en achetent des actions UBS le gouvernement suisse est complice de fraude puisque que UBS est poursuivi par la justice americaine pour évasion fiscale Fraude etc. que dit la justice ? un simple citoyen serait condamné pour bien moins que cela
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6 réponses
Anonyme
"anonyme"
On peut voir les choses comme cela... Mais quand vous,comme investisseur, vous achetez les actions d'une entreprise, qui se retrouve ensuite prise dans les mailles de la justice, vous ne pouvez être accusé de complicité à moins d'avoir été informé et participé aux actes délictueux. Or ce n'était pas le cas. En réalité, le gouvernement suisse avait acheté les actions UBS dans un autre contexte, celui du sauvetage de la banque de la faillite suite à la crise des subprime, et cela s'est fait en octobre 2008, soit avant que l'affaire fiscale opposant UBS à la justice américaine ne prenne des proportions graves qu'elle a prises dès février 2009.
@Anonyme ("anonyme")
Il est vrai qu'on ne peut pas faire ce genre de liens car le gouvernement et la BNS ne peuvent être tenus pour responsables dans les affaires qui ont visé l'UBS.
Il est vrai qu'on ne peut pas faire ce genre de liens car le gouvernement et la BNS ne peuvent être tenus pour responsables dans les affaires qui ont visé l'UBS.
Anonyme
"Sophie "
Anonyme
"Robert"
Dans le reportage on voit le gouvernement qui organise cette fameuse réunion le 19 décembre, je crois, pour "sauver les meubles", pour éviter la faillite... il me semble que tout ça s'apparente à ce qu'on appelle un délit d'initiés.
Je veux bien admettre que la FINMA et le gouvernement suisse ne pouvaient pas faire autrement que de "magouiller" non pas pour précisément sauver UBS, mais éviter un désastre national en cas de faillite de cette dernière. Il n'empêche que les dirigeants d'UBS ont failli. Ils ont contraint le pays à procéder à des méthodes peu glorieuses pour éviter un désastre national. De ce point de vue je pense que ces responsables devraient être mis devant leurs responsabilités, c'est-à-dire payer la casse (dégradation de l'image du pays, de sa place financière, etc.). Le gouvernement devrait aussi blâmer publiquement ces gens. Qu'en pensez-vous ?
Je veux bien admettre que la FINMA et le gouvernement suisse ne pouvaient pas faire autrement que de "magouiller" non pas pour précisément sauver UBS, mais éviter un désastre national en cas de faillite de cette dernière. Il n'empêche que les dirigeants d'UBS ont failli. Ils ont contraint le pays à procéder à des méthodes peu glorieuses pour éviter un désastre national. De ce point de vue je pense que ces responsables devraient être mis devant leurs responsabilités, c'est-à-dire payer la casse (dégradation de l'image du pays, de sa place financière, etc.). Le gouvernement devrait aussi blâmer publiquement ces gens. Qu'en pensez-vous ?
@Anonyme ("Robert")
C'est vrai, Robert. Nous sommes nombreux à penser qu'il ne faudrait pas passer sous silence la responsabilité des anciens dirigeants de l'UBS. Et pourtant, la Finma, le régulateur bancaire, a explicitement blanchi les dirigeants d'UBS dans les deux affaires, celle des subprime et celle du fisc américain, malgré le fait qu'elles ont coûté à la Suisse un sauvetage par la BNS (qui a repris 27 milliards d'actifs toxiques) et la mort du secret fiscal, avec des conséquences qui nuiront, comme tous le reconnaissent, à la place financière suisse.
On n'a jamais vu, en Suisse, le gouvernement blâmer des acteurs économiques. Dans l'affaire Swissair, aucun n'a été en prison. Et bien que le parti socialiste ait déposé plainte contre Marcel Ospel et Peter Kurer, elle n'a pas grande chance d'aboutir en raison du soutien de la Finma. C'est que cette dernière, organe étatique, est en fait tout aussi responsable, pour avoir adopté les vues de l'UBS durant toutes ces années critiques, ayant fait confiance à l'UBS par rapport aux risques pris aux Etats-Unis et n'étant jamais intervenue, dans son rôle de superviseur, pour l'empêcher de commettre ces erreurs monumentales. Les autorités suisses ont soutenu du mieux qu'elles pouvaient l'expansion des grandes banques en raison de la manne financière que cela ramenait au pays, et aucun fonctionnaire à Berne n'était réellement assez compétent pour tenir tête aux spécialistes multimillionnaires d'UBS, essentiellement Américains et Britanniques dans le cas de la crise des subprime, pour juger les risques du marché américain de la titrisation, très sophistiqué.
Sachant cela, qui peut blâmer qui, vraiment?
C'est vrai, Robert. Nous sommes nombreux à penser qu'il ne faudrait pas passer sous silence la responsabilité des anciens dirigeants de l'UBS. Et pourtant, la Finma, le régulateur bancaire, a explicitement blanchi les dirigeants d'UBS dans les deux affaires, celle des subprime et celle du fisc américain, malgré le fait qu'elles ont coûté à la Suisse un sauvetage par la BNS (qui a repris 27 milliards d'actifs toxiques) et la mort du secret fiscal, avec des conséquences qui nuiront, comme tous le reconnaissent, à la place financière suisse.
On n'a jamais vu, en Suisse, le gouvernement blâmer des acteurs économiques. Dans l'affaire Swissair, aucun n'a été en prison. Et bien que le parti socialiste ait déposé plainte contre Marcel Ospel et Peter Kurer, elle n'a pas grande chance d'aboutir en raison du soutien de la Finma. C'est que cette dernière, organe étatique, est en fait tout aussi responsable, pour avoir adopté les vues de l'UBS durant toutes ces années critiques, ayant fait confiance à l'UBS par rapport aux risques pris aux Etats-Unis et n'étant jamais intervenue, dans son rôle de superviseur, pour l'empêcher de commettre ces erreurs monumentales. Les autorités suisses ont soutenu du mieux qu'elles pouvaient l'expansion des grandes banques en raison de la manne financière que cela ramenait au pays, et aucun fonctionnaire à Berne n'était réellement assez compétent pour tenir tête aux spécialistes multimillionnaires d'UBS, essentiellement Américains et Britanniques dans le cas de la crise des subprime, pour juger les risques du marché américain de la titrisation, très sophistiqué.
Sachant cela, qui peut blâmer qui, vraiment?
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