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Malades du travail

29 avril 2010 à 20:10
heh Image du forum Malades du travail

Avec la crise, le monde du travail s’est encore endurcit. Comment prévenir les souffrances liées au stress ? A partir de quand peut-on parler de mobbing ?

Posez vos questions à notre invité le docteur Davor Komplita, psychiatre à Genève, spécialiste des maladies du travail et intervenant en entreprise.

Temps présent: "Malades du travail"

Mobbing Le 29 avril 2010 à 21:17

Est-il exact que les médecins du travail doivent dénoncer les cas de mobbing au travail et faire poursuivre les auteurs de harcèlement moral ?

Message anonyme Le 29 avril 2010 à 20:51

Vive les inspecteurs du travail ! Quand on sait qu'ils sont des employés cantonaux et que leurs propres patrons, hauts politiciens, font partie des conseils d'administration des entreprises, comme la mienne, où la règle est le soutien aux harceleurs et l'anéantissement des plus faibles, peut-on encore se sentir protégés?

Survivante Le 29 avril 2010 à 20:32

S'en sortir c'est possible. Reste qu'en parler ouvertement reste impossible puisque en avoir été victime met la responsabilité sur la personne. Comme il faut se montrer fort dans le milieu du travail c'est trop risqué d'"avouer" qu'on a déjà défailli. Ceci nous rendrait suspect. Pour ma part, je me considère comme une survivante. Je sais à quel point ma vie était fragile. J'ai tout autant risqué d'en mourir que si j'avais eu un cancer, et ça a duré longtemps,mais ça, ça ne se dit pas car dans ce monde on achève les malades.

Depression due au travail Le 29 avril 2010 à 12:30

Bonjour je suis une jeune femme de 26ans qui commence a revivre enfin apres trois ans de cauchemars j ai fais un apprentissage dans la vente de 2 ans car je ne savais pas vraiment quoi faire d autre. J ai eu mon CFC avec une très bonne moyenne, puis j ai été 5 mois au chômage, j ai retrouvé du travail dans un petit magasin de grande distribution de suisse un de 2 principaux, dans mon village. Au début tout se passait bien mais ensuite cela c est dégrader il faut dire que la gérante étais jeune et nouvelle et avais de la peine a tout geré surtout en se qui concernais le personnel et les horaires on avais les horaires de la semaine suivante le samedi a 16h ... super pour planifier quoi que se soit ... j ai donc commencer a avoir souvent des migraines et des angoisses et je n avais plus trop envie d aller au travail. Je m entendais super bien avec mes collègues et les clients aussi mais mes angoisses étaient tellement fortes que je n arrivais pas a les surmonter. Il m ont changer de rayon car je n arrivais sois disant pas a le gérer déchets data mauvaise commande etc... puis ils m ont mis aux boissons et pour une femme c est très pénible je dois dire. Ensuite ils ont dis que cela n allais pas non plus et qu ils allais me transférer dans un plus grand magasin je n avais vraiment pas envie de changer car j avais mes habitudes et je m entendais avec tout le monde mais on m as fais comprendre que si je signais pas mon transfert je serais renvoyé donc a contre coeur j ai signé mais je supportais tellement pas cette décision que je me suis mutilé au travail tout le bras gauche et j ai continué a travaillé toute l apres midi avec le bras en sang. J ai été transférer a mon nouveau travail en marchandise générale travail pas très passionnant mais ma fois je le faisait. On m as tout de suite bien accueilli mes collègues étais super mais le gérant pas commode il critiquais ses employé lors de la pause de midi nous humiliais devant les clients et nous disait tout fort quand on rangeais la marchandise "Allé hop hop hop arrêtez de trainer et de parler il faut du rendement" il changeais mes horaires a la dernière minute il me disait : vous travaillez pas cet après midi ? non ? ben moi je dis maintenant que vous travailler cette après midi ! les vacances je n ai meme pas pu les choisir c est lui qui me les as imposer parce qu au moment ou il avais distribuer les feuilles pour les vacances j étais en remplacement dans un autre magasin ... avec tout sa je manquais de plus en plus le travail et j étais terrifié d affronté ce gérant. Les RH sont venu me rencontré pour parler de mes absences et bien sur le gérant assistait a cet entretiens alors je n ai rien dis de peur des représailles puis je suis vraiment tombé en dépression grave et j ai du allé pendant 1 mois dans une clinique en ressortant j ai fais 2 semaines a 50% et voyant que rien n avais changé je me suis remise en arrêt de travail. Pendant encore 4 mois et puis j ai décider de donner ma démission qui a bien sur été accepté tout de suite . J' ai donc été au chômage a partir du mois d avril l année passée. Mais j étais encore très mal et de me dire que si l on me trouvais du travail dans la vente je devais accepté me terrorisait ... je crois au fond qu ils ont vraiment réussi a me dégouter de ce métier et aussi des gens je m enfonçais de plus en plus et j ai fais une grosse bêtise j ai avalé 100 comprimé et je me suis retrouvé a l'hôpital aux soins intensif pendant 2 jours et ensuite a nouveau dans une clinique pendant 2 semaines puis 1 mois plus tard a nouveau dans une clinique pendant 1 mois mais ce dernier séjour m as fais évoluer j ai commencer a allé mieux ... maintenant je me soigne mais j ai parfois encore des angoisses mais je sais les gérer grace a mon psy et mon art thérapeute. Je fais maintenant un stage d observation avec l AI pour evaluer mon stresse au travail comment je gère tout sa, et pour l instant tout se passe bien .
Mais je pense qu'il es mieux dans ses cas la d allé voir le syndicat du travail et de se battre parce que si tout le monde fais comme moi ben il y aura tjs plus de pression de la part des employeurs et plus de mobbing ...Alors battez vous !!!!!

Job Burnout... Le 28 avril 2010 à 17:39

Bonjour,
Lors des emissions radio ou télévisées,il serait bon de montrer aussi des "travailleurs" résiliants qui ont récupéré après un épisode de brûlure interne, de décrire comment ils y sont arrivés, quelles stratégies ils ont pu utiliser.
Car le constat d'un tel phénomène est banalisé mais les moyens de s'en prévenir ou d'en sortir ne sont pas assez évoqués et pourtant il en existe!
En outre, cette "tripalinose" ne devrait pas être considérée comme une affection pathologique ne relevant que de la médecine ou de la psychologie mais comme un trouble de la relation au travail dépendant également de l'organisation (c'est à dire ce qui rend apte à la vie).

Dr Fabrice LAKDJA
Intitut Supérieur de Communication et de Management Médical
lakdja@bergonie.org
191 rue de Vaugirard
75015 PARIS Tél. 01 53 94 52 94 iscmm@iscmm.fr

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