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Un hiver sans crèche - Temps Présent du 17 janvier 2008

16 janvier 2008 à 11:32

Pénurie de crèche: quelles solutions pour l'avenir? - Marianne Zogmal, présidente de l'ARDIPE (Association Romande de Directrices et Directeurs d'institutions de la petite enfance), participe à la discussion.

Intervention Le 17 janvier 2008 à 21:27

bonsoir à tous!!

moi j'ai un énorme problème avec cette pénurie de chèche car j'ai une fille qui as 1 an et j'aimerai pouvoir trouvé du travail parce que financièrement on commence à avoir de la peine à suivre et tans que je ne trouve pas de solution de garde pour ma fille je suis considéré comme inapte à travaillé par l'orp et je ne peux pas non plus postulé pour un emploie... mais le comble dans l'histoire c'est que comme je n'ai pas de travail je ne suis pas prioritaire sur la liste d'attente pour les garderies... quelqu'un pourrai m'aider à trouvé une solution????

merci

Intervention Le 1 février 2008 à 23:59

Bonjour,

ce reportage est très pertinent. Le problème des places de crèches est un très bon révélateur de ce qui se passe actuellement pour les familles.
Je pense qu'une autre thématique devrait être abordée également dans la problématique conciliation vie familiale - vie professionnelle: celle du [B]temps partiel[/B].

Actuellement, la majorité des femmes travaillent à temps partiel, mais elles sont moins bien rémunérées et ont plus de peine après quelques années à retrouver des postes à responsabilité.
En contrepartie, il est souvent très difficile pour un homme de réduire son temps de travail: peur de l'employeur de l'effet sur sa productivité, peur "typique suisse" de l'absence du salarié à son poste de travail.
Le temps partiel est vu de manière négative alors qu'il a de nombreux atouts.

Pourquoi les employeurs sont-ils si réticents au temps partiel pour les hommes? Pourquoi est-il si peu valorisant de travailler à temps partiel?

Ce serait pourtant un bon moyen pour donner un peu d'oxygène aux parents et aussi de libérer quelques places de crèches, non?

Intervention Le 22 janvier 2008 à 11:24

Bonjour,

pour vous répondre, le reportage pose exactement la même questionque vous: à la fin le journaliste se demande si un pays qui est le champion des heures supplémentaires ne ferait pas mieux de calmer le jeu et de permettre aux parents de rester un peu plus longtemps à la maison en attendant que bébé grandisse un peu ... la crèche oui, mais pas trop vite et pas trop longtemps !
RE

Intervention Le 22 janvier 2008 à 9:55

Bonjour,
Plusieurs choses m'ont dérangée dans votre émission sur le manque de crèches :
- qui paye le prix que coûte une place en crèche?
Est-ce le couple qui a décidé d'assumer la garde de leurs enfants à la maison?
- est-ce que l'on tient compte du bien-être de l'enfant?
Je suis une professionnelle de l'éducation et je suis persuadée qu'un enfant qui est réveillé à 6h30 le matin pour ne rentrer à la maison que le soir ne profite pas de sa journée aussi agréablement que s'il peut tranquillement rester à la maison et garder son rythme. Et surtout ce qu'un enfant en bas-âge a le plus besoin c'est de construire le lien affectif qui l'unit à ses parents et non de se lier aux petits camarades de crèche.
Pourquoi ne pas subventionner les familles qui gardent leurs enfants à la maison et demander aux parents qui placent leurs enfants en crèche de payer le prix que ça coûte?

Intervention Le 21 janvier 2008 à 8:53

Lorsque j'étais môme, l'idéal pour les femmes se résumait en trois K: Küche, Kirche, Kinder (cuisine, enfants, église). Dieu merci, on en est plus là. je suis pour l'égalité totale entre hommes et femmes, j'estime que la discrimination contre les femmes dans le domaine professionnel ou ans tout autre domaine est totalement inacceptable. Cela étant dit:
On ne se marie pas pour divorcer. Quasiment la moitié des mariages finit en divorce. Les plus grands perdants sont invariablement les enfants, qui sont fourgués quelque part. Et la question se pose: Pourquoi divorce-t-on à une telle cadence ? Qu'attend-on du mariage ? Comment se représente-t-on la vie avec des enfants ?
Pour un enfant, un divorce est un désastre. Certains divorces sont nécessaires, suite à la brutalité d'un conjoint, ou d'inceste, mais ces cas sont une minorité. La plupart des divorces ont lieu parce que les conjoints sont des égoistes intolérants qui ne pensent qu'à leur plaisir immédiat. Et les enfants sont invariablement les victimes.
Avoir des enfants signifie pour la plupart des ménages une réduction du train de vie et des obligations envers le foyer. Mais on ne veut pas réduire son train de vie et les obligations doivent être assumées par l'Etat. On semble oublier qu'il n'existe pas de droit sans responsabilité équivalente.
Rien, jamais, nulle part, n'est gratuit. La prise en charge du citoyen comme en Suède mène à un Etat hypertrophié et à une charge fiscale insupportable. Ces crèches doivent êre financées d'une manière ou d'une autre: Ou bien des crèches et plus d'impôts, ou bien élever ses enfants soi-même et moins d'impôt. On demande le beurre et l'argent du beurre...

Intervention Le 20 janvier 2008 à 0:13

Le congé parental, faits et chiffres

? À la suite d?une naissance, les parents ont droit à des congés rémunérés pour un total de 480 jours par enfant.
? Soixante jours sont réservés au père et soixante à la mère. Le reste peut être réparti librement.
? Pour 390 jours, l?indemnité est de 80 pour cent des revenus du parent concerné, jusqu?à un certain plafond.
? Les 90 jours restants donnent droit à une indemnité journalière.
? De plus, les pères ont droit à dix jours de congés rémunérés au moment de la naissance de l?enfant. Environ 80 pour cent des pères prennent ce congé.

Si on regarde en Suisse :

droit au père : 1 jour pour la naissance. Si il veut plus il doit prendre sur ses vacances ou prendre en congé sans solde. (ça aussi pour autant que l'employeur soit d'accord)

droit à la mère : durant la grossesse elle ne peut se faire virer de son emploi à moins de faute grave. (et encore il faut pouvoir le prouver)
durant les 16 premières semaines qui suivent l'accouchement.

Du temps de mon premier enfant, l'assurance maternité n'était pas obligatoire. Donc la grossesse était prise sous maladie. Mais à partir de l'accouchement mon droit au revenu n'était plus mis sous maladie. du coup mon salaire a été calculé par rapport à l'échelle Bernoise. ce qui veut dire que j'ai été payée les 30 premiers jours. Mais après je n'avais plus de salaire. Et après 1 accouchement nous en tant que mère ns ne pouvons recommencer avant les 8 semaines qui suivent l'accouchement.

Et suivant dans quelle branche on travaille, ns avons le minimum de congé maternité.

Alors est-ce par plaisir que les femmes mère de famille vont travailler aussi vite après la naissance de leur(s) enfant(s) ?

Il manque cruellement de place d'accueils. Les faits sont là. Devoir se battre pour trouver quelqu'un, que se soit pour 1 crèche, pour 1 maman de jour, pour avoir 1 au pair. De devoir être tout le temps dans l'insertitude si la personne qui garde les enfants va venir ou pas.......

Il faut que ça bouge. Il faut se mouiller. Mais tout le monde se renvoie la balle. Et pour finir se sont toujours les parents et les enfants qui trinquent

Intervention Le 19 janvier 2008 à 23:53

@Johnny
La question est de savoir en fin de compte pourquoi on travaille: dans une société dans laquelle près d'un mariage finit en divorce, une société de la communication instantanée et universelle, dans laquelle des millions d'individus crèvent de solitude, une société dont la religion est la croissance, le credo le rapport financier trimestriel et la Bourse le Temple et la Kaaba.
Pourquoi travaille-t-on, en fin de compte: pour se payer des vacances à l'étranger dont on n'a pas besoin, parce que les voisins le font, et une bagnole alors que les transports publics peuvent sans autre être développés ? Entre autre.
Les magasins d'électronique offrent des téléviseurs tout simplement fabuleux à fr. 87,45 par mois, mais personne ne dit pendant combien de mois. La malbouffe précuisinée coûte un multiple de la cuisine faite à la main, même si le/la cuisinier/ère se compte un salaire parfaitement décent et les charges sociales en plus. J'ai entendu la somme de fr. 60,- par jour pour la crèche. Tout compte fait, si la solidarité entre èpoux fonctionne comme elle devrait, une crèche est superflue. Mais cette solidarité doit jouer, il n'est pas acceptable que Madame aille bosser toute la journée et se tape le ménage en plus alors que Monsieur joue les pachas. Mais Monsieur et Madame, lorsqu'ils se marient, doivent savoir que c'est pour longtemps et qu'ils prennent une lourde responsabilité lorsqu'ils conçoivent des enfants.
Je ne sais pas qui a dit que "le mariage est un repas raté qui commence par le dessert et qui finit par la soupe." Je ne l'ai pas ressenti sous cet angle, seulement comme une union pour la vie, avec ses hauts et ses bas, et une responsabilité envers nos enfants.


Je suis un peu stupéfaite de votre réponse. Car même avec la plus grande des solidarités entre époux, la crèche ne serai pas superflue loin de là. Si ns avions des congé parentaux de minimum tant de temps le problème ne serai pas en discution depuis plusieurs années.

Pourquoi la suisse ne ferait pas comme la Suède par exemple ?

Intervention Le 19 janvier 2008 à 6:38

@cinqdents
bonsoir j'aurai une question je suis maman de 3 enfants et je souhaiterai travailler dans une crèche mais je n'ai aucune formation pour la petite enfance puis-je trouver quand même un emploi dans une crèche?


Dans certains cantons, il existe l'association maman de jour ou acceuil familial de jour, où les enfants sont acceuillis chez soi et il n'y a pas besoin d'une formation de la petite enfance. Il faut toutefois suivre les stages proposés et être d'accord avec les règles de l'association. Une coordinatrice diplômée est là pour placer les enfants et veilller à ce que tout se passe bien autant pour les parents plaçants que pour les parents d'accueil.

Intervention Le 18 janvier 2008 à 15:21

@Marianne-Zogmal
Bonsoir,

Comme caissière à la Migros, dans un bureau dans une banque, à côté d'un établi d'usine, il n'est pas possible d'amener son enfant au travail. Le monde du travail est de plus en plus réglementé, structuré, et notre société laisse de moins en moins de places pour les enfants. Beaucoup de femmes d'aujourd'hui n'ont pas le choix de travailler et il est souvent impossible de concilier travail et vie familiale.

Les crèches sont la réponse d'aujourd'hui aux problématiques actuelles. Peut-être oui, que les familles élargies, l'entraide du voisinage, la possibilité des enfants de participer à la vie des adultes nous manquent aujourd'hui. Cependant, la société a changé, et la prise en charge des enfants doit s'adapter pour leur permettre un développement harmonieux.

Marianne Zogmal


La question est de savoir en fin de compte pourquoi on travaille: dans une société dans laquelle près d'un mariage finit en divorce, une société de la communication instantanée et universelle, dans laquelle des millions d'individus crèvent de solitude, une société dont la religion est la croissance, le credo le rapport financier trimestriel et la Bourse le Temple et la Kaaba.
Pourquoi travaille-t-on, en fin de compte: pour se payer des vacances à l'étranger dont on n'a pas besoin, parce que les voisins le font, et une bagnole alors que les transports publics peuvent sans autre être développés ? Entre autre.
Les magasins d'électronique offrent des téléviseurs tout simplement fabuleux à fr. 87,45 par mois, mais personne ne dit pendant combien de mois. La malbouffe précuisinée coûte un multiple de la cuisine faite à la main, même si le/la cuisinier/ère se compte un salaire parfaitement décent et les charges sociales en plus. J'ai entendu la somme de fr. 60,- par jour pour la crèche. Tout compte fait, si la solidarité entre èpoux fonctionne comme elle devrait, une crèche est superflue. Mais cette solidarité doit jouer, il n'est pas acceptable que Madame aille bosser toute la journée et se tape le ménage en plus alors que Monsieur joue les pachas. Mais Monsieur et Madame, lorsqu'ils se marient, doivent savoir que c'est pour longtemps et qu'ils prennent une lourde responsabilité lorsqu'ils conçoivent des enfants.
Je ne sais pas qui a dit que "le mariage est un repas raté qui commence par le dessert et qui finit par la soupe." Je ne l'ai pas ressenti sous cet angle, seulement comme une union pour la vie, avec ses hauts et ses bas, et une responsabilité envers nos enfants.

Intervention Le 18 janvier 2008 à 12:45

Oui mais bon mon premier enfant a fêté des 6 ans en septembre 07. Et depuis ma première grossesse, je n'ai pas vu de changement au niveau des places d'accueil.

La lenteur administrative, la dureté de la loi, le ping pong entre le canton et les communes. Enfin tout ça fait que pour finir les parents, les éducateurs/trices, puéricultrices, nurses etc. paient le prix. C'est grave je trouve.

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