« VERTIGE DE L?AMOUR » SUISSES QUE SE MARIENT AVEC LES GROUPES PARTICULIEREMENT ELOIGNES DE LEUR CULTURE ? LES AFRICANS!
Basée sur un documentaire présenté sur la TSR rubrique Temps présentes « amours métissés, pour le meilleur et pour le pire», les suisses avouent que la recherche de l?amour au-delà de la frontière suisse est une évidence. La majorité des suisses se marient avec les caucasiens soit d?Italie, de la France, (?), bref, avec des gens au quel la culture est plus proche de la sienne ce qui est socialement acceptable. A contrario une mélange entre les Suisses et les groupes particulièrement éloignés de leur culture, les Africains, règle générale posent que des problèmes. En effet, les suisses se plaindre avoir des difficultés pour se « mélanger » avec les Africains. Les derniers, accusent les suisses de trop rigides, difficile assimilation, ce qui bloque l?évolution de leurs relations.
Vrai ou faut, des préjugés ou manque de connaissance et d?assimilation des deux cotés, c?est ce que nous allons de suite analyser.
• Par E. Bene
A
u départ le documentaire, étais intéressant. Il me semblait tout à fait cohérent car j?ai cru qu?il s?agissait tout simplement d?illustrer au gens ce phénomène des suisses, surtout les romandes, qui s?accouplent de plus en plus d?une forme coloré, métissés et avec des partenaires d?origine et culture différente. Selon les témoins du journaliste, intéressé par ce phénomène de métissage, les suisses vaudoises qu?on été interrogés, on montré d?approches différents en ce qui concerne la recherche de l?amour au-delà de la frontière Helvétie : certains qui préfèrent les italiens, d?autres les français et les marocaine. Et tous on considérer qu?épouser un suisse alémanique constituait une énorme aventure. Jusqu?ici tout était normal malgré le fait que le journaliste n?a pas su expliquer la raison du mariage avec un suisses alémanique constituer une aventure. Le documentaire progressait et moi, je m?attristais jusqu?au bout. Voyons pourquoi ?
J
e commence à perdre le fil à partir du moment où se commence à parler des groupes « particulièrement éloigné » de la culture Suisse, colleur et origine, c?est-à-dire un suisse avec un africain et/ou suisse avec un Russe. C?est bien connu que les deux groups ci-dessus mentionnés font encore l?objet de controverse au sein de la société Occidentale. Les Africains, toujours sous-estimés ; en grande parti du au passé historique associés à l?esclavage, pauvreté, etc., traduit aujourd?hui en dépendance et inefficacité. Les Russes, pas besoin d?expliquer qu?est-ce qui a été le Rideau de Fer, le Bloc Leste. Ces références et d?autres, ont encore un impacte crucial dans la construction des valeurs et normes sociales dans les différentes sociétés, dans la Suisse en particulier. Ça ne nous étonne pas qui parmi les suisses certains se disent préférer les italiens, d?autres les français, certains refusent de tout les alémaniques. Finalement la perception que les prévenants d?une « culture éloigné », les Africains et les Russes, une fois mélangés avec les suisses, posent des problèmes à tous les niveaux.
J
e vais me concentrer uniquement sur les cas des Africains-noirs qui se mélangent avec les suisses-blancs. La raison est simple, je suis Africain-noir d?origine, naturalisé portugais et résident en suisse. De plus je voudrais d?éclaircir que la mauvais image qui les Occidentaux imputent sur les Africains, dans la majorité des cas ne correspond pas a vérité.
Je commence pour analyser les premiers intervenants du documentaire - Chantale, Africaine- noire, et François, Suisse-blanc. Chantale et François se sont rencontrés en Afrique et le journaliste en décrivant le scenario se disait d?entre autres choses que les Africains avaient leurs traditions, et clichés. Les parents et amis de Chantale disait qu?un petit blanc ne pouvait pas se marier avec une noire.
S
achait, que les Européens (Suisses en particulier) ont également leurs traditions, valeurs ancestrales, croyances et clichés. Si un Africain se trouve au sein d?une famille Européenne, c?est bien évident d?entendre le même discours, qu?une petite noire ne peut pas se marier avec un blanc. En jetant un coup ?il dans l?histoire Universelle, nous allons constater qui c?était l?homme blanc le pionnier de tout sort de stratification sociétal : noir/blanc, jaune/ rouge, Occidentale, Orientale, Asiatique, aristocrate, prolétariat, fin, toute une panoplie qu?est contradictoire à ce que est la source de tous les valeurs de l?humanité : liberté, fraternité et égalité ; égalité devant la loi, les droits fondamentaux, (?), tous égaux devant Dieu.
Il me parait que ce n?est pas le cas. Par exemple, le fils de Chantale, disait qui ça maman était « presque blanche » dans son comportement. Et un jour qu?il devrait se marier, qui ça soit avec quelqu?une fille mais qu?elle ne soit « pas trop noire ! Est-ce que être blanc c?est le modèle de référence? Pourquoi le noir est toujours objet de controverses? Est-ce que être noir est synonyme de honte, infériorité ?
L
es intervenantes suivantes, Lara, Suisse-blanche et Lamine, son copain, Africain-noir, ils étaient l?exemple typiquement stéréotypé : Lara psychologue et Lamine un noir beau musclé que débarque en suisse apparemment sans grandes études, de plus sans papiers.
« (?) Couples modernes : homme noir au foyer et femme blanche au travaille (?) les africains ne savent pas gérer le temps»
P
our Lara ils font partie du groupe des « couples modernes », homme au foyer et femme qui travaille. Lamine se battre pour décrocher un boulot, et Lara se fait des soucis pour lui. Par exemple, dans les démarches de recherche d?emploi pour son copain, Lara avoue avoir peur qui lui rate les entretiens pour ne pas se présenter à heure. Pour Lara, Lamine est un homme Africain donc, il ne sait pas gérer le temps.J?étais choqué d?entendre ça, c?était comme une offense à tous les Africains. Quelqu?un qui regarde ce documentaire prendre ses témoignes comme la vérité. Regardons, dans le monde entier (Europe, Suisse en particulier, Asie, ?) selon les endroits où les gens habitent, soit dans les petites villages, ou à la campagne, dans les grandes villes, le rythme de vie aussi change. Dans les petits endroits, le stress de gérer le temps est presque inexistant ; dans les grandes villes, n?importe dans quel région du globe, la vie est toujours un stress. L?exemple d?un pays de l?Europe, le Portugal, où même dans la grande ville (Lisbonne) les gens ne savent pas respecter les délayes, et les heures des rendez-vous. Pour nous les portugaises, le discours est toujours imprécis, circulaire, la notion du temps est élastique. Marquer un rendez-vous entre amis, il y a toujours une marge de man?uvre, qui peut être « aux alentours de l?heure x ou z » ; un rendez-vous professionnelle à l?heure x, est souvent repoussé ¼ d?heure plus tard car les gents concernés ne sont pas jamais à l?heure. Voilà le paradoxe : un Européen, Portugais-blancs qui habite au centre d?une grande ville, avec un même comportement qu?un Africain qui viens d?un petit village, (?), alors comment m?expliquez-vous cette vraisemblance? La question n?est pas comme disait Lara « ça reste toujours un homme Africain !!», la question se porte sur l?éducation, et du milieu où chaqu?un provient. Nous devrons toujours analyser le contexte et chaque cas individuellement.
L
ors de la présentation du documentaire nous avons regarder le passage d?un séminaire organisé par l?Université Africaine ou ils parlaient de l?importance du matérialisme pour un Africain et l?envoie de l?argent à ses proches à l?Afrique ce qui constituait la source principale de conflits dans ses relations avec les suisses (?). Pour vous éclaircir : (1) La société Suisse est hyper matérialiste et consumériste, l?argent est une source de statu ; (2) Ce n?est pas le modeste cas d?un Africain qui envoie l?argent à sa famille en Afrique. Bien sûr qui s?il a une meilleur condition de vie par rapport aux ses proches, il me semble normale qu?il puisse les aider au four et à mesure sans mettre en péril sa propre survivance; (3) Il est évident que l?envoie de l?argent parfois peut avoir un effet perverse. Au lieu d?aider le proche ça peut être source d?ostentation et parasitisme pour ceux qui le reçoit. J?ai plusieurs cas d?études qui valident cette thèse. J?appris pendant le temps que j?ai travaillait chez OIM, l?Organisation International pour les Migrations à Genève, précisément dans la division de transfert de fonds. (4) Sachez que le transfert de fonds c?est un sujet délicat des fois source de conflits et qui touche à tous les expatriés soit Occidentaux, etc., pas uniquement aux expatriés Africains. (5) Le cas de Cynthia suisse, blanc qu?était avec un Africain qu?envoyait l?argent à sa famille de forme disproportionné, c?est un exemple mais ce n?est pas la règle. (6) Le fait qui à l?Afrique l?argent appartient à au clan et non plus à un individu, c?est un argument faussé ; peut-être dans les petites villages ou ils conservent des valeurs ancestrales. Mais ça n?est une nouveauté, à l?Occident les dynasties, les aristocraties, les négoces de familles qui ont passé des générations en générations l?argent n?appartient pas à l?individu, c?est une héritage familial. Tous nous connaissons très bien les conflits d?intérêts qui se posent au sein des grandes familles « Occidentales » porteurs d?énorme patrimoine, leur partition des hérités, etc. etc. Ce n?est pas un cas Africain.
Les couples dites homogènes « suisse avec suisse », ils se divorcent ! Quel est la justification pour la roture de leurs relations ?
U
n autre intervenant, M. Johnson, Africain, noir, qui parle en faveur de son devoir d?intervention financière pour aider ces proches. Je suis d?accord avec lui dans la mesure où il assume devoir intervenir financièrement au sein de ça famille si nécessaire. D?autre côté, je refuse son argument disant qu?en Afrique « donner c?est investir ». Pour moi, donner ou aider à quelqu?un, ses proches en particulier, c?est un principe de base de connivence entre les humains. Dans une perspective contemporaine ça fait d?une culture civique et de responsabilité sociale. Certainement nous avons entendu parler couramment le l?aide publique au développement, le bénévolat, etc. En résumé, pour moi, M. Johnson fait une mélange de concepts dans son résonnement : d?abord son compromis jus sanguines ? devoir morale d?aider à sa famille dans l?espoir de pouvoir être « payé par la gratitude » s?il a besoin ; le concept d?aider au prochain ; et finalement une cadre institutionnel qui s?appelle 1er, 2ème ou 3ème pilier, valable en Suisse.
Sa femme Suisse, blanche qui se plaignait de devoir cuisiner pour les amis de son mari, ce n?est pas une attitude uniquement Africaine. Au Portugal les hommes n?aident pas leurs copines à maison, ils regardent la télé, lisent le journal et rien d?autre ; en Italie c?est pareil, à l?Inde encore pire.
E
n genre de conclusion, je laisse mes remarques pour les prochains documentaires. Si vous choisissez des Africains, je vous propose à choisir des intervenants qui puissent vous montrer l?autre côté des Africains. Je parle des noirs autonomes, bien éduqués, qui n?ont pas besoin de papiers pour s?en sortir en Suisse, des noirs qui parlent plusieurs langues, qui jouent du violon, du tennis, qui travaille et font parti des cadres dans les grandes entreprises et qui considèrent les suisses, blancs, comme des gens de mentalité pas tout à fait ouverte et de difficile adaptation à leur dynamique de vie.
J
?espère qui dans prochains documentaires de cette nature vous puissiez expliquer que les problèmes conjugaux et divorces ne sont pas du au fait du couple être mixte de culture éloigné, mais du à la manque d?engagement entre les personnes impliquées. En attendant qui dans les prochains documentaires vous puissiez expliquer la raison des divorces entre les couples dites homogènes, blancs- suisse/blanches-suisses car je pense qu?ici il ne s?agit pas d?une « culture particulièrement éloigné !»
P
our finir, ce n?est pas « l?intégration de Chantale en Europe » qui fait qui ses enfants ne le voient plus comme une africaine. Le préjugé par rapport aux noirs est une évidence pas uniquement dans les média, dans la société Suisse, mais plus grave, à la maison des couples métissés. Rappelons-nous ce que le fils de Chantale, un garçon métisse, a bien remarqué : « Jamais avec une noire trop noire ! ».