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Les nouveaux colons de l’arc lémanique

29 septembre 2011 à 20:05
heh Image du forum Les nouveaux colons de l’arc lémanique

Comment garder à la fois la croissance et l'attractivité de la région franco-valdo-genevoise, tout en la désengorgeant et en freinant la hausse des prix et l'exode immobilier?

Nicole Surchard-Vial, directrice du service des grands projets à l'office de l'urbanisme, spécialisée en projets urbains territoriaux, répond à vos questions.

Temps présent: "Les nouveaux colons de l'arc lémanique"

Conclusion de l'émission à côté de la plaque Le 4 octobre 2011 à 20:06

À nouveau, la TSR se signale par un traitement genevo-genevois des problèmes et de l'actualité. Bassins se situe dans le canton de Vaud, au cas où il serait nécessaire de le rappeler, et le grand maître-d'oeuvre de la politique des forfaits fiscaux a été avant tout le canton de Vaud. Si des multinationales se sont installées à Rolle (Yahoo) ou à Lausanne (Philip Morris comme siège international de l'entreprise), ce n'est pas à défaut de n'avoir pas trouvé de bureaux à Genève. Marre de ces reportages qui réduisent la Suisse-romande et la Suisse aux dimensions de la République et Canton de Genève.

ABORDER UN PROBLEME PAR LE MAUVAIS BOUT Le 3 octobre 2011 à 16:20

J'ai été choquée par la conclusion des journalistes de temps présent, à savoir: on n'aurait dû construire pour accueillir tous les travailleurs de ces multinationales venant en Suisse.

Moi je crois que la Suisse, et en particulier la région lémanique n'avait pas du tout besoin de toutes ces nouvelles sociétés, ni de tous ces nouveaux habitants. Notre région est totalement surpeuplée, on ne circule plus, on ne s'assied plus dans le train, on se bouscule dans les rues.

Je pense qu'en Suisse on a besoin d'emplois pour les gens d'ici, ainsi que pour ceux qui y vivent depuis des décennies, mais une fois il faut dire stop à la croissance. Comment vouloir une croissance infinie dans un monde fini.

Voulez vous vraiment bétonner tout notre territoire, bouffer toute notre terre cultivable, détruire notre qualité de vie?

C'est d'ailleurs déjà fait. Personnllement, je fais partie de ces gens qui ont dû s'expatrier de la région lémanique, ne trouvant plus de loyer dans mes moyens.

Lorsque je reviens dans ma ville natale, je n'entends plus parler français, je ne connais plus personne, j'ai perdu toutes mes marques, mes racines... merci à ceux qui ne pensent qu'au fric et à la notoriété.

Nous sommes comme les indiens de l'Amérique du nord, en train de nous faire voler toutes nos terres et un jour on nous retrouvera peut-être dans une réserve aride, alcoolisés et dépressifs...

Messieurs les journalistes, merci bien de toujours tenir le parti des puissants de ce monde!

Concernant le couple en France Le 3 octobre 2011 à 20:29

Bonsoir,
J'ai vu que la famille Suisse qui habite en France avait des plaques Suisse sur la voiture, donc en plus ils ne sont même pas en règle... Bravo

Le beurre et l'argent du beurre ? Le 29 septembre 2011 à 21:40

Il y a des centaines de regions qui reveraient d'un developpement comme le notre ! Accepter le développement mais ne pas le préparer n'est pas responsable. Accepter les emplois mais pas les logements qui vont avec (sous des pretextes divers) n'est pas correct. Mais croire que le préparer peut se faire en claquant des doigts est irréaliste ... En démocratie on ne peut pas décréter l'arrêt du développement, on ne peut que l'organiser, et la seule solution pour y parvenir est le dialogue franco-suisse.

QUANT AUX FRONTALIERS Le 3 octobre 2011 à 16:26

qui se plaignent eux aussi du même problème: cela fait plus de 50 ans qu'ils viennent chaque jours travailler en Suisse et ainsi pouvoir se permettre de vivre chez eux comme des papes.

Et voilà qu'arrivent des suisses qui cherchent à se loger chez eux et ils se plaignent. Comme toujours, ils veulent le beurre et l'argent du beurre: travailler en Suisse et y gagner au niveau salaire et encore avec le change, vivre en France en payant tout meilleur marché...et si un petit suisse se dit que lui aussi, il pourrait un peu profiter de la France, alors là, tout de suite, on commence à se plaindre!

Vraiment les shadoks, on en a plein les bottes!

Genève est elle prêt à assumer les conséquences urbaines de son modèle de croissance ? Le 3 octobre 2011 à 16:36

Mme Surchat Vial,

Voilà 8 ans que je m'engage en politique dans le Genevois français. Pendant 7 ans à toutes les personnes qui m'interpellaient sur le sujet j'ai répondu "les choses ont changé, Genève a décidé de construire". Mais lorsque j'ai vu les chiffres de production de logements de 2009 (et tous ceux qui sont sortis depuis) j'ai perdu toute confiance dans les autorités cantonales genevoises.

Comment croire que les 50 000 logements du plan directeur cantonal seront construits en 2030 alors qu'il en manque encore 35000 qui étaient dans le plan 2015 (et que ces 35 000 sont comptabilisé aussi dans le plan 2030) ? Comment croire que la volonté de construire des prétendus leaders cantonaux existent lorsqu'on constate que Robert Cramer à l'origine du projet d'agglo n'a pas fait la moindre intervention publique pour convaincre les milieux écologistes de la nécessité de construire des logements aux Cherpines pour une agglomération compacte ? Comment croire que les Libéraux ont la moindre volonté de construire alors qu'aucun n'intervient publiquement pour dénoncer les communes de Thônex, Veyrier ou Troinex ? Comment croire les "responsables" socialistes alors que ceux-ci accentuent la spéculation en aggravant la pénurie en refusant toute construction de logements dans les communes urbaines en particulier en s'opposant à la moitié des surrélévations ? Comment croire la sincérité des autorités cantonales alors qu'AUCUNE initiative n'a été prise pour simplifier le droit de l'urbanisme et limiter les périodes de recours comme cela avait été proposé notamment par Pierre François Unger lors de la campagne des élections cantonales ? Comment croire le plan directeur cantonal 2030 tant que la loi qui le promulgue ne déclasse pas en même temps toutes les zones à bâtir qu'il contient ?

Les Genevois accepteront volontiers la construction de logement lorsqu'un responsable politique genevois à la hauteur de son mandat expliquera aux Genevois que ces logemens sont nécessaire pour loger la jeunesse genevoise, pour permettre le développement économique de Genève, pour construire une agglomération respectueuse de l'environnement tant par les espaces consommés que par les modes de déplacement induits. Il faut des leaders capables d'expliquer aux Genevois tout ce qu'il y a a gagner dans les constructions de logements et pas des conseillers d'état qui ne se préoccupent que de leurs départements respectifs et de leurs échéances électorales partisanes.

Pour beaucoup de communes la question posée est "quelle est la limite". Or aucune limite n'est posée. Le NON aux Cherpines et le NON au logement se nourri de l'absence de limite : les 3500 logements aux Cherpines sont ils 3500 logements pour les Genevois où est-ce que cela permettra simplement de faire venir 3500 expatriés supplémentaires dans une fuite en avant sans fin qui nécessitera bientôt à nouveau plusieurs milliers de logements ?

J'aimerai avoir la même naïveté que vous (au sens positif du terme), j'aimerai aussi croire en la sincérité des autorités cantonales et au delà, croire en leur capacité de tenir leurs promesses illusoires. Mais trop de promesses trahies, trop d'engagements non tenus.

Cet après midi même la FER a fait une conférence de presse pour dénoncer les positions de Sandrine Salerno contre le modèle de croissance plutôt que de dénoncer les positions de la commune de Thônex contre les communaux d'Ambilly ! La réalité est pourtant simple comme une équation mathématique : notre agglomération devra à la fois construire BEAUCOUP plus de logements, et faire venir BEAUCOUP moins de monde par un dumping fiscal irresponsable.

J'espère que l'avenir me donnera tort et donnera raison à votre naïveté. En attendant dans le genevois français nous fermons les maisons de retraite faute d'aide soignant, les lycéens n'ont pas tous leurs enseignants en classe de terminale.. et un notaire de St Julien me révélait cette semaine que 80% des transactions qu'il signe en ce moment sont le fait d'acquéreur Genevois chassés de Genève malgré eux (même les frontaliers sont dépassés car il faut un patrimoine en Franc suisses). Avec une telle proportion, je crois qu'on ne peut plus parler de colonisation comme le fait le reportage. Il faut trouver un autre terme : "[  • ] par le fric", je n'en trouve pas d'autre pour le moment, avez vous une suggestion pour décrire le phénomène ?

J'espère pouvoir à nouveau avoir confiance dans les autorités cantonales. En attendant, nous sommes contraints de taper du poing sur la table de plus en plus fort jusqu'à ce que les préoccupations du Genevois français comptent au rang des préoccupations de l'agglomération genevoise.

Cordialement,

Antoine Vielliard

Message anonyme Le 29 septembre 2011 à 21:31

Bonsoir les suisses,
Merci pour ce reportage ! Dommage pour la dernière phrase au reportage. Il ne faut pas toujours essayer d'être correct.
Le politique doit agir. Si les natifs de ce pays ne peuvent plus vivre dans leur pays, c'est carrément une autre façon du colonialisme de ce siécle.
Cette région s'en sortait pas mal financièrement avant l'arrivée de toutes ces multinationales. Pourquoi cette course frénétique à toujours vouloir plus d'argent et plus de recettes fiscales ?

Vision biaisée Le 30 septembre 2011 à 21:19

L'émission bien qu'intéressante donne une vision biaisée de la réalité. Viennent par exemple s'installer sur la côte des personnes qui ont grandi dans des endroits moins agréables, qui ont gravi les échelles sociales et se sont investi pour réussir dans la vie. Faut-il qu'ils restent dans le lieu de vie (pas toujours agréable) sous prétexte de laisser Bassins aux enfants du coin ? La segmentation sociale a toujours existé et ceux qui se plaignent de quitter GE pour vivre dans le 01 ou le 74 devraient au contrainre se réjouir, combien sont-ils ceux qui doivent se contenter des banlieues lyonnaises ?

Solution à creuser Le 29 septembre 2011 à 21:36

Il faudrait que les communes, propriétaires de terrains, montrent l'exemple et vendent à des promoteurs immobiliers à la seule condition qu'ils plafonnent le prix du mètre carré construit. Ceci permettrait l'acquisition de logement à la classe moyenne indigène. Pour ma part, en tant que locataire d'un logement sur la Côte, j'ai usé du droit à la contestation de loyer initial pour faire baisser le prix du loyer. Pensez-y !

Exemple concret ! Le 29 septembre 2011 à 22:22

Je cite l'expérience d'un amie qui va être licenciée et a rejoint il y a 3 ans une compagnie américaine installée sur la Côte. L'entreprise en question à manqué à ses engagement en matière du nombre d'emploi à créer, en compensation aux allègements fiscaux consentis. Après remise à l'ordre de la commune et réajustement des impôts, l'entreprise repart en Irlande illico et licencie l'ensemble du personnel sans vagues car la majorité sont des expatriés à part mon amie et un frontalier.... à quand Chiquita, Nissan, Yahoo! ?

Je rejoins totalement le syndic par rapport au fait que ces multinationale ne créent pas d'emploi sérieux et ne sont que l'image d'un pseudo dynamisme du canton qui s'exporte au mépris de ses habitants. Il est d'autant plus détestable que l'on accepte dans ce pays de se voir discriminer en matière d'emploi, par des offres requérant une langue maternelle anglaise et le français comme atout secondaire, c'est écœurant ! L'anglais est-il devenu une langue nationale ?

Pour terminer avec cette "Genevoiserie" de Troinex et cet élu bourgeois assis dans sa véranda de villa à plusieurs millions et qui se permet de bloquer un projet pour son seul confort et son égoïsme, prétextant des toits pointus. Je suis certains que les Genevois exilés apprécieront la politique de copinage du bout du lac et qui ne risque pas de changer de si tôt !

Merci à cette expatriée pour son témoignage et sa volonté d'intégration. L'avenir de ses enfants bilingues (quoique...) est certainement déjà assuré dans l'entreprise de papa ! Dans tout cela ceux qui apprécient c'est les promoteurs immobilier, les vendeurs de 4x4, les sociétés de déménagement internationales et les écoles privées... qui a dit que cela n'étais pas bénéfique pour la région ?

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