bonjour,
Je ne sais pas si je suis au bon endroit et encore moins si je suis dans le bon sujet...je ne vis pas dans une famille recomposée, j'ai ma vie à deux avec mon ami. Mais mes parents sont en plein divorce. Ma mère est parti de notre maison familiale il y a bientôt une année et trois mois après, mon père avait une copine. Et actuellement, je souffre de voir que cette copine a beaucoup souffert d'avoir été la belle-mère d'ado et craint tellement que ca se reproduise.
J'étais en même temps heureuse pour lui quand il m'a dit qu'il avait une copine, car il était vraiment très mal, parlait de suicide. Mais en même temps, j'étais triste, j'ai beaucoup pleuré, j'ai eu des insomnies, car ca voulait dire aussi que mes parents étaient bel et bien séparés. Pourtant j'ai quand même 23 ans, mais je crois que dans le fond, on reste des enfants qui imaginons nos parents ensemble.J'ai demandé à mon père une photo d'elle, il m'a parlé d'elle, ca m'a rassuré, alors j'ai accepté de la voir si lui acceptait aussi qu'on continue à se voir rien que tous les deux de temps en temps. Il n'y avait pas de problèmes pour lui. Il m'a aussi expliqué qu'elle a vécu avec des enfants ados de son ex avec qui ca s'était très mal passé et avait vraiment peur que les problèmes recommencent. En voyant l'émission, j'imagine que c'est surement tout ca qu'elle a vécu. J'ai rassuré mon père en lui disant qu'il n'y avait pas de raisons d'être méchante avec elle. C'était vrai dans le sens ou on n'allait pas vivre ensemble. La première rencontre s'est bien passé, j'avais même envie de mieux la connaitre et lui ai proposé qu'on fasse un truc ensemble lors de ses congés. Elle m'a jamais rien redit d'ailleurs.
Et puis tout a basculé lorsque mon ami et moi avons choisi de prendre un appartement. Notre maison familiale était toujours en vente (moi je vivais déjà avec mon ami depuis quelques mois), mon père y habitait toujours seul et mon ami et moi cherchions un autre appart dans la même époque. Quand j'ai dit à mon père quel appart nous allions visiter, il m'annonce alors qu'il était aussi intéressé pour cet appart. Mais il m'a laissé faire parce qu'il m'a dit que tant que la maison n'était pas vendu, il ne pouvait pas prendre un autre loyer à charge.(c'était un appartement en-dessous de chez mon frère) Nous avons visité l'appartement, nous avons donné une semaine de réflexion. Un jeudi, j'appelle mon père à 17h pour lui dire que nous prenons l'appart. Là il m'annonce que la maison est vendue, mais rien de plus. Et le soir-même à 21h, il m'appelle pour me demander de leur laisser l'appart. Je l'ai mal vécu, c'est aussi un sacré deuil de voir la maison partir comme ca. Aors je refuse, en expliquant que nous avions réfléchi et que cette appartement nous a plu tout de suite. C'est là qu'il me passe sa copine au tél et qu'elle fait un deal en souhaitant échanger son appartement et celui qu'on avait choisi. Quand j'ai dit non, elle était décue et disait "oui mais ton père est dans la rue dans 15 jours, lui il a plus besoin de cet appart que toi, t'as qu'à prendre le mien, il est libre de suite, et pas cher". J'ai quand même dit non, mais j'étais bouleversée.
Je voyais bien qu'ils étaient décus et que la tension était palpable. Alors nous avons renoncé à l'appartement en partie pour cela, mais aussi pour des raisons financières. Mais elle m'avait envoyé un sms pour s'excuser, mais je l'ai tellement mal pris que je ne lui ai pas répondu. Mais mon père lui m'a clairement dit par la suite que j'aurais pu lui répondre, que si je voulais la guerre on allait la voir et qu'on coupait les ponts. C'est là que j'ai réalisé que si je voulais continuer à avoir des contacts avec mon père, fallait que je sois faux cul avec elle. Il m'a aussi dit que si j'étais f'achée contre elle, c'est parce que je prenais partie pour ma mère, alors que cela n'avait rien à voir.
Mais j'ai bien ressenti dans son discours la peur à Annette de revivre sa mauvaise expérience, et ca me fait vraiment mal, parce que mon père n'a pas de recul. Alors j'ai appelé sa copine et je lui ai expliqué pourquoi j'étais fâchée. Là elle m'a dit qu'elle était vraiment désolée, et qu'elle m'adorait. Et je ne supporte pas quand elle me dit ca parce qu'elle ne me connait même pas, on c'est vu deux fois, et je vois à 200 kil sa peur suspendre à son nez "ne me rejette pas, stp". Et moi je ne me sens pas du tout respectée comme personne. C'est quand même fort de dire à quelqu'un "je t'adore"ou alors ce sont des ados qui se le disent.
Il n'y a pas très longtemps, elle m'a écrit un sms pour me dire de déplacer mes papiers de mon ancienne commune. Je lui ai bien fait comprendre que ce n'était pas à elle de s'occuper de ca. Je me disais "t'es pas ma mère, t'as rien à me dire et encore moins du fait que je ne vis pas avec toi"Elle bien sûr la bouche en coeur, voulait encore une fois rendre service. Elle disait que sa belle-soeur travaille à la commune et que c'est pour cette raison qu'elle me prévenait et que mon père était débordé. Et ca m'a fait mal que mon père ne prenne pas deux minutes pour m'en parler lui-même.
J'ai écrit une lettre à mon papa récemment car je n'avais plus de nouvelles depuis plus d'un mois depuis la vente et son déménagement. Et il m'a rappelé gentillement, en disant que je pouvais aussi l'appeler. Et encore une fois, il m'a dit "mais faut pas en vouloir à annette, sinon on s'éloigne" .Je suis presque sûre à 99% que si elle n'avait pas vécu cette mauvaise expérience, ces mots ne reviendraient pas comme des murailles.
Il m'a proposé de passer chez eux pour aller chercher un cadeau qu'ils m'ont acheté de leur vacances...chez eux, c'est l'appart que mon ami et moi voulions...donc quand j'ai vu votre émission, même si je ne suis pas en famille recomposée, je comprends encore mieux l'importance du territoire. Et là, elle n'a frachement rien fait pour arranger les choses et j'ai envie de dire que c'est trop facile de jouer la victime en ayant peur d'être rejetée, mais de ne rien faire pour faciliter l'échange et le respect. Je trouve que c'est injsute et je profite vraiment du forum pour vider mon sac, car je me sens triste et en colère. Et là actuellement, je ne sais pas si je dois lui dire ce que je ressens à sa copine, si je dois garder pr moi...
Je profite de dire qu'on croit toujours que parce que nous sommes adultes et que nos parents se séparent, c'est plus facile. Les gens autour de vous minimisent et vous disent "heureusement vous êtes adultes, vous pouvez mieux comprendre" Oui mais la souffrance est différente et on a quand même été enfant un jour avec des parents réunis qui se sont aimés et qui se sont fait du mal, qui ont juste eu du mal à communiquer. J'ai eu mal le wend passé quand j'ai vu ma mère pleurer lors du mariage de mon parrain. Je ne sais pas ce qu'il faut comprendre.
Et par rapport à ca, ce qui m'a ennervé dans le reportage, ce sont les belles-mères qui disent que peut-être que c'est leur mère qui les a monté contre elle, que les enfants sont fâchés contre elle pour soutenir la mère ou je ne sais quoi. Mais elles ne se mettent pas à la place de la souffrance de l'enfant, qui lui espère toujours ses parents réunis et s'il est si mal, c'est qu'il est en plein deuil, et qu'il n'est pas terminé. Et l'enfant se sent en insécurité, se sent en rivalité. Je ne peux pas expliquer la rivalité, mais c'est comme ca. Parce que lorsqu'il y a le lien avec le père et la mère, même si la rivalité existe quand même un jour ou l'autre, peut-être qu'en étant enfant, on se dit inconsciemment que la mère ou le père ne va pas forcèment ne plus nous aimer ou nous faire du mal si on rivalise avec, les choses se remettent dans l'ordre. Tandis qu'une personne étrangère à la famille, la belle-mère, elle nous aime pas comme notre mère nous aime, et on voit toutes ses peurs, ses moyens pour se faire aimer de nous, c'est pas naturel, et si on fait un faux pas, elle, elle peut nous faire du mal, ou nous détester. Tandis que notre mère restera toujours notre mère...je dis car par rapport à mes ressentis et mon expérience, je ne peux pas parler au nom d'un généralité.
Merci de parler de ses sujets qui sont douloureux, on a besoin de place pour en parler...c'est dur...