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Ces jeunes qui veulent échapper à la maladie mentale

15 octobre 2009 à 20:05
heh Image du forum Ces jeunes qui veulent échapper à la maladie mentale

Le passage à l'âge adulte est délicat et les jeunes qui souffrent de troubles psychiques sont nombreux. Comment prévenir ces crises? Quels sont les signes avant-coureurs?

Le Dr. M. Merlo, médecin psychiatre et psychothérapeute, responsable du Secteur 4 - consultation des Pâquis et du Programme Jade répondra à vos questions sur le forum.

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Il est tombé malade à 18 ans Le 15 octobre 2009 à 20:56

Dès le début, il a été traité pour troubles psychotiques provisoires. Il n'a jamais été hospitalisé. C'est en rendant son travail de matu qu'il a connu sa 1ère décompensation. Il a dû arrêter le gymnase.
Aujourd'hui, le diagnostic est tombé. Schizophrhénie. Il est en foyer psychiatrique intermédiaire.
On nous a toujours affirmé qu'une prise en charge précoce était l'idéal. Trois ans après et suite à une dizaine de changement de médication, il n'est toujours pas stabilisé.
Notre garçon ne connaît pas le double diagnostic (ne boit pas et ne fume pas). C'est le type le plus courageux que je connaisse.

Sa souffrance dépasse l'entendement.

La maladie mentale, pour une famille, c'est un tsunami.

Je me demande, suite au reportage, si finalement, on aurait pas dû l'hospitaliser

Merci à l'équipe d'avoir montré la maladie mentale sans la stigmatiser

Une maman de 4 enfants, dont l'aîné est très gravement malade

Questio: y-a-t'il un progamme similaire à JADE dans le canton de NE Le 15 octobre 2009 à 21:06

Bonjour! Je suis une jeune de 26 ans diagnostiqué il y a 5 ans avec un trouble de la personnalité dans une clinique psy proche de Marin St-Blaise dans le canton de NE. Depuis ce diagnostique, j'ai été à nouveau hospitalisé 8 fois dont 1 fois cette année. (Lors de l'hospitalision de cette année, j'étais présente lorsque la TSR a fait le reportage qui passera plus tard cet automne)

Je suis très choquée en regardant ce reportage de si peu de ressources proposées qu'il y avait dans la clinique où j'étais dans mon canton.
Par exemple:
- Il n'y avait pas de réunion de groupes avec des parents et leurs enfants.
- Il n'y avait quasiment pas d'acivités comme le programme JADE tel que faire du sport, avoir de l'ergot, de la cuisine etc etc. On doit vraiment se battre pour avoir une activité.
- Il n'y avait pas de suivi ambulatoire post hospitalisation (sauf pour les personnes qui faisait une hospitalisation de plusieurs mois); on se retrouvait lacher dans la nature et on revoyait note psy habituel
- la première hospitalisation n'était pas considéré comme qqch d'important dans la clinique; et on n'esseyait pas comme dans le programme Jade de faire un suivi à long terme étant donner que les 3-5 premières années sont capitals.

Tout cela pour dire que si j'avais pu avoir un programme tel que "JADE", j'aurais peut-être été plus stable et je m'en serait certainement mieux sortie.

Ma question est de savoir s'il existe un programme similaire dans le canton de Neuchâtel?

Merci beaucoup


Mère et famille Le 15 octobre 2009 à 21:02

Merci et bravo pour votre émission... En plus de la souffrance de son enfant, de sa perte de la réalité, il y a la mise à l'écart, médicale et sociale dont nous souffrons tous. Pourquoi le suivi après la remise "à la norme" n'existe t'il pas dans tous les cantons ? A Neuchâtel, c'est tout juste si les parents sont tenus au courant de l'évolution de la maladie. Et lorsque les patients sont rendus à la vie "normale", ils sont laissés à eux-même, pas de suivi, pas de réunion, pas d'infirmier. Les psy sont bien impuissants face à ce contexte. Si la famille n'est pas présente pour le malade, que se passe-t'il pour lui ? Nous sommes bien seuls, isolés face à cela. Heureusement que le programme Jade existe, cela permet au moins à quelques uns de s'en sortir. Tant pis pour les autres ? Merci au personnels soignants. Ma fille en est, elle, à sa 3ème hospitalisation, c'est dur pour elle, et pour nous. Rechute sur rechute, cela fait 4 ans que nous bataillons. Une pensée pour les autres malades et leurs familles.

Intervention Le 15 octobre 2009 à 20:46

Bonjour, moi j'écris pour savoir si il y avait ce programme JADE ailleurs qu'à Genève, je veux devenir éducatrice et ce que j'ai pu voir dans le reportage m'a plu... Savez vous?

Aideeee Le 15 octobre 2009 à 21:07

Bonjour,
Comment puis-je rentrer en contact avec le programme JADE? C'est urgent... Merci du fond du coeur...

Il n'y a pas de fatalité, la maladie mentale se soigne. Le 15 octobre 2009 à 20:56

J'ai souffert de psychose et de névrose durant ce qui devait être les plus belles années de ma vie, c'est à dire l'adolescence. Aujourd'hui, je poursuis mes études à l'université, mais j'ai mis beaucoup d'énergie à m'en sortir. Le chemin est long et on en sort pas totalement indème c'est une maladie qui demande du temps et de la volonté. Aujourd'hui, j'espère réussir mes études et devenir quelqu'un. Il n'y a pas de fatalité, la maladie mentale se soigne. Croyez en vous et faites de vos rêves une réalité. Et puis après tout, être ordinaire c'est triste. Beaucoup d'espoir et de pensée avec ceux qui souffrent.

Besoin d'aide Le 15 octobre 2009 à 20:56

J'ai une fille de 20 ans qui est anorexique depuis 2 ans. Elle va mal,très mal. Elle a été hospitalisée 2 fois mais renvoyée 2 fois également parce qu'elle ne réspecte pas les règles. Elle a repris du poids malgré elle, elle a maintenant de gros problème avec la boulimie. La boulimie la renvoie à chaque fois à ses échecs. Elle se réfugie de plus en plus dans l'alcool... Je ne sais plus comment l'aider. Elle n'a pas de travail, en cherche mais elle n'a pas encore pu faire un apprentissage. Elle n'a aucune confiance en elle et chaque jour qui passe l'enfonce un peu plus dans son sentiment d'être complètement nulle.

Ma fille de 13 ans Le 15 octobre 2009 à 20:50

Bonjour,
Ma fille est suivi par une pédopsychiatre depuis 2 mois, avant par une psychologue et médecin de famille. Progressivement depuis mai 2009 elle n'a plus pu aller à l'école elle est coupée du monde, des activité et des camarades. Elle est actuellement sous neuroléptique est ça m'inquiète beaucoup.
Est-ce plus important de travailler sur le passé et travailler, trouver sa place et sa personalité tout en étant absente socialement ou est-ce plus important qu'elle soie suivi par une unité comme la vôtre ? Merci de votre réponse


Et ailleurs ? Le 15 octobre 2009 à 20:54

merci pour ce message d'espoir....
y a-t-il des structures si bien organisée (séparation des nouveaux "décompensés" des "habitués") en valais par exemple???
les mentalités autour de la perception des maladies mentales graves (psychoses par ex) doivent encore évoluer... afin d'en percevoir la souffrance (comme si bien redit dans le reportage).
Donc merci

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