La statistique existe, même si le lien ne fonctionne -provisoirement?- plus. Vous connaissez l'adresse...
http://www.vbs.admin.ch/internet/vbs/fr/home/documentation/publication/factsheet/factsheet_v.parsys.0024.downloadList.00241.DownloadFile.tmp/armeewaffensuizidetoetungsdeliktef.pdf
En résumé:
« Près de 300 personnes meurent chaque année par des armes militaires »
Ce nombre a été annoncé dans la presse en préalable aux débats sur la loi sur les armes
(22 mars 2007). Il se fonde sur les résultats provisoires d'une étude du Fonds national me-
née par M. Killias qui se fonde sur 789 victimes d'homicide et sur 808 suicides et qui établit
ce qui suit :
• par rapport aux autres pays, le taux d'homicides en Suisse est bas (Etats-Unis 56
pour 1 million habitants, SF 24, CAN 20, AUS 20, NL 15 et CH 12) ;
• la violence domestique n'est, en soi, pas plus élevée qu'ailleurs ;
• la part des homicides en famille est toutefois très élevée, ce qui est dû à la disponibi-
lité supérieure à la moyenne des armes et des armes d'ordonnance.
Dans son rapport intermédiaire, M. Killias conclut : « ... cela signifie que parmi les 400 per-
sonnes qui se suicident chaque année avec une arme à feu, il s'agirait d'armes
d'ordonnance dans environ 260 cas. En considérant que, dans près de 20% des homicides
une arme d'ordonnance est en cause, cela signifie qu'environ 280 personnes perdent leur
vie chaque année à cause d'une arme d'ordonnance, ce qui correspond à plus de la moitié
des victimes des accidents de la route. »
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@Odin; La formulation « à cause d'une arme d'ordonnance » laisse sous-entendre que, sans ar-
mes d'ordonnance, ces personnes seraient encore en vie. Cette affirmation peut être justifiée
dans certains cas, mais n'est cependant pas pertinente pour l'ensemble car elle confond le
symptôme et les causes et impute le motif de l'acte à l'objet. Etant donné que la base de
données de l'étude n'est encore que peu consolidée, M. Killias se contente de conclure
comme suit : « ... que les armes d'ordonnance ne représentent pas une bagatelle à négliger
en ce qui concerne les cause de décès. » Nul ne peut contredire une telle affirmation. Ce-
pendant, nul ne peut non plus contredire que dans près de 90% des suicides et des homici-
des, d'autres objets que des armes militaires sont choisis.
Source : Crimiscope, Uni Lausanne, N° 33, Déc. 2006
Discussion des nombres
En se fondant sur le rapport de l'OFSP et sur l'enquête A. Frei, on obtient près de 170 suici-
des par arme militaire par an. Selon M. Killias, le nombre (estimé) est de 260.
La part des armes militaires aux homicides effectifs de tiers n'est pas établie statistiquement.
Selon M. Killias, cette part est « d'env. 20% ». Cela se monterait - en comptant large - à 20
cas.
Dans sa vue d'ensemble, M. Killias arrive à près de 280 personnes tuées chaque année
avec une arme à feu (dans le rapport publié ensuite dans la presse, ce nombre a été arrondi
à 300). Sur la base des autres sources mentionnées, ce nombre pourrait être sensiblement
plus petit, à savoir 180 cas - soit env. 12% - des suicides annuels et des homicides effectifs
(1'500). Ce pourcentage ne doit effectivement pas être négligé ni considéré comme une ba-
gatelle, mais il doit être replacé dans un cadre global.
Je crois que cela s'appelle faire une enquête... C'est plus compliqué que de jouer sur les sentiments de ceux qui s'arrêtent aux gros titres.
Quand aux violences conjugales, ce n'est pas politiquement correct:
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/infothek/lexikon/bienvenue___login/blank/zugang_lexikon.Document.83619.pdf
Avec mes salutations,
Erbrad.