Ces problèmes ne datent pas d'hier, ou même de la semaine passée.
En 1987, nous avons, ma femme et moi, avec une longue expérience dans la restauration, repris un hôtel restaurant dans le Canton de Soleure. La boîte coûtait 1,5 millions de francs suisses, nous avions Fr. 40.000,- de fonds propres. Donc, un cas typique de "subprime", nous étions en faillite dès le premier jour. Nous avons tenu cet établissement durant onze ans, et à l'heure de la retraite, il n'y avait personne pour le reprendre é ce prix. Nous avons donc déclaré la faillite. L'établissement est resté fermé durant deux ans, a été vendu pour Fr. 410.000,- est reparti en faillite à ce prix, puis encore une fois sauf erreur et a été finalement revendu pour 235.000.- francs. Sic transit gloria mundi.
Tous nos employés et fournisseurs ont été payés jusqu'au dernier centime et nos dix employés ont tous retrouvé immédiatement un emploi au moins équivalent. Reste une ardoise de quelque Fr. 1,1 millions envers une banque de renommée internationale, mais nous sommes des gens honnêtes et préférons devoir cet argent toute notre vie que de voir la banque le perdre, n'est-ce pas....
J'ai écrit tout un livre relatant nos aventures avec les autorités, en particulier les autorités judiciaires dans le cadre de nos activités, et qui soulève un tas de questions concernant la restauration dans ce pays. Je le tiens volontiers à disposition de toute personne désirant creuser le sujet, en premier lieu bien sûr les journalistes de "Temps Présent".