J'ai toujours lu avec indignation les enquêtes sur le comportement passé de la Suisse et les maltraitance de toutes sortes. Je me réfère aux enfants tsiganes que des institutions bien-pensantes comme Pro Juventute retirait de leurs familles, aux femmes que l'on a stérilisées contre leur gré, aux orphelins mal-traités, aux saisonniers des années 60 que l'on a parqués comme des animaux et exploités honteusement. J'ai toujours pensé que c'était le passé, que maintenant on se comportait décemment avec la minorité ou ceux qui sont en marge. Or hier soir, en regardant le reportage de Temps Présent, j'avais honte, tellement honte en réalisant que ce père de famille turc a été emprisonné, ainsi que cette mère africaine séparée de son enfant, tout cela pour leur mettre la pression et ne leur donner qu'une seule idée : partir. J'assimile cela à de la torture et j'ai honte que nos autorités cautionnent cela aujourd'hui. Je sais que le peuple a voté pour cette loi plus restrictive mais avait-il réellement conscience de ce que cela signifiait, je ne le pense pas, du moins je veux croire que non.
Comment les autorités qui appliquent ces lois ne crèvent pas de honte devant leurs actes et les conséquences à long terme sur des êtres qui ne demandent qu'à vivre en paix, sur des parents qui souhaitent simplement la paix pour leurs enfants (n'y-a-t-il aucun parent dans les fonctionnaires qui appliquent la loi ?), sur des enfants qui ne demandent qu'à grandir avec de l'espoir au coeur.
Si je ne fais rien, je cautionne. Que peut-on faire ? Qu'est-ce que je peux faire comme simple citoyenne ? J'habite Neuchâtel et je donnerais volontiers un coup de main à une organisation de ma région qui irait dans le sens de la solidarité avec l'étranger, une solidarité du coeur qui bien entendu ne sera pas en accord avec la loi. J'attends volontiers des propositions.
Comment les autorités qui appliquent ces lois ne crèvent pas de honte devant leurs actes et les conséquences à long terme sur des êtres qui ne demandent qu'à vivre en paix, sur des parents qui souhaitent simplement la paix pour leurs enfants (n'y-a-t-il aucun parent dans les fonctionnaires qui appliquent la loi ?), sur des enfants qui ne demandent qu'à grandir avec de l'espoir au coeur.
Si je ne fais rien, je cautionne. Que peut-on faire ? Qu'est-ce que je peux faire comme simple citoyenne ? J'habite Neuchâtel et je donnerais volontiers un coup de main à une organisation de ma région qui irait dans le sens de la solidarité avec l'étranger, une solidarité du coeur qui bien entendu ne sera pas en accord avec la loi. J'attends volontiers des propositions.