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Chantiers au noir

12 mai 2011 à 20:05
heh Image du forum Chantiers au noir

Que faire pour faire cesser ce marché aux esclaves ? Faut-il par exemple régulariser plus largement les travailleurs de la construction, même lorsqu'ils viennent d'un pays hors de l'espace Schengen ?

Pierre Pochon, contrôleur de chantiers, participe à la discussion.

Temps présent: "Chantiers au noir"

papier pour tous ces gros bosseur Le 13 mai 2011 à 16:00

bonjour , j ai travailler avec Ekrem le kosovar de l'émission un gros bosseur ne se plaignant jamais du travaille .je suis suisse a 100% et j'ai bosser comme ferrailleur pendant 6 ans ,ces personne ont beaucoup de mérite de bosser sous la pluie la neige porter le fer sur le dos toute la journée ,ca fout en l'air une santé à la longue ...ce sont de grand HOMME et la Suisse a besoin de ces étrangers ..

Villas forteresses et vrais esclaves...comment ça marche? Le 17 mai 2011 à 2:03

Vous disiez chantiers? Vous parlez des grands chantiers, ceux qui se voient de loin...ceux qui se méfient quand-même un tout petit peu. Moi je vous parle des petits chantiers, dans les villas de Cologny, Anière, Bellerive, Vesenaz.... Caméras...portails electriques...milliardaires précieux et susceptibles... Ceux là aussi se gavent de la misère du monde. La plupart ont des esclaves venus du pays, généralement avec visas touristiques. Ces esclaves tournent d'un pays à l'autre au gré des visas obtenus, se refilent entre amis du club Forbes ou entre membres d'une même famille. Soit disant cuisiniers, ils sont paysagiistes, balayeurs, bons à tous faire, 15 heures par jour, 7 jours sur 7, pour en moyenne (si si, je sais de quoi je parle) 400.-/mois (oui mais hein, c'est nourri logé) dont ils ne voient même pas la couleur (envoyés sur leur compte dans leur pays d'origine, dans le meilleur des cas).
On parle d'une moyenne de 4 esclaves par villa, diplomates ou pas. On parle d'une économie en personnel de 15.000/ mois, 180.000/an...1 million sur 10 ans....
Des charges qui ne rentrent pas, des chômeurs locaux qui le restent et ruinent les services sociaux, des esclaves ne parlant pas un mot de français, sans la moindre culture ni notion de droit, souvent issus de milieux ruraux, qui changent de pays tous les 3 mois et ne sortent JAMAIS, tel est le fonctionnement misérable des villas cossues. En renfort, vous avez les clandestins souvent latinos qui arrivent à vivre indépendamment. Ceux là rentrent chez eux tous les soirs dans les bus G ou E, entre 19h00 et 23h00, crevés par leurs journées de 12 heures, et gagnent nettement plus: jusqu'à 1400.-/ mois ! Des contrôles...??? Mort de rire !!! Y'a assez à ramasser en amendes de stationnement, et les voitures ne se défendent pas. Faut 2 heures à un agent pour ramasser 5000.- francs d'amendes de stationnement. Les arabes, indiens, grecs, et tous autres milliardaires importés, eux, ont des avocats...et des relations...il faut souvent 2 ou 3 ans de procédures pour aboutir (ou pas) à une amende grotesque).
Le pire, c'est qu'ils ont bonne conscience: "au pays", ces esclaves ne gagneraient même pas 100.-/ mois, c'est donc un privilège, voir un honneur, que de venir travailler en Suisse pour 400.-/ mois !
Certains de ces esclaves s'enfuient, et rejoignent les privilégiés qui gagnent 1400.-/mois, dans la clandestinité. Je pense à vous, Nalini, Luisa, Alba, Shalan, Radisham, et tous les autres, vous qui vivez le cauchemar suisse depuis tant d'années. Je pense à vous, mais je me sens bien seul. Mais pas autant que vous.

Villas forteresses et vrais esclaves...comment ça marche? Le 17 mai 2011 à 2:02

Vous disiez chantiers? Vous parlez des grands chantiers, ceux qui se voient de loin...ceux qui se méfient quand-même un tout petit peu. Moi je vous parle des petits chantiers, dans les villas de Cologny, Anière, Bellerive, Vesenaz.... Caméras...portails electriques...milliardaires précieux et susceptibles... Ceux là aussi se gavent de la misère du monde. La plupart ont des esclaves venus du pays, généralement avec visas touristiques. Ces esclaves tournent d'un pays à l'autre au gré des visas obtenus, se refilent entre amis du club Forbes ou entre membres d'une même famille. Soit disant cuisiniers, ils sont paysagiistes, balayeurs, bons à tous faire, 15 heures par jour, 7 jours sur 7, pour en moyenne (si si, je sais de quoi je parle) 400.-/mois (oui mais hein, c'est nourri logé) dont ils ne voient même pas la couleur (envoyés sur leur compte dans leur pays d'origine, dans le meilleur des cas).
On parle d'une moyenne de 4 esclaves par villa, diplomates ou pas. On parle d'une économie en personnel de 15.000/ mois, 180.000/an...1 million sur 10 ans....
Des charges qui ne rentrent pas, des chômeurs locaux qui le restent et ruinent les services sociaux, des esclaves ne parlant pas un mot de français, sans la moindre culture ni notion de droit, souvent issus de milieux ruraux, qui changent de pays tous les 3 mois et ne sortent JAMAIS, tel est le fonctionnement misérable des villas cossues. En renfort, vous avez les clandestins souvent latinos qui arrivent à vivre indépendamment. Ceux là rentrent chez eux tous les soirs dans les bus G ou E, entre 19h00 et 23h00, crevés par leurs journées de 12 heures, et gagnent nettement plus: jusqu'à 1400.-/ mois ! Des contrôles...??? Mort de rire !!! Y'a assez à ramasser en amendes de stationnement, et les voitures ne se défendent pas. Faut 2 heures à un agent pour ramasser 5000.- francs d'amendes de stationnement. Les arabes, indiens, grecs, et tous autres milliardaires importés, eux, ont des avocats...et des relations...il faut souvent 2 ou 3 ans de procédures pour aboutir (ou pas) à une amende grotesque).
Le pire, c'est qu'ils ont bonne conscience: "au pays", ces esclaves ne gagneraient même pas 100.-/ mois, c'est donc un privilège, voir un honneur, que de venir travailler en Suisse pour 400.-/ mois !
Certains de ces esclaves s'enfuient, et rejoignent les privilégiés qui gagnent 1400.-/mois, dans la clandestinité. Je pense à vous, Nalini, Luisa, Alba, Shalan, Radisham, et tous les autres, vous qui vivez le cauchemar suisse depuis tant d'années. Je pense à vous, mais je me sens bien seul. Mais pas autant que vous.

Régularisé? Viré ! Au suivant! Le 13 mai 2011 à 16:35

Régulariser un travailleur au noir...alors que tant de gens ayant des papiers sont sur la touche...hi hi hi, c'est un gag ou c'est sérieux...?
Si vous me légalisez mes travailleurs clandestins, ils ne seront plus clandestins!!! Donc ils vont me demander tous les avantages dont bénéficiaient mes salariés suisses à l'époque noire ou la moralité régnait encore!
Donc, moi, bien sûr, je les vire sur le champ, mes kosovars, polonais, roumains et autres portugais, puisque si j'avais voulu des employés en situation régulière, franchement, j'avais plus que le choix!
Ça vous en ferait autant de plus au...RI (ben oui, en tant que travailleurs au noir, ils n'auront pas cotisé pour le chômage).
Et puis bien sûr, j'appellerais sur le champ mes contacts de là bas pour qu'ils m'en envoient d'autres (ils seront là dans la semaine et entreront sans problèmes sur le territoire avec un simple visa Schengen. Ou sans.).
Bon franchement, légalisez les si vous voulez, mais ne légalisez pas [  • ], j'aurais vraiment du mal à retrouver un ouvrier aussi compétent, et ça me ferait ch... de devoir lui donner 4000.-/ mois au lieu des 1200.- qu'il me coûte aujourd'hui. Pour que vous oubliiez celui là, je veux bien vous offrir 20.000 balles en liquide, voir rénover gratuitement votre villa. Non? Bon ben tant pis.

Avec la libre circulation des personnes l'être humain est considéré comme une marchandise. Le 12 mai 2011 à 21:20

Le but d'une entreprise c'est de faire des bénéfices. Quand on tente le patronat via l'espace Shengen et autres libre circulation des personnes, avec une main d'oeuvres pas cher il ne faut pas s'étonner qu'il l'utilise !
Être pour la libre circulation des personnes c'est travailler pour le patronat.
Il n'y a pas de solution définitive mais déjà arrêter de faire croire au étrangers que l'Europe est un eldorado et participer activement au développements des pays de l'espace Schengen et Africains. Et pour développer ces pays il faut que leurs force vives restent chez eux ! On pense leur offrir la dignité mais on ils trouvent la précarité et la misère !

Amendes Le 16 mai 2011 à 22:34

Dans le reportage; on n'a pas beaucoup parlé des amendes... la raison ? je l'a devine, elle est tellement faible que les patrons s'en moquent... et continuent à tricher. Cher (ère) politicien (ne), il faut voter des lois plus sévères et infliger des amendes plus conséquences et que ces entreprises ne puissent plus recommencer. Les contrôles sur le chantier sont "folkloriques" puisque ils ne sont que 20 pour la suisse romande... Bref, les patrons et les tricheurs ont la belle vie... tant qu'ils font du profis

20 inspecteurs de travail pour la suisse romande, MASCARADE ! Le 16 mai 2011 à 20:31

Alors comme cela, dans le reportage on apprend qu'il n'y a que 20 inspecteurs du travail pour contrôler 1000 chantiers par année en suisse romande. C'est la seule est unique information que j'attendais dans ce reportage. Merci les journalistes. Cela démontre que les pouvoirs politiques sont complices pour le travail au noir. Les partis de droite, pour avoir des esclaves à bon compte et les partis de gauche, qui acceptent cela parce qu'il y a une pénurie du logement et pour soigner leur électorat qui a du mal à trouver des logements à bon compte.

Il faut savoir, que dans chaque canton romand, il y environ 500 agents de police, cela signifie qu'il y a un total de plus de 2000 agents de police et de gendarmes (si ce n'est plus)pour la suisse romande. Et quand on voit ces pauvres inspecteur du travail arriver à 2 ou 3 sur un chantier (mille par année) sans l'assistance de la police pour contrôler simplement les papiers (mission qui fait pourtant partie des prérogatives de la police) (une patrouille de police suffit, pour l'assistance aux inspecteurs) et que ces inspecteurs pleurnichent que des travailleurs au noir prennent la poudre d'escampette quand ils les voient arriver. La police a amplement le temps de contrôler des voitures qui dépassent le temps réglementaire sur une place de parking et pas le temps de contrôler des travailleurs aux noirs. Quelle mascarade !!!!! Le patron de la police à Lausanne fait en plus partie de l'extrême gauche.

Le plus affligeant, c'est que les majorités du parlement du canton de Neuchâtel, de la ville de Neuchâtel, de la ville de Genève, de la ville de Lausanne, de la ville de Renens, entre autres, sont de gauche et ils ne font strictement rien pour lutter contre le travail au noir. Ils ne votent pas des lois pour donner plus d’inspecteur pour lutter contre le travail au noir. Après ces partis de gauche se demandent benoitement pourquoi l'électorat se tourne vers l'UDC. Quelle bande de guignols !
Ci-dessous, la composition des parlements (les verts, je les mets à gauches), et qui démontre clairement que la gauche soutiens le travail au noir, au vu du peu de contrôle effectué avec un sous-effectif. Et sans l’aide de la police qui s’amuse à faire du vélo au bord du lac !!! Hihihi et mettre de bûche aux voitures ! (que je soutiens également, les voitures, dehors de la ville) !

http://www.ne.ch/neat/site/jsp/rubrique/rubrique.jsp?StyleType=bleu&DocId=2147

http://www.geneve.ch/grandconseil/grandconseil/electiongc.asp

http://www.lausanne.ch/view.asp?domId=63696&language=F

https://www.ville-geneve.ch/conseil-municipal/presentation-membres/membres-partis/parti

Maintenant passons à Implenia, numéro 1 de la construction en Suisse !! et qui sous traite le travail (au noir) à d’autres et dont le pauvre petit directeur pleurniche qu’il ne peut pas tout savoir sur ce qui se passe sur les chantiers. C’est vrai qu’avec un bénéfice de 52,5 million de francs effectué, avec un chiffre d’affaire de 2,388 milliard en 2010, Implenia n’a pas les moyens d’engager un inspecteur interne pour contrôler ce qui se passe sur ses chantiers, MASCARADE !!!

http://www.tdg.ch/leuenberger-elu-conseil-administration-implenia-2011-04-19

Pour sûr, que Moritz Leunberger, qui vient d’être élu au conseil d’administration d’Implenia (ancien président de la suisse qui fait partie du parti socialiste, et qui a aussi mis en place les bilatérales et la lutte contre le travail au noir) va changer la donne et faire le ménage chez Implenia…. mais non, je plaisante, hihihi.

Maintenant continuons de rire avec l’excellent sketch d’Elie et Dieudonné, » Le chantier »

http://www.youtube.com/watch?v=S17tEzMBsBU

Merci à vous tous travailleurs étrangers qui constuisez la suisse, comme les italiens auparavant et qui on la mémoire courte sur le statut de sans papiers en suisse et qui me font honte aujourd'hui.

Film, pain et chocolat

http://www.youtube.com/watch?v=j1mGcwFHmUg

http://www.dailymotion.com/video/x1oumr_pain-et-chocolatpane-e-cioccolatabr_shortfilms

http://www.dailymotion.com/video/x3znh7_pain-et-chocolat-nino-manfredi_shortfilms

http://www.youtube.com/watch?v=6xnL2mqF2_o&feature=related





Tous pourris? Le 16 mai 2011 à 15:34

Moi-même chef d'entreprise dans le bâtiment, je suis connfronté au quotidien à ce problème de concurrence déloyale! J'ai été écoeuré d'apprendre, en automne dernier, que la police avait appréhendé, sur un chantier de Collombey (VS), 80 irréguliers. Ce projet d'immeuble d'habitation était financé par...la <  • >. Réaction de son porte-parole: circulez, y'a rien à voir! Nous ne sommes contractuellement pas responsables car nos sous-traitants se sont engagés par écrit à respecter les lois fédérales sur le travail. Qu'ajouter à cela?

Où est le problème... Le 16 mai 2011 à 14:37

Le fond du problème ce sont les conditions salariales de ces ouvriers. Le fait qu'ils soient étrangers relève d'un autre aspect de la situation...

Remplaçons ces Albanais, Kosovar, Portugais etc. par des bons Suisses : manœuvres, chômeurs, jeunes en recherche d'emploi etc. Que dirait-on alors de leurs conditions d'engagement ? Et qu'en diraient-ils eux-mêmes devant les caméras... ? D'ailleurs, quel Suisse accepterait de travailler dans ces conditions !

Ma question est : peut-on admettre que notre système de construction implique actuellement ce genre d'emploi, précaire et sous-payé ?
(Dans un pays "développé", sensé être respectueux des droits humains... )

C'est à nos élus de fixer les règles du jeu ! Et si on a besoin de ces ouvriers, qu'on les respecte !

Ou devrait-on introduire un label Max Havelaar dans la construction : "Maison construite dans la dignité" ?
Cela me semble aussi important qu'un label minergie !

Dénociation Le 12 mai 2011 à 23:07

Contrôle des chantiers de la construction dans le canton de Vaud
Case postale
1131 Tolochenaz
Tél. 021/802.88.30
Fax 021/802.88.80

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