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Dommage...

Le 16 avril 2009 à 21:10 Répondre
Ce reportage a -volontairement?- fait l'impasse sur les statistiques des suicides, laissant entendre que l'arme de service est le moyen majoritairement utilisé.
Avec un minimum d'objectivité plutôt que de sentimentalisme, ce reportage aurait pu être fait correctement et objectivement. Tel n'a hélas pas été le cas...
17 réponses
Le 16 avril 2009 à 21:12 Répondre
monsieur, s'il n'y a pas eu de chiffres cités, c'est parce qu'actuellement il n'y a pas de statistiques officielles sur le sujet et c'est justement le problème... je vous invite à inciter les personnes qui permettent ce genre de statistiques à mettre tout en oeuvre pour que nous puissions, vous comme moi, avoir des chiffres clairs et précis pour débattre...
Le 16 avril 2009 à 21:38 Répondre
La statistique existe, même si le lien ne fonctionne -provisoirement?- plus. Vous connaissez l'adresse...


http://www.vbs.admin.ch/internet/vbs/fr/home/documentation/publication/factsheet/factsheet_v.parsys.0024.downloadList.00241.DownloadFile.tmp/armeewaffensuizidetoetungsdeliktef.pdf

En résumé:
« Près de 300 personnes meurent chaque année par des armes militaires »
Ce nombre a été annoncé dans la presse en préalable aux débats sur la loi sur les armes
(22 mars 2007). Il se fonde sur les résultats provisoires d'une étude du Fonds national me-
née par M. Killias qui se fonde sur 789 victimes d'homicide et sur 808 suicides et qui établit
ce qui suit :
• par rapport aux autres pays, le taux d'homicides en Suisse est bas (Etats-Unis 56
pour 1 million habitants, SF 24, CAN 20, AUS 20, NL 15 et CH 12) ;
• la violence domestique n'est, en soi, pas plus élevée qu'ailleurs ;
• la part des homicides en famille est toutefois très élevée, ce qui est dû à la disponibi-
lité supérieure à la moyenne des armes et des armes d'ordonnance.
Dans son rapport intermédiaire, M. Killias conclut : « ... cela signifie que parmi les 400 per-
sonnes qui se suicident chaque année avec une arme à feu, il s'agirait d'armes
d'ordonnance dans environ 260 cas. En considérant que, dans près de 20% des homicides
une arme d'ordonnance est en cause, cela signifie qu'environ 280 personnes perdent leur
vie chaque année à cause d'une arme d'ordonnance, ce qui correspond à plus de la moitié
des victimes des accidents de la route. »
&@Odin; La formulation « à cause d'une arme d'ordonnance » laisse sous-entendre que, sans ar-
mes d'ordonnance, ces personnes seraient encore en vie. Cette affirmation peut être justifiée
dans certains cas, mais n'est cependant pas pertinente pour l'ensemble car elle confond le
symptôme et les causes et impute le motif de l'acte à l'objet. Etant donné que la base de
données de l'étude n'est encore que peu consolidée, M. Killias se contente de conclure
comme suit : « ... que les armes d'ordonnance ne représentent pas une bagatelle à négliger
en ce qui concerne les cause de décès. » Nul ne peut contredire une telle affirmation. Ce-
pendant, nul ne peut non plus contredire que dans près de 90% des suicides et des homici-
des, d'autres objets que des armes militaires sont choisis.
Source : Crimiscope, Uni Lausanne, N° 33, Déc. 2006
Discussion des nombres
En se fondant sur le rapport de l'OFSP et sur l'enquête A. Frei, on obtient près de 170 suici-
des par arme militaire par an. Selon M. Killias, le nombre (estimé) est de 260.
La part des armes militaires aux homicides effectifs de tiers n'est pas établie statistiquement.
Selon M. Killias, cette part est « d'env. 20% ». Cela se monterait - en comptant large - à 20
cas.
Dans sa vue d'ensemble, M. Killias arrive à près de 280 personnes tuées chaque année
avec une arme à feu (dans le rapport publié ensuite dans la presse, ce nombre a été arrondi
à 300). Sur la base des autres sources mentionnées, ce nombre pourrait être sensiblement
plus petit, à savoir 180 cas - soit env. 12% - des suicides annuels et des homicides effectifs
(1'500). Ce pourcentage ne doit effectivement pas être négligé ni considéré comme une ba-
gatelle, mais il doit être replacé dans un cadre global.

Je crois que cela s'appelle faire une enquête... C'est plus compliqué que de jouer sur les sentiments de ceux qui s'arrêtent aux gros titres.

Quand aux violences conjugales, ce n'est pas politiquement correct: http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/infothek/lexikon/bienvenue___login/blank/zugang_lexikon.Document.83619.pdf

Avec mes salutations,
Erbrad.
Le 16 avril 2009 à 22:09 Répondre
Certainement que les suicides à l'aide de pont/cords/train/médicament sont tellement plus acceptables..
Le 16 avril 2009 à 22:19 Répondre
Mensonges : chaque jour, en Suisse, une personne est tuée par une arme militaire

Faits : un bête calcul mathématique permet de dire qu'il y a donc 365 morts par arme à feu et par année en Suisse. Hors, l'Office Fédéral des statistiques, hors suicides répertorie 33 morts par armes à feu et par année, sans faire de distinction entre armes détenue à titre privé ou militaire.
Il n'existe pas de statistique nationale concernant le cas des suicides. Mais si on décide d'y ajouter une extrapolation des suicides répertoriés dans les deux demi canton de Bâle ou cette statistique existe, on arrive à 150 suicides par armes à feu en suisse chaque année. Donc un total de 183 morts par armes à feu en Suisse et par année. Le texte de l'initiative multiplie juste la réalité des choses par deux..
De plus, il est permis de douter de l'extrapolation des chiffres des deux demi cantons de Bâle, quand on sait que le taux de suicide y est très élevé par rapport au reste de la Suisse. Bâle ville à un taux de suicide de 26 pour 100 000 habitants, alors qu'au Tessin par exemple, il est de 14 pour 100 000 habitants. Pour finir, RIEN ne permet de prouver que ces personnes suicidées par armes à feu n'auraient pas choisi un autre moyen de mettre fin à leur jour si les armes étaient interdites..
Le 16 avril 2009 à 22:20 Répondre
"Si les armes sont moins accessibles, le nombre de suicides diminue "

Faits: si les suicides sont engrangés par la disponibilité des armes à feu, il serait intéressant que les initiants nous expliquent alors pourquoi les USA, si souvent stigmatisés comme étant un enfer des armes à feu, et ou la densité d'armes à feu par habitant est bien supérieur à la notre, ont un taux de suicide inférieur à celui de la Suisse. Dans l'autre sens, il serait instructif de savoir pourquoi, un pays comme le Japon ou les armes à feu sont strictement interdites depuis 1945 détient le record mondial en matière de taux de suicide.. Se pourrait-il que le suicide soit un fléau de société plus complexe et où les moyens employés ne sont qu'une donnée marginale du problème ?
Malgré notre densité d'armes importante, le taux de suicide Suisse se situe dans la moyenne européenne, comparable aux taux français ou polonais. Le rapport plus d'armes = plus de suicides est plus que fallacieux.
Il convient également de rappeler, pour remettre les choses dans leur contexte que selon l'office fédéral de la statistique, les suicides par armes à feu (civiles et militaires) ne représentent que 11% de tous les suicides, et encore, ce sans compter le nombres de suicides camouflés, notamment à l'aide de médicaments.
Le 16 avril 2009 à 22:21 Répondre
"La plupart des personnes qui survivent à des tentatives de suicide sont toutefois reconnaissantes d'avoir été sauvéesLa plupart des personnes qui survivent à des tentatives de suicide sont toutefois reconnaissantes d'avoir été sauvées"

Faits : rares sont les personnes voulant vraiment mourir n'arrivant pas à leur fin. Ainsi, on ne peut pas comparer les tentatives de suicides de personnes se jetant sous un train, se tirant une balle dans la tête, ou sautant d'une hauteur vertigineuse, à celles qui absorbent des médicaments en quantité ou qui se taillent les veines. Quiconque travaille un peu dans le domaine sait pertinemment que dans la grande majorité des cas, la deuxième catégorie de personne ne souhaite pas vraiment mourir, et appelle au secours. Quand ce secours est au rendez vous, il est naturel que ces personnes se sentent réconfortées et soient reconnaissante d'avoir été sauvées. Les gens de la première catégorie n'appellent plus au secours.


Faits : rares sont les personnes voulant vraiment mourir n'arrivant pas à leur fin. Ainsi, on ne peut pas comparer les tentatives de suicides de personnes se jetant sous un train, se tirant une balle dans la tête, ou sautant d'une hauteur vertigineuse, à celles qui absorbent des médicaments en quantité ou qui se taillent les veines. Quiconque travaille un peu dans le domaine sait pertinemment que dans la grande majorité des cas, la deuxième catégorie de personne ne souhaite pas vraiment mourir, et appelle au secours. Quand ce secours est au rendez vous, il est naturel que ces personnes se sentent réconfortées et soient reconnaissante d'avoir été sauvées. Les gens de la première catégorie n'appellent plus au secours.
Le 16 avril 2009 à 22:29 Répondre
"Pour finir, RIEN ne permet de prouver que ces personnes suicidées par armes à feu n'auraient pas choisi un autre moyen de mettre fin à leur jour si les armes étaient interdites.."

On peut dire que si il n'y avait pas d'arme à feu on peut dire qu'il serait découragé.
Le 16 avril 2009 à 22:50 Répondre
"On peut dire que si il n'y avait pas d'arme à feu on peut dire qu'il serait découragé. "

RIEN ne vous permet de dire qu'il n'aurait pas sauter par la fenêtre ou sous un train..

relisez ça :

"si les suicides sont engrangés par la disponibilité des armes à feu, il serait intéressant que les initiants nous expliquent alors pourquoi les USA, si souvent stigmatisés comme étant un enfer des armes à feu, et ou la densité d'armes à feu par habitant est bien supérieur à la notre, ont un taux de suicide inférieur à celui de la Suisse. Dans l'autre sens, il serait instructif de savoir pourquoi, un pays comme le Japon ou les armes à feu sont strictement interdites depuis 1945 détient le record mondial en matière de taux de suicide.."
Le 16 avril 2009 à 22:53 Répondre
Et pourtant si on regarde des pays comme l'Angleterre le taux de suicide ne s'est nullement trouver influancé par l'interdiction des armes à feu...
Le 16 avril 2009 à 23:12 Répondre
Ni la criminalité et les meurtres.. qui sont en constante augmentation...

bien sûr, d'autres moyens ont remplacé les armes à feu..
Le 16 avril 2009 à 23:26 Répondre
Voyons la chose différemment: les armes de service ont été remises à domicile pendant la Guerre Froide pour faciliter la mobilisation en cas d'offensive surprise de Pacte de Varsovie. Cette menace n'existe plus et on n'en voit aucune similaire à l'horizon. Cette mesure n'a donc plus de justification, et par contre augmente le risque d'accidents et facilite le passage à l'acte en cas de tentative de suicide/homicide. Il est simplement temps de l'abroger.
Le 16 avril 2009 à 23:32 Répondre
Patrick

quand comprendrez vous que la votation issue de l'initiative populaire qui se profile a l'horizon ne se contente pas de proposer la remise de l'arme d'ordonnance aux arsenaux, mais propose tout un tas de législations et d'interdiction concernant la possession d'armes par les citoyens de ce pays..

Vous avez affaire à des gens qui se battent sur le sujet depuis des années, pas des naïfs qui s'inclinent devant un lacunaire "les armes c'est mal"...

Nous ne voulons PAS que les armes deviennent un "privilège" de certaines classes de la société. Nous voulons conservé nos droits, qui sont symbolisé par l'arme d'ordonnance à domicile..

Si mon pays décide qu'il n'a plus confiance en moi pour me laisser mon arme au domicile, je ne vois pas pourquoi je lui donnerai 300 jours de ma vie, pour travailler sur des avions de combat qui valent des dizaines de millions de francs..

Si on veut une armée de milice, qu'on prenne tout ce qui va avec, y compris la confiance mutuelle et l'arme au domicile..

Si l'on ne veut plus d'armée, qu'on vote sur ça, mais qu'on arrête de chercher des moyens détournés de changer les traditions et la culture de ce pays.

Je vous rappelle que le tir est un sport majeur dans ce pays.
Le 17 avril 2009 à 15:07 Répondre
De Dieu le Père, je tiens cette statistique incroyable: les gens se rendent compte aux deux tiers de leur chute qu'ils ne veulent pas réellement se suicider.
Le 17 avril 2009 à 15:52 Répondre
le passage au Japon, il y a plusieurs décennies, d'un gaz de ville toxique à un autre "innofensif" a montré une chute rapide du nombre total de suicides, démontrant ainsi que la disponibilité d'un moyen simple a une influence lors du passage à l'acte.
("The effect of restricting access to lethal methods for suicide: a study of suicide by domestic gas in Japan"
D. Lester , K. Abe
Le 17 avril 2009 à 21:12 Répondre
@Anonyme ("Chouette!")
ça c'est du Base-Jump pas du sucide
bons sauts
Le 20 avril 2009 à 2:24 Répondre
Tu as raison Maheu, il faudrait installer des clôtures électriques sur les ponts, imagine le nombre de vies sauvées!
Le 20 avril 2009 à 11:44 Répondre
Mathieu...

c'est vrai que la disparition d'un moyen, entraine statistiquement une baisse du taux global de suicide.. qq temps.. (mois.., voir une année).. les choses reprenne leur rythme normal assez rapidement, dès qu'un autre moyen devient disponbile.. (il suffit d'y penser pour trouver)
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