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Retour au forum Face à la crise, la débrouille

Comment oser présenter un tel reportage

Le 27 novembre 2009 à 20:24 Répondre
Une femme qui a une maison et un jardin, l'autre qui retape un local pour se lancer, un couple avec deux voitures. Quelle image Temps Présent veut donner de la crise ??
Où vois-t'on les cartons du coeur, les pâtes tous les jours, les fins de mois sans un centime ??
Et oser dire : "maintenant je peux vivre tranquille quelques temps, plus besoin de nounou ou de femme de ménage, je me retrouve".

La vision de la crise, des personnes vivant avec l'AI, des famille mono-parentales en souffrance a été complètement gommée de tous ces reportages qui avaient presque l'air de dire "AHHHH, comme je suis mieux ainsi"...

Je suis une maman de 2 enfants, je me bats chaque jour, je n'ai pas le droit aux allocations familiales puisque je ne travaille pas, je dépense toute mon énergie à avoir une bourse d'étude pour un de mes enfants qui veut étudier et j'ai des dettes à n'en plus voir la fin grâce à un époux qui après divorce a préféré aller s'installer hors de Suisse.

Voilà les cas qu'il aurait fallu présenter. J'ai été écoeurée et je me sens encore plus incomprise, car si je parle de difficulté de boucler les fins de mois à quelqu'un qui a vu l'émission, il me rira au nez en me disant d'aller cueillir des herbettes dans les montagnes
4 réponses
Le 28 novembre 2009 à 8:48 Répondre
ce sont les allocations familiales qui vous manquent, cherchez un travail à mi-temps, aide en boulangerie etc. cela peut encore se trouver.

avec certains pays il y a des accords bilatéraux qui peuvent aider si l'ex-mari ne paye pas les allocations, ils le recherchent.
Le 28 novembre 2009 à 14:05 Répondre
Je suis perplexe suite au reportage que j'ai vu.
Ou alors il est mal intitulé et on rebaptise le reportage en mettant " Je m'épanouis grâce à la crise" et on spécifie que la crise peut être un temps propice à une reflexion sur sa vie.
Néanmoins je trouve que certaines situations montrées n'avaient pas leurs place dans ce reportage.
Personnellement je ne vais pas plaindre un cadre qui gagnait 150 000.-/an parce qu'il a vendu sa Mercedes et qu'elle ne peut plus aller au resto tous les jours, d'autant que ses allocations chômage doivent être plus importantes que le salaire de certains bas revenus.
Si des personnes étaient armées pour se préparer à cette crise c'est bien des gens comme cette personne qui aurait peut-être pu penser à faire quelques réserves pour les temps plus durs. Je ne vais pas m'apitoyer sur quelques privilégiés qui doivent réduir leur train de vie alors qu'il y a des milliers de personnes qui vont affronter cette crise sans aucune réserve car ils n'avaient tout simplement pas les moyens d'en faire.
Ceux qui devront vraiment se débrouiller n'ont pas de maison à eux, ils ne sont pas épanouis d'avoir perdu leur travail et souvent la fin du mois commence déjà le 10.
Maintenant que vous avez fait un reportage sur ceux qui trouvent des côtés positifs à la crise est-ce que vous allez en consacrer un à ceux pour qui cette crise est une épreuve quotidienne?
Si vous avez besoin d'adresses on peut vous en fournir, comme par exemple celle d'une personne que je connais qui se promène avec des galets à rideaux dans le porte-monnaie pour faire croire qu'elle a de la monnaie.

Le 30 novembre 2009 à 20:29 Répondre
@Anonyme ("balade")
si je pouvais travailler, je le ferais
Le 14 janvier 2010 à 5:02 Répondre
Incroyable ce reportage, pourquoi n'avez vous pas montré les vrais pauvres ? Au lieu de ça on voit des bobos ex cadres licenciés vivant dans leur jolies maisons à la campagne et temporairement en inactivité. Après l'emission sur les enfants du placard faisant passer tout les saisonniers pour des pauvres hêres exploités obligés de cacher leurs enfants, tremblants d'être découverts par les méchantes autorités de l'époque, serait ce un parti pris de faire passer tout les suisses pour des riches égoistes et les étrangers pour des pauvres victimes en accentuant les deux cotés ?
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