Intervention Le 29 mars 2008 à 5:01
@Swyffle
Votre propos est extrêmement dur et rigoureux. Un peu comme un dessein géométrique. En cela, il est respectable dans l'intention de sa pureté.
Malheureusement, votre propos est naïf et/ou simplificateur face la réalité objective qui consiste à traiter un même objet différemment selon les personnes concernées.
Seules les personnes les plus démunies se voient soumises à des méthodes d'enquête (filature, appel à la délation, etc) totalement DISPROPORTIONNÉES par rapport aux quelques cents francs non déclarés - montants correspondant à une grande masse des dossiers traités par ce bureau, lequel pourchasse en fait les miséreux.
Applique-t-on des méthodes similaires, dignes de la STASI, à des contribuables dans le cadre des contrôles du fisc. Clairement non. Si le fisc appliquerait le même zèle et les mêmes méthodes, cela provoquerait une levée de bouclier. Et l'argument du principe de PROPORTIONNALITÉ serait entendu pour faire cesser ces pratiques.
Voilà la réalité. C'est pourquoi les méthodes et le zèle de ce bureau d'enquête sont proprement scandaleux. Sous couvert de faire respecter l'Etat de droit, il traque les personnes les plus démunies de notre société avec des méthodes rappelant celles d'Etats totalitaires. Et cette chasse déclarée aux fraudeurs ne s'applique en réalité qu'aux plus faibles de notre société.
Le conte d'Hugo avec le personnage de Jean Valjean, emprisonné pour avoir pris une pomme, a paru ici opportun pour remettre l'église au milieu du village. Symboliquement, il exprime à quels types de traques et condamnations correspondent l'essentiel des activités de ce bureau d'enquête. Or c'est un conte relatant des réalités du 19ème siècle et nous serions censés nous trouver au 21ème.
Votre propos est extrêmement dur et rigoureux. Un peu comme un dessein géométrique. En cela, il est respectable dans l'intention de sa pureté.
Malheureusement, votre propos est naïf et/ou simplificateur face la réalité objective qui consiste à traiter un même objet différemment selon les personnes concernées.
Seules les personnes les plus démunies se voient soumises à des méthodes d'enquête (filature, appel à la délation, etc) totalement DISPROPORTIONNÉES par rapport aux quelques cents francs non déclarés - montants correspondant à une grande masse des dossiers traités par ce bureau, lequel pourchasse en fait les miséreux.
Applique-t-on des méthodes similaires, dignes de la STASI, à des contribuables dans le cadre des contrôles du fisc. Clairement non. Si le fisc appliquerait le même zèle et les mêmes méthodes, cela provoquerait une levée de bouclier. Et l'argument du principe de PROPORTIONNALITÉ serait entendu pour faire cesser ces pratiques.
Voilà la réalité. C'est pourquoi les méthodes et le zèle de ce bureau d'enquête sont proprement scandaleux. Sous couvert de faire respecter l'Etat de droit, il traque les personnes les plus démunies de notre société avec des méthodes rappelant celles d'Etats totalitaires. Et cette chasse déclarée aux fraudeurs ne s'applique en réalité qu'aux plus faibles de notre société.
Le conte d'Hugo avec le personnage de Jean Valjean, emprisonné pour avoir pris une pomme, a paru ici opportun pour remettre l'église au milieu du village. Symboliquement, il exprime à quels types de traques et condamnations correspondent l'essentiel des activités de ce bureau d'enquête. Or c'est un conte relatant des réalités du 19ème siècle et nous serions censés nous trouver au 21ème.