Les EMS doivent être, rester et devenir des annexes d’un hôpital, pour les malades réellement en fin de vie, souffrant de démence ou pas, mais pas ces endroits indéfinissables, sans plus de sens, ni hôtel, ni hôpital. Quelques soit la bonté réelle des soignants, Ils n’ont pas d’âme réelle et on le sent. Chacun se force à jouer un rôle qui apparaît aussi dans certaine forme de maltraitance (infantilisation etc.)
Ils plongent le sens même de la vie et de la mort dans le délire arrangé pour ne parler en fait que de fric et de profit sous couvert d’humanisme. Dans quelques années vous aurez la preuve par neuf. C’est un peu tôt. Il n’est pas interdit d’être visionnaire. Le retour en arrière sera impossible.
Je noterais juste un petit exemple de rabat-joie. Deux dames avec une bonne image d’elles-mêmes. Entrées de force (faute de soins suffisants à domicile et de soins bien en adéquation avec leurs dépendances, paraît que les « soins à domicile » n’ont pas assez de moyen). Deux lits sommaires types hôpital, séparés par à peine 50 cm, 15m2, un WC et une obligation de devoir aller aux WC seule. Paraît pour entretenir leurs autonomies. Caca sur siège, caca parterre et sur les souliers. Pas de nettoyage, les anges-nettoyeurs ont déjà passé ce matin. L’autre dame doit aller aux WC, elle marche dans le caca parterre, s’assoit sur le siège plein de caca, le WC est souillé par oubli de tirer l’eau et elle n’arrive plus à s’essuyer correctement. Tant pis, elle dormira avec les selles collés aux fesses. Pas de toilettes le soir. Voilà une réalité flash et quand en plus ce n’est pas chez soi. Une exception, un jour, une fois ? Non un quotidien. La question est pourquoi, des êtres qui se sont montrés toute leur vie courageux, respectueux, distingués, bien éduqués, etc. doivent finir dans une grande colonie de vacances, dont l’absurde n’a d’égal que les coûts faramineux qui pourraient servir le maintien à domicile. Créer ces situations est le propre d’une société qui à perdu de vue sa vraie humanité et vit d’ersatz d’humanité.
Les EMS sont une absurdité.
La maltraitance est une réalité.
Le gavage et le forcing chimique créant l’impotence, les reflets d’une forme d’extermination.
La mort glauque et chimique l’imposture d’une mort « digne ».
Seuls les esprits peu informés, voir naïfs et « innocents » peuvent gober ce cirque de mensonges.
Mais nous sommes tous touchés, nous avons tous besoin de sentir notre humanité, alors on veut croire. La réalité vécue n’est pas l’image que certains s’évertuent à présenter.
Je suis sûr que tous ces soignants sont sincères, mais les règles du système singulièrement perverses.
Ces lieux artificiels créent un profond désarroi dans l’âme humaine que nous sommes. Dans l’émission de ce soir, cette dame vivant encore chez elle et à qui l’on demandait si elle n’avait pas peur et qui répond : non, parce que (vivre et mourir) c’est dans l’ordre des choses, est un reflet d’une vérité déniée. Les gens veulent et doivent rester chez eux jusqu’à leurs derniers souffles. C’est ça la REALITE.
Si les soins à domicile étaient revus entièrement avec le budget des EMS, repenser en profondeur et sincèrement dans le but central et exclusif de faire tout ce qui est possible pour que chacun de nous restent, vivent et MEURENT chez eux, avec de VRAIS aides à domicile formées par une vraie profession et non pas ce tourisme social, artificiel et très pénible pour la personne concernée mais aussi pour ces soignants, peu formés, MAL PAYES.
Finalement ce n’est pas interdit de tout remettre en question. Les conditions de la mort sont toutes aussi importantes que les conditions de la naissance, voire plus. Et ce n’est pas parce que l’on ne voit pas avec les yeux, les dégâts que toutes ces morts chimiques, artificielles et malheureuses engendrent, qu’il faut croire que la mort est sans importance et que les conditions dans lesquelles elle s’effectue peuvent être bâclées, régentées, organisées, aseptisées, source d’un ultime profit.
Il faut être objectif et faire tout pour le devenir sur les questions éthiques de base. Il y a tellement de propos bien vus, bien sentis, bien analysés que l’on ne suit pas. Seule la réalité économiques et les intérêts à court terme ont les faveurs des dictateurs économiques. S’il est peut-être prudent de séparer la spiritualité de la politique, chaque chose se doit d’être à sa place et traitée avec les connaissances qui sont propres à son essence. Faire de la mort ce que l’on en fait aujourd’hui, c’est avoir perdu la raison et la gravité qui engendre le respect du Sacré.