@Marianne-ZogmalBonsoir,
Comme caissière à la Migros, dans un bureau dans une banque, à côté d'un établi d'usine, il n'est pas possible d'amener son enfant au travail. Le monde du travail est de plus en plus réglementé, structuré, et notre société laisse de moins en moins de places pour les enfants. Beaucoup de femmes d'aujourd'hui n'ont pas le choix de travailler et il est souvent impossible de concilier travail et vie familiale.
Les crèches sont la réponse d'aujourd'hui aux problématiques actuelles. Peut-être oui, que les familles élargies, l'entraide du voisinage, la possibilité des enfants de participer à la vie des adultes nous manquent aujourd'hui. Cependant, la société a changé, et la prise en charge des enfants doit s'adapter pour leur permettre un développement harmonieux.
Marianne Zogmal
La question est de savoir en fin de compte pourquoi on travaille: dans une société dans laquelle près d'un mariage finit en divorce, une société de la communication instantanée et universelle, dans laquelle des millions d'individus crèvent de solitude, une société dont la religion est la croissance, le credo le rapport financier trimestriel et la Bourse le Temple et la Kaaba.
Pourquoi travaille-t-on, en fin de compte: pour se payer des vacances à l'étranger dont on n'a pas besoin, parce que les voisins le font, et une bagnole alors que les transports publics peuvent sans autre être développés ? Entre autre.
Les magasins d'électronique offrent des téléviseurs tout simplement fabuleux à fr. 87,45 par mois, mais personne ne dit pendant combien de mois. La malbouffe précuisinée coûte un multiple de la cuisine faite à la main, même si le/la cuisinier/ère se compte un salaire parfaitement décent et les charges sociales en plus. J'ai entendu la somme de fr. 60,- par jour pour la crèche. Tout compte fait, si la solidarité entre èpoux fonctionne comme elle devrait, une crèche est superflue. Mais cette solidarité doit jouer, il n'est pas acceptable que Madame aille bosser toute la journée et se tape le ménage en plus alors que Monsieur joue les pachas. Mais Monsieur et Madame, lorsqu'ils se marient, doivent savoir que c'est pour longtemps et qu'ils prennent une lourde responsabilité lorsqu'ils conçoivent des enfants.
Je ne sais pas qui a dit que "le mariage est un repas raté qui commence par le dessert et qui finit par la soupe." Je ne l'ai pas ressenti sous cet angle, seulement comme une union pour la vie, avec ses hauts et ses bas, et une responsabilité envers nos enfants.