Merci à la TSR pour ce beau reportage.
Je suis arrivée en Suisse à l'âge de 17 ans et je suis rentrée dans la clandestinité trois mois après.
J'ai tout de suite intégré le système scolaire à Genève, d'abord dans une classe d'accueil puis à l'école de Commerce. Après avoir obtenu mon Diplôme il n'y avait aucun débouché pour moi vu mon statut. Je ne voulais surtout pas passer ma vie à nettoyer des maisons ou à faire du baby-sitting. J'ai donc parlé avec le doyen de l'école pour que je puisse continuer au collège et obtenir ma Maturité, j'avais l'espoir de pouvoir faire une demande pour un permis d'étudiant une fois ma Maturité en poche. Pendant toutes ces années à l'école j'ai été heureuse car c'était le seul endroit où je pouvais m'épanouir car la rue représentait pour moi le danger et la peur. Je veux que les gens comprennent que c'est très difficile de faire des études tout en étant clandestin, car on doit travailler à côté des heures d'école et ce n'est pas pour notre argent de poche, mais pour survivre... Au niveau psychologique c'est aussi pénible, car chaque année on voit partir nos camarades pour des voyages d'études alors que nous on reste à Genève!
Ces gens intolérants qui disent être choqués par les étrangers, ils me font juste pitié. J'espère pour eux qu'ils n'auront jamais à quitter ni leur pays ni leur famille car une épreuve comme celle-là ils seraient incapables de la traverser.
Et un grand MERCI à tous les gens qui soutiennent les étrangers dans ce pays.
Je suis arrivée en Suisse à l'âge de 17 ans et je suis rentrée dans la clandestinité trois mois après.
J'ai tout de suite intégré le système scolaire à Genève, d'abord dans une classe d'accueil puis à l'école de Commerce. Après avoir obtenu mon Diplôme il n'y avait aucun débouché pour moi vu mon statut. Je ne voulais surtout pas passer ma vie à nettoyer des maisons ou à faire du baby-sitting. J'ai donc parlé avec le doyen de l'école pour que je puisse continuer au collège et obtenir ma Maturité, j'avais l'espoir de pouvoir faire une demande pour un permis d'étudiant une fois ma Maturité en poche. Pendant toutes ces années à l'école j'ai été heureuse car c'était le seul endroit où je pouvais m'épanouir car la rue représentait pour moi le danger et la peur. Je veux que les gens comprennent que c'est très difficile de faire des études tout en étant clandestin, car on doit travailler à côté des heures d'école et ce n'est pas pour notre argent de poche, mais pour survivre... Au niveau psychologique c'est aussi pénible, car chaque année on voit partir nos camarades pour des voyages d'études alors que nous on reste à Genève!
Ces gens intolérants qui disent être choqués par les étrangers, ils me font juste pitié. J'espère pour eux qu'ils n'auront jamais à quitter ni leur pays ni leur famille car une épreuve comme celle-là ils seraient incapables de la traverser.
Et un grand MERCI à tous les gens qui soutiennent les étrangers dans ce pays.