suis dans un état de fatigue important? L'état de stress provoqué par ce changement important dans ma vie me fait douter de mes capacités et possibilités d'assumer une telle charge.
Merci de votre réponse.

on peut donner des arguments que l'autorité appréciera mais vos informations ne correspondent pas aux éléments de dispenses retenus par le législateur.

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