Forums

Retour au forum Hôpital Psy à coeur ouvert

Je suis en arrêt maladie pour burnout.

Le 4 février 2010 à 21:15 Répondre
Moments de vide, même si on est entourée. Travail qui déplaît, un sentiment de non-retour de ce que l'on donne et on tire sur la corde, et là elle a cassé. Je prends maintenant un anti-dépresseur mais je suis incapable de me mettre à faire quelque chose et j'ai des petits enfants qui demandent la présence constante de leur maman. La vie j'y tiens, je n'ai pas d'idée noire.
J'ai dû consulter en urgence un psychiatre j'en avais vraiment besoin, mais un sentiment de culpabilité m'a envahi. J'ai maintenant décidé de consulter mon médecin traitant pour tout ce qui concerne les médicaments et les arrêts de travail et de consulter une psychologue. Qu'en pensez-vous ?
Aucune réponse
11 réponses
Le 4 février 2010 à 21:52 Répondre
Je ne peux qu'offrir mon témoignage et donner de l'espoir aux personnes qui souffrent d'un burnout.

Pour moi c'est une chance ! En effet, mon corps m'a averti à temps que j'avais atteint les limites. Comme une pile j'étais à plat et le moment était arrivé de me remettre en question, faire des choix et prendre le temps de recharger les batteries.

Au début, il faut déjà se contenter du minimum, à savoir: se lever le matin, faire sa toilette, déjeûner... C'est déjà pas mal. Ensuite vient le temps d'apprendre enfin à respirer, à expirer, à penser à soi et à décider de ce qui est important pour son vécu.

Il faut du temps et l'aide d'un pro (son médecin ou éventuellement un psy). Les médicaments sont les béquilles qui nous aident à tenir. Une fois les angoisses et les idées négatives passées, il est urgent de se reconnecter à la vie sociale.

Se promener, aller au cinéma, faires ses courses mais jamais se forcer à faire les choses. N'écoutez pas ceux qui vous conseillent de réagir et de ne pas vous laisser aller. Ils ne savent pas ce que vous vivez et nuisent à votre guérison.

Pour moi, la période de souffrances a duré 2 mois, j'ai repris ensuite le travail à 50 % en ressentant une grosse fatigue à la mi-journée. Cette phase a duré encore 6 mois. Maintenant j'ai repris mon travail à 100 % avec l'aide d'une médication afdaptée.

Je revis enfin et je peux témoigner que l'on ressort grandi d'un burnout. La vie m'a fait un cadeau et m'a montré quelles étaient mes priorités pour la rendre meilleure.

Courage...!
Le 4 février 2010 à 22:04 Répondre
J'ai été en burnout, et grâce à des professionnels ou sacerdoce, j'ai pu m'en sortir par la force qui m'a été donnée par ces professionnels, on en sort effectivement grandi, mais encore fragilisé, car hypersensible, mais c'est possible, il n'y a pas avoir de honte, car nul n'est à l'abri, et avec notre expérience nous pouvons beaucoup donner en pensant d'abord à nous et ensuite pour les autres, soit nos Amis(es)et si besoin prendre cette béquille qui peut stabiliser.
Le 4 février 2010 à 22:06 Répondre
Fais-le, consulte sans plus tarder. Plus tu attends, plus ça sera grave.
Le 4 février 2010 à 22:09 Répondre
Effectivement il faut consulter
Courage
Le 4 février 2010 à 22:31 Répondre
@Anonyme ("Espoir")
Merci pour votre réponse. Cela ne fait qu'une semaine, mais j'ai la chance d'avoir pu dire stop avant l'effondrement total. De plus une collègue avait remarqué que quelque chose ne tournait pas rond. Cela faisait trois ans que je tirais sur la bête, et que le plaisir de ma profession s'est peu à peu évanoui. Le métier que je fais (à 60%) demande bcp de préparation et des réunions (parfois inutiles) qui se multiplient. Je ne voyais plus mes enfants grandir, je bossais même les jours de congé j'étais hantée par le boulot et je ne parle pas des nuits d'insomnie pour penser à mes élèves. Maintenant, avec les médics je crois que cela va m'aider, c'est le début d'une longue période de discussion, de réflexion, mais surtout de repos.
Le 4 février 2010 à 22:39 Répondre
Ce n'ai pas toujours facile, mais j'ai fait le choix de parler de mon burnout dans mon cadre prof...

je peux encore ajouter que le burnout sévi dans les entreprises et que nous ne sommes pas seul à vivre cette épreuve.

Il faut en parler, témoigner à son tour une fois guéri. Personne ne doit ressentir de la honte.
Le 4 février 2010 à 22:40 Répondre
oui, consulte un psychologue mais il faut te sentir bien avec lui. sinon tu changes pour un autre. il t'aidera.
Le 5 février 2010 à 9:00 Répondre
bonjour, je vous propose de visiter le site www.noburnout.ch
il est vraiment plein de ressources.

J'ai fait un burnout en 2008, et en plus je suis bipolaire (sans épisodes euphoriques), malgré cela j'ai rebondi après une longue absence et des moments difficiles jusqu'au lâcher-prise, moment où j'ai cessé de me sentir coupable d'être absent du travail etc...

c'était dur mais je rejoins la personne qui dit qu'on en ressort grandi.

J'ai beaucoup appris sur mon mode de fonctionnement, mes priorités (les vraies et les mauvaises), où étaient les gouffres à énergie dans mes journées de boulot.

J'ai pu éviter de me retrouver à l'AI comme c'était envisagé à un moment, et j'ai conservé mon emploi, et maintenant je me lève content et motivé, parce que j'ai pu faire le tour de ce qui compte pour moi, au privé et au boulot, renoncer à certains comportements et en apprendre d'autres, plus adaptés et plus sains.

Notamment apprendre à dire non et demander un délai, poser des questions, ne pas tout prendre sur soi.

Mon petit texte n'est qu'un témoignage, ce qui fait que l'on craque appartient à chacun, et n'est pas transposable aux autres.

Ce que je vous invite à retenir de ces quelques phrases c'est l'espoir: un burnout n'est pas la fin de tout, il faut se soigner, apprendre à accepter de se faire aider, et le reste suit.

Dans mon cas il a fallu plus d'un an, mais c'est peu de chose un an sur une vie, surtout quand elle repart de plus belle après la guérison !

Je vous souhaite le meilleur pour votre rétablissement.

Amitié, t.p.
Le 24 janvier 2011 à 23:46 Répondre
Je suis en arrêt maladie depuis 2mois suite a un burn out.
Je commence a aller mieux je ne pleure plus je remange normalement j?ai repris 1 kg
Mon sommeil reste très perturbé je douche 4 fois par jour je suis incapable de prévoir ou organiser quoique se sois. je vie le temps qui passe sens rien prévoir . Je me sens comme vide plus de projet plus envie de rien le néant. je ne s?ai plus si je serai un jour capable de reprendre mon métier .je suis cadre dans une grande entreprise ,je subissais énormément de pression de la par de ma direction effectue des semaine de plus 70 heure avec un manque d?effectif permanent il me manqué 2 collaborateurs et la direction refuser que je renforce mes équipes et me demander de compenser physiquement mal structuré je me trouve seul manager 25 pers. A ce jour je ne peux pas répondre ma mon tel j?ai peur qu?ils m?appelé je ne souhaite pas leur parlé.je suis paralyser rien que a l?idée de remettre les pied dans cette entreprise. De plus je sais que de par leur mode de management il vont me pourrir la vie pour que je démissionne ou que je face une faute grave.
Mon gros problème est que je suis incapable de reprendre des responsabilité même pour un notre groupe .je n?est plus de force pour faire face je me fait honte je ne me supporte plus , j ?ais en permanence des idées noires
Le 14 mars 2011 à 20:50 Répondre
Bonsoir à vous tous, moi aussi je viens de faire un burn out,il y a 1 mois de cela, j'ai "pété les plombs" et le midi j'ai pris 5 prazepam pour pouboir dormir etb je voulais que l'on me fiche la paix.Heureusement une de mes filles était la et a appelé ma femme en lui donnant le nom des médocs mais sans savoir réellement la dose.Ma femme étant en réunion à 1 h de la maison a appelé mes collégues ainsi que mon médecin traitant.Mes collégues m'ont amené chez mon médecin ou je suis resté 3/4h et ou j'ai craqué litérallement en chilant comme un gosse et en lui expliquant ce qui n'allait pas ainsi que le fait que j'avais des idées noires mais que c'étaient mes enfants qui me retenaient (je pensais à eux a chaque fois que je voualis faire une bétise).Je suis suivi par un psychiatre 1fois/semaine.Cela me fait du bien de lui parler mais la derniere fois, je me suis éffondrer car j'ai repensé à mes enfants( 5 encore à la maison) à qui je parlais trés méchemment, avec des mots violents mais jamais par les gestes sauf montrer mon poing (je pense que cela devait etre traumitisant pour eux). J'ai un travail trés interressant mais qui me prends beaucoup trop de temps et m'oblige à des déplacements assez important (je rayonne sur le grand ouest).J'ai avoué aussi à mon médecin et mon psy que depuis 1 an et demi , je commencais à avoir un penchant pour l'alcool et que je prenais systématiquement un apéro voir 2 ou 3 tous les soirs et toutes les occasions étaient bonnes pour aller trainer chez les copains a une "heure intelligente".Un collégue militant dans une assiciation contre l'alcoolisme m'a appelé aujourd'hui et je lui en ai parlé, il m'a rappelé qu'il y a quelque temps il m'avait mis en garde tout comme monj entoureage mais à l'époque je ne voulais rien entendre.Je n'ai pas touché une goutte d'alcool depuis 1 mois, cela ne me manque pas.Par contre j'ai des jours avec et des jours sans avec une tre mauvaise appréciation de la durée du temps;2h de promenade avec mes enfants m'ont paru 3h30!J'ai du mal à estimer le temps maintenant.J'essaie de prendre du recul, je ne culpabilise pas hormis par rapport à mes enfants aveccqui je n'ai pas su etre présent et les écouter.Ma belle-soeur m'a offert 2 livres; 100 trucs pour ne pas se noyer au travail et un autre un peu similaire qui permet de relativiszer les choses et de prioriser .Voilà ma petite contribution à ce forum et bon courage à vous tous.
Le 21 mars 2011 à 15:00 Répondre
Je suis en burnout depuis bientôt quatre mois... J'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais... Je suis sous antidépresseur et prise en charge psychologique, mais c'est dur. Je ressens tous les jours un grand vide et mon entourage a parfois de la peine à comprendre que je ne reprenne pas le travail. J'ai toujours une grande colère en moi par rapport à mes collègues et mon chef.
Ce forum est en lecture seule, vous ne pouvez plus intervenir.