Forums

Police, je te cogne moi non plus - Temps Présent du 25 septembre 2008

25 septembre 2008 à 15:28

Police violente? Police violentée?<br/>Vos réactions et vos témoignages nous intéressent.

Intervention Le 26 septembre 2008 à 12:14

@minet
Je suis Walter SCHLECHTEN, Président de l'UPCP, et j'ai donc participé à cette émission de Temps Présent.

Je trouve que ce reportage est bien monté car il ne prend pas parti, il pose des questions mais laisse la parole à toutes les parties en cause.
C'est un débat qui doit rester ouvert, pour améliorer les choses, mais nous ne devons pas nous retrouver devant un tribunal médiatique qui juge "La Police".

Je suis certain que tous nos citoyens pourront se faire une juste idée de la situation après avoir vu ce reportage.

Pour moi, il n'y a pas 38 % de passages à tabac à la police comme le relève le rapport d'experts, mais un usage de la force, voire de la violence, de 5 à 8 %, comme le relève le médecin de Champ-Dollon.

Après, il faut déterminer si cet usage de la force était justifié, cas par cas.

Pour conclure, je précise que nous attendons la mise en place de l'IGS genevoise, car nous n'avons rien à cacher.

pour l'UPCP - Walter SCHLECHTEN


[B]Qui va déterminer si cet usage de la force était justifié? La police[/B], qui se couvre elle-même, se protège elle-même. Normal, me direz-vous. Certes, mais le travail de la police n'est pas quelconque, il a une incidence sur la vie des gens, sur leur identité, qui peut parfois être profondément meurtrie à cause d'erreurs ou de comportements extrêmes de la part de flics enragés - j'en ai connus.
Et si ce n'est pas la police, c'est la "justice". Tant que la police se sentira si bien protégée, couverte, il y aura toujours des flics pour cogner gratuitement.

Je ne peux adhérer à vos propos, ils ne me rassurent pas, au contraire: ils donnent vraiment l'impression d'une police totalement inattaquable, bien que loin d'être irréprochable.

Intervention Le 26 septembre 2008 à 12:04

@suissesse
Et j'en suis désolée pour eux, mais ce n'est pas mon histoire et celle de mon époux. Actuellement, la police fait du délit de faciès, elle met dans le même panier les dealers et les travailleurs de couleur (suisses ou étrangers). Il y a des bons policiers, cela je ne le conteste pas, mais c'est en majorité l'ancienne génération. Les nouveaux eux veulent de la "castagne" comme à la télé. Ils sont jeunes et n'aiment pas les gens de couleur, cela il faut le dire. De plus, certains d'entre eux sont originaires de l'immigration en deuxième ou troisième génération et portent des noms très typiquement sicilien par exemple.


Oui, je confirme cette impression pour avoir vécu une expérience dans laquelle je me suis retrouvé du côté des policiers. J'avais été victime d'un vol à l'astuce. C'était la première fois qu'on me volait comme ça, physiquement, dans la rue et j'étais furieux. Je n'ai pas lâché mon agresseur, un Maghrébin, qui ne s'attendait certainement pas à une telle réaction. J'ai appelé la police par portable: hasard, ils avaient un poste à 100 mètres de là, ils sont intervenus tout de suite et l'ont immédiatement arrêté.
J'ai bien sûr dû passer au poste pour déposer et j'avoue m'être senti mal à l'aise, même si j'étais du "bon" côté de la barrière, face au comportement attentionné des policiers à mon égard et à la violence dont était victime mon agresseur.
J'ai perçu chez les policiers cette rage contre l'immigré sans papiers auteur de voies de fait. Ils m'ont expliqué que c'était une situation absurde, parce qu'aussitôt un délinquant attrapé, il ressortait le lendemain et recommençait. A quoi bon, dans ces circonstances, faire ce travail?
C'est probablement là une des difficulté du métier de policier: une frustration née de devoir recommencer sans cesse les mêmes opérations, contre les mêmes personnes, sans aucun résultat.

Mais faut-il pour cela se rendre coupable du délit de sale gueule? Clairement, non! Et c'est là que l'intervention d'un organe externe est essentielle.

Intervention Le 26 septembre 2008 à 12:03

@suissesse
Et j'en suis désolée pour eux, mais ce n'est pas mon histoire et celle de mon époux. Actuellement, la police fait du délit de faciès, elle met dans le même panier les dealers et les travailleurs de couleur (suisses ou étrangers). Il y a des bons policiers, cela je ne le conteste pas, mais c'est en majorité l'ancienne génération. Les nouveaux eux veulent de la "castagne" comme à la télé. Ils sont jeunes et n'aiment pas les gens de couleur, cela il faut le dire. De plus, certains d'entre eux sont originaires de l'immigration en deuxième ou troisième génération et portent des noms très typiquement sicilien par exemple.


Oui, je confirme ce témoignage pour avoir vécu une expérience dans laquelle je me suis retrouvé du côté des policiers. J'avais été victime d'un vol à l'astuce. C'était la première fois qu'on me volait comme ça, physiquement, dans la rue et j'étais furieux. Je n'ai pas lâché mon agresseur, un Maghrébin, qui ne s'attendait certainement pas à une telle réaction. J'ai appelé la police par portable: hasard, ils avaient un poste à 100 mètres de là, ils sont intervenus tout de suite et l'ont immédiatement arrêté.
J'ai bien sûr dû passer au poste pour déposer et j'avoue m'être senti mal à l'aise, même si j'étais du "bon" côté de la barrière, face au comportement attentionné des policiers à mon égard et à la violence dont était victime mon agresseur.
J'ai perçu chez les policiers cette rage contre l'immigré sans papiers auteur de voies de fait. Ils m'ont expliqué que c'était une situation absurde, parce qu'aussitôt un délinquant attrapé, il ressortait le lendemain et recommençait. A quoi bon, dans ces circonstances, faire ce travail?
C'est probablement là une des difficulté du métier de policier: une frustration née de devoir recommencer sans cesse les mêmes opérations, contre les mêmes personnes, sans aucun résultat.

Mais faut-il pour cela se rendre coupable du délit de sale gueule? Clairement, non! Et c'est là que l'intervention d'un organe externe est essentielle.

Intervention Le 26 septembre 2008 à 11:42

Je trouve très sain qu'un reportage diffusé par une chaîne de TV nationale soit capable de s'engager de la sorte sur le thème de la violence policière.

J'en ai été victime et témoin moi-même. Les flics qui sont venus m'interpeler n'ont pas fait correctement leur travail, ils sont arrivés avec l'idée de casser, de se défouler. Comme j'ai résisté, par dignité personnelle, ils se sont vengés, [B]à 3 contre moi, dans une petite cellule en béton, alors que j'étais menotté les mains derrière le dos[/B]. Leur chef l'a clairement dit: "On ne touche jamais à un policier. Jamais!! Vous apprendrez à nous res-pec-ter[/I]!". En assénant ses coups, il me sussurait à l'oreille: "[I]Tu (remarquez le tutoiement) vas te faire enculer par les gros noirs à Champ-Dollon[/I]." Lors de leur passage à tabac, ils m'ont brisé un doigt de pied. Plus tard, le même chef m'a invité à lui cogner dessus: "[I]Vous avez envie de me frapper? Allez-y!". Je n'ai bien évidemment pas réagi à cette stupide provocation.

Vulgarité, grossièreté, violence caractérisaient bien [B]ces flics qui savaient très bien qu'ils seraient couverts par leur supérieurs, par l'appareil judiciaire[/B].
Pourtant, toujours par dignité personnelle, j'ai porté plainte, pensant naïvement avoir une chance d'obtenir réparation!! Au cours d'une audition, les flics qui m'avaient interpelé, après avoir juré sur l'honneur de dire la vérité, ont ressorti leur version, un tissu de mensonges. Ces messieurs n'avaient rien à se reprocher, bien sûr; ces messieurs étaient parfaits.
Le verdict, vous l'aurez deviné, n'était pas en ma faveur. [B]Sans un seul témoin dans leur poste de police, qui aurait pu parler de leur violence gratuite en ma faveur?[/B]
[B]Tant que ces représentants de l'ordre (pour certains, de la violence d'Etat) se sauront couverts par notre infaillible, inattaquable "justice", ils n'hésiteront pas à cogner à l'abri des regards, gratuitement.[/B]
C'est contre ces formes d'excès qu'il faut réagir. J'ai personnellement fait la seule chose en mon pouvoir: faire profiter de mon expérience[B] l'Observatoire des pratiques policières[/B]. Petit à petit, à force de témoignages, les charges s'accumulent et peuvent, par exemple, donner lieu à des reportages tels que celui de la TSR.

Cela dit, j'admets volontiers avoir eu affaire à des policiers (non pas à des flics) respectueux, prêts à rendre service. Ca existe, bien sûr. Dommage que le travail, l'attitude de ceux-ci soient souillés par la folie de combien - ? -d'autres.

Intervention Le 26 septembre 2008 à 11:42

@Roger_Smith
Moi aussi même si le "savoir pardonner" je vous laisse l'écrire.


Vécu de mon expérience personnel, le pardon c'est l'arme la plus efficace

Intervention Le 26 septembre 2008 à 10:22

@minet
Je suis Walter SCHLECHTEN, Président de l'UPCP, et j'ai donc participé à cette émission de Temps Présent.

Je trouve que ce reportage est bien monté car il ne prend pas parti, il pose des questions mais laisse la parole à toutes les parties en cause.
C'est un débat qui doit rester ouvert, pour améliorer les choses, mais nous ne devons pas nous retrouver devant un tribunal médiatique qui juge "La Police".

Je suis certain que tous nos citoyens pourront se faire une juste idée de la situation après avoir vu ce reportage.

Pour moi, il n'y a pas 38 % de passages à tabac à la police comme le relève le rapport d'experts, mais un usage de la force, voire de la violence, de 5 à 8 %, comme le relève le médecin de Champ-Dollon.

Après, il faut déterminer si cet usage de la force était justifié, cas par cas.

Pour conclure, je précise que nous attendons la mise en place de l'IGS genevoise, car nous n'avons rien à cacher.

pour l'UPCP - Walter SCHLECHTEN


Je suis de votre avis et de plus j'ajouterai que certaines fois un bonne claque bien sentie n'as jamais fait de mal à personne qu'on me reprenne si je dis des bêtises ... mais si nos enfants font des erreurs et poussent le bouchon trop loin des fois il faut réagir comme il se doit ! Et pour moi la différence entre une bonne claque éducative et de la violence gratis la limite n'est pas moindre donc messieurs et mesdames qui n'aiment pas les "poulets" réfléchissez avant d'accuser !

Intervention Le 26 septembre 2008 à 10:11

Eh bien, après une nuit de sommeil, je relis tous les posts...

et je me dis que si tous les propos de haine avaient été tenus par des policiers, ils seraient déjà révoqués !

Il m'arrive d'être controlée, et comme je n'ai rien à me reprocher, je vois pas ou est le problème, tout se passe bien.

Maintenant si lors d'un controle, vous vous adressez aux policiers comme dans vos posts, je comprends que ça se termine mal.

Intervention Le 26 septembre 2008 à 10:01

Je suis Walter SCHLECHTEN, Président de l'UPCP, et j'ai donc participé à cette émission de Temps Présent.

Je trouve que ce reportage est bien monté car il ne prend pas parti, il pose des questions mais laisse la parole à toutes les parties en cause.
C'est un débat qui doit rester ouvert, pour améliorer les choses, mais nous ne devons pas nous retrouver devant un tribunal médiatique qui juge "La Police".

Je suis certain que tous nos citoyens pourront se faire une juste idée de la situation après avoir vu ce reportage.

Pour moi, il n'y a pas 38 % de passages à tabac à la police comme le relève le rapport d'experts, mais un usage de la force, voire de la violence, de 5 à 8 %, comme le relève le médecin de Champ-Dollon.

Après, il faut déterminer si cet usage de la force était justifié, cas par cas.

Pour conclure, je précise que nous attendons la mise en place de l'IGS genevoise, car nous n'avons rien à cacher.

pour l'UPCP - Walter SCHLECHTEN

Intervention Le 26 septembre 2008 à 9:47

@furax
Et que dire quand c'est le contraire qui se produit ? Une personne étrangère traine des policiers dans la boue par voie de presse, fait de la diffamation, calomnie, porte plainte, alors qu'il y a des témoins (M.et Mme tout le monde)qui contestent sa version, est reconnue coupable par la justice et ...soutenue par des organismes anti-racisme finalement obtient le passeport suisse après 5 ans de procédure ?
Vous ne pensez pas que les "flics" ont été brisés eux aussi dans cette histoire?


Et j'en suis désolée pour eux, mais ce n'est pas mon histoire et celle de mon époux. Actuellement, la police fait du délit de faciès, elle met dans le même panier les dealers et les travailleurs de couleur (suisses ou étrangers). Il y a des bons policiers, cela je ne le conteste pas, mais c'est en majorité l'ancienne génération. Les nouveaux eux veulent de la "castagne" comme à la télé. Ils sont jeunes et n'aiment pas les gens de couleur, cela il faut le dire. De plus, certains d'entre eux sont originaires de l'immigration en deuxième ou troisième génération et portent des noms très typiquement sicilien par exemple.

Intervention Le 26 septembre 2008 à 9:44

C'est une règle absolue: L'ambiance qui règne dans une entreprise, troupe, groupe ou organisation est toujours le reflet exact de la personnalité de la personne ou des personnes qui dirigent cette entreprise ou autre. Avec toutes ses forces et toutes ses faiblesses.
Et une constatation: la police n'est ni plus ni moins que le bras armé de la Justice (avec un grand J) d'un pays. Et la Justice est la conscience de ce pays.
Si donc l'ambiance est misérable dans les corps de police, c'est que la conduite et la mentalité des personnes dites  • pétantes sont misérables. Notre Justice ne fonctionne tout simplement plus. Et quiconque a eu affaire à la Justice à n'importe quel niveau le confirmera.
L'exemple de cet Africain innocent et sérieusement blessé, qui dépose plainte et qui doit aller jusqu'au TF, ce qui dure des années, est un exemple typique du non-fonctionnement du système. Un exemple tragiquement banal.
En face de cette situation, le policier moyen a deux possibilités: Ou bien il fait sa justice lui-même et devient brutal. Ou bien il devient indifférent et ne pense qu'à la paie et à se la couler douce. Un comportement normal et responsable entre de moins en moins en considération.
L'écrasante majorité des "juges" dans tous les Cantons et au TF sont des crétins prétentieux qui sont nommés sur la base de critères plus que douteux et qui ne sont pas à la hauteur de leur écrasante responsabilité.
On voudra par exemple m'expliquer comment le TF peut débouter plus de 80% des requêtes qui lui sont présentées, ce qui revient à dire que le 80% des gens qui cherchent leur Droit devant le TF sont en fait des imbéciles et/ou des emmerdeurs. La Cour Européenne de Justice déboute 98% (nonante huit pourcent...) des requêtes présentées. Après cela, l'on s'étonne que le respect et la considération disparaissent des rapports entre les autorités et nous autres manants...
J'ai en son temps écrit un livre sur nos rapports avec les autorités lorsque j'étais encore actif (dans la restauration). J'avais pensé provoquer un énorme scandale. Mais le plus énorme scandale dans ce pays, c'est qu'il n'est pas possible à un simple citoyen de provoquer un scandale.

Ce forum est en lecture seule, vous ne pouvez plus intervenir.