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Castrez-moi, je suis pédophile - Temps présent du 1 novembre 2007

31 octobre 2007 à 15:00

La castration est-elle une solution toujours efficace et acceptable pour soigner et réinsérer les pédophiles ?

Intervention Le 1 novembre 2007 à 22:31

@joshua
Le traitement ne m'a pas été infligé. Je l'ai recherché moi-même, car mes pulsions m'inquiétaient... Au début, j'ai suivi la voie chimique, à l'aide d'Androcur. Après env. 1 an, j'ai opté pour l'opération, car je ne voulais plus retomber dans mes pulsions. Je me sentais libéré.

Je suis tjs en traitement psychologique, mais plus pour mes pulsions.

Est-ce à dire que la chimique (par le médicament que vous nommez) n'était pas efficace? Devez-vous également prendre des médicaments, pendant ou après, une intervention radicale telle que la chirurgicale?

(ayant toujours pensé que les déviances pédosexuelles étaient générées par le mental et non uniquement par une réaction physique d'excitation, j'ai de la peine à imaginer qu'une ablation pure et simple des parties génitale puisse enlever toute pulsion -donc tout risque- si aucune interférence n'est faite sur le mental-même)

Le but de mes questions étant de me forger une opinion plus réelle et crédible que jusqu'alors... merci d'y répondre.

Intervention Le 1 novembre 2007 à 23:28

@joshua
je prends de la ritaline, contre le syndrome d'hyper-activité qui a été diagnostiqué par la suite.

l'émission de ce soir m'a fait repasser en revue les 4 dernières années... et je suis surpris de constater le calme que j'ai gagné. auparavant, il me fallait quasiment quotidiennement des activités sexuelles.
maintenant c'est le néant total, et je n'ai pas l'impression de manquer de quelque chose.

bien au contraire, je suis content d'en être débarassé et de pouvoir me consacrer à des choses plus utiles et moins destructrices.

mais obtenir une castration de plein gré sans être un condamné est quasi impossible. il m'a fallu chercher longtemps...

L'absence totale de pulsions sexuelles n'engendre donc aucune frustration?

Quant à l'obtention de l'intervention-même, vous avez sûrement dû l'avoir sous "prescription" de spécialistes (psy ou autres), suite à de multiples testes, je pense...

Intervention Le 1 novembre 2007 à 21:20

Aujourd'hui 1er novembre, cela fera 4 ans que j'ai été castré volontairement, à cause de mes pulsions presques incontrôlés.

Je n'ai pas été pédophile etc, ni condamné à quoi que ce soit !

Ce fut ma propre décision, pour trouver ma paix envers moi. Et de ce côté, je l'ai trouvée. Je trouve que la qualité de ma vie s'est amélioré et je n'ai pas de regrets.

Intervention Le 31 octobre 2007 à 22:19

Si vous avez une érection quand vous voyez un enfant, une seule solution, la castration physique et l'internement à vie.

Intervention Le 25 février 2010 à 10:32

J'etais un exhibitioniste chronique qui se masturbais tout nu devant des filles pubères et les femmes depuis l'age de 14/15 ans peut etre.
Je ne suis donc pas un pedophile mais quelle difference y a t'il,lorsqu'on a une sexualité réprimée par la société et les traditions ?
Je ne dirais surtout pas que toutes
les pèrvèrtions sexuelles doivent etre traitées par une castration,mais qu'il doit y avoir bien des hommes qui suportent mal la présence de leur libido,je crois............ :-)
Durant ma vie sexuelle,je veillais a ce que mon physique ,mais aussi mon comportement soit agréable et rèspèctueux des sensiblilités des filles,si bien que je n'ai quasi pas eu de problèmes avec "la justice" .
Pour cela je n'etais pas violent .
Cette pratique est réprimée par la loi et la morale surtout venale,mais aussi frustrée qui en profite pour employer la violence légale sous toutes ses formes, mais aussi faire le lit aux criminelle qui en profitent pour agresser et exercer des pénalisations les plus divèrses contre ce comportement déviant .
C'est ainsi que sont les faits, mais une grande nuance vient temperer la realité:Meme si je me sentais culpabilisé par la législation réprécive,les "victimes"souvent indiferentes ,toleraient plutot tres bien ,le plus souvent mon comportment assez discret .
De tres bonne heure,j'ai resenti le besoin de me faire castrer pour me liberer de mes pultions sexuelles frustrantes,déplacées et honteuses .
Ce n'est qu'a l'age de 40 ans environ que ma situation tellement anachronique,m'a enfin décidé malgrés mes craintes ,de me faire enlever definitivement les glandes sexuelles pour me liberer de cette tyranie .
Le pas franchi,je me suis vraiment senti liberé .
La castration physique,a ma surprise,est dans nombre de pays ou elle est socialement présente et intégrée, courament employée sans résèrve,je crois,alors qu'ici, elle est devenue un tabou interessé soigneusement entretenu ,je crois ?
Et oui,bosse,paye et fèrme là :-D

Intervention Le 23 juillet 2008 à 11:25

Merci le fox pour ce débat.

Il faut savoir que la plupart des pédophiles ne passent pas à l'acte. Que la plupart vivent dans une grande souffrance parce que justement le sujet est si tabou, si gênant qu'ils ne savent pas vers qui se tourner pour parler.

Il faut savoir que beaucoup de personnes qui ont des tendances pédophiles vont voir des psys. D'eux-mêmes. Mais il est très difficile de trouver un psy à qui parler. Y a qu'à voir ce "psy" qui a dénoncé un être humain avec des attirances pédophiles parce que cette personne est venu lui demander de l'aide. Alors que cette personne n'a commis aucun acte. Juste demander de l'aide. Pourquoi dénoncer alors qu'il n'y a eu aucun acte ?

Selon les statistiques, les abusés deviennent rarement abuseurs. Mais c'est important ce que vous dîtes car cela démontre que même quand on a été victime, il est bien difficile de parler d'un sujet aussi tabou. Donc de demander de l'aide, un soutien adapté.

Tout le système est pourri. Il est à revoir à la base. Tant du côté des victimes, de la justice que des abuseurs.

La politique de l'autruche ne règle rien. Et ça, il va falloir que les gens, al population en prenne conscience.

Nath

Intervention Le 23 juillet 2008 à 10:24

@nath1973
J'ai lu avec intérêt votre dernier message et je me permets quelques remarques :
Vous parlez de prévention, mais à mon sens c'est assez utopique !
Ces personnes ne maîtrisent pas leurs pulsions et une fois celles-ci assouvies, il y a une profonde tristesse, de la honte et des regrets...
Ces gens là, s'ils ne sont pas mis en marge de la société, le risque de récidive est élevé et ils n'iront pas chez le psychiatre d'eux-même pour entamer une thérapie !
D'autre part, la majorité de ces criminels ont un jour été victime d'abus en tous genres.
La solution est de briser ce tabou en "soignant" correctement les victimes et pour leurs bourreaux, des établissements fermés mais adaptés à leur pathologie !
L'être humain est compliqué et mystérieux mais si tout le monde y met du sien, les solutions existent...

Intervention Le 22 juillet 2008 à 15:30

Bravo Nathalie et mille mercis pour ce que vous faites Céline et vous.
Notir46

Intervention Le 22 juillet 2008 à 11:39

Je remonte un vieux sujet qui en plus est difficile à traiter.

J'ai lu dans les grandes lignes les différentes réponses. Les réactions sont vives. C'est ainsi quand on évoque la sécurité, la protection des enfants.

Ce qui me surprend, c'est que vous parlez du pédophile comme une bête. Mais vous oubliez quelque chose, c'est que c'est un être humain avant tout. Ah ça, ça va faire bondir mais c'est la réalité. Vous dîtes prison à vie, retour de la peine de mort, castration d'office...parce que le pédophile (petite parenthèse d'ailleurs pour vous inviter à faire une petite recherche sur google et de trouver les définitions de "pédophile" et "pédosexuel", ainsi on sera tous et toutes sur la même longueur d'onde. Pour avoir un débat correct, il faut que tout le monde soit clair sur les termes utilisés) touche aux enfants. Oui, le passage doit être condamné, là-dessus nous sommes tous d'accord. Mais qu'est-ce qu'il y a après ??? Enfermement à vie, c'est jouer à l'autruche. On enferme à tour de bras...pis après ??? Le problème n'est pas réglé pour autant. C'est une solution de facilité. Une solution qui arrange les gens qui ne veulent pas entendre les autres possibilités. Une solution qui arrange ceux pour qui le sujet dérange.

Parce que tout ce qui touche à l'inceste, viol sur enfant, la pédophilie (donc le pédophile, le pédosexuel) est très tabou. On entend partout qu'il faut parler, dire. Mais la réalité est tout autre. Dire : j'ai été abusée sexuellement de l'âge de 4 à 12 ans dérange. Les gens se détournent, les regards se ferment. C'est un sujet qui touche tout le monde. Que ce soit dans votre famille, dans votre entourage, chez vos voisins, vous connaissez au moins une victime. Que vous le sachiez ou non. Vous connaissez une victime comme très probablement vous connaissez un pédophile. Eh oui. Mais les médias ont fait leur travail en mettant tous les pédophiles dans le même sac. Sans faire aucune distinction. Aucune.

Il est mieux de désamorcer une bombe avant qu'elle explose (petit clin d'oeil à Latifa). Il en est de même pour la pédophilie. Pouvoir parler de leur attirance, trouver la personne adéquate pour le faire, faire de la prévention, c'est aussi empêcher un passage à l'acte.

Intervention Le 5 novembre 2007 à 13:30

@serge cornuz
Cher Monsieur,

Je tenais à vous dire que votre geste est très noble. Vous avez eu conscience de votre problème ainsi que du danger que vous représentiez pour la société. Je ne peux que vous féliciter pour votre comportement.
Bravo!


Cher Monsieur Cornuz,
D'où tenez-vous que Joshua représentait un danger pour la société ? Il ne le dis nulle part et il nous rassure même en disant ne pas souffrir de pédophilie, ni avoir eu affaire avec la justice. Si je devais parier, je penserais au contraire que Joshua pourrait nous en apprendre beaucoup en terme d'éthique. cela ne l'mpêche pas d'avoir eu un problème.

Certaines personnes tentent parfois de gérer des débordements émotionnels par des comportement à connotation génitale, comme la masturbation par exemple (attention, je ne sais pas du tout si cela concerne Joshua, mais j'essaie de donner un exemple clair). La personne peut dans ce cas effectivement mal vivre ce qu'elle voit comme l'expression d'une pulsion génitale, alors qu'en fait ce qui est déréglé, c'est la gestion de ces émotions. Donc ne pas confondre , le moyen servant de régulateur (par exemple la masturbation), avec la source du mal-être (des émotions débordantes que l'on tente de gérer comme on peut).

Je pense important pour notre bien à tous de sortir d'une vision où tout ce qui touche à la génitalité (aux organes génitaux) est assez systématiquement considéré comme mauvais, voire dangereux. Cela ne correspond pas à la réalité. Au contraire, c'est par un investissement bien conduit de la génitalité associée aux émotions positives qui peuvent s'y rattacher (amour pour l'autre, adulte consentant) que l'on a un moyen efficace d'accéder à une vie sexuelle et conjugale épanouie. Si tel est notre projet bien entendu!

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