J'ai assisté à une scène devant la gare de Lausanne où un homme giflait une demoiselle qui voulait apparement le quitter. Il alternait entre suplications pour qu'elle ne le quitte pas et des séances de gifles répétées. Il devait y avoir une bonne centaine de personnes sur la place et j'était sidéré que personne ne réagisse (moi compris). Je ne me suis pas senti fière d'être resté impassible.
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Retour au forum Il était une fois des héros
Anonyme
"Lavaux"
2 réponses
C'est vrai que c'est difficile d'assister à une telle scène sans trouver l'énergie d'intervenir : c'est probablement la peur ou même quelque chose de plus reptilien qui nous inhibe. Il y a aussi le fait du groupe, le mimétisme du groupe, la peur d'être jugé si je sors du groupe. On dit que c'est "le premier pas qui coûte", justement parce que c'est difficile de sortir de l'inhibition collective. Ce qui nous empêche d'agir vient aussi du fait que dans ces circonstances, chaque personne reste seule avec sa peur. Il suffirait d'entraîner 2 ou 3 personnes à intervenir pour que le petit groupe donne de l'assurance et que la scène d'agression cesse, vu le rapport de force. Ou peut-être, sans intervenir dans la situation crier "appelez la police", ou d'interpeller l'agresseur pour le détourner de sa victime (le temps qu'elle lui échappe ?). Il est difficile de définir hors contexte ce qu'il serait le plus adapté de faire : il importe souvent dans ces circonstances de suivre son intuition.
Anonyme
"CoolDanGeneva"
Mon avis, c'est que vous avez été partagée entre un désir morbide commun à tout le monde de "voir ce qu'il se passe" et la stupeur qu'une telle chose puisse se produire là, juste devant vous, avec un agresseur APPAREMMENT invincible puisque personne ne réagit.
Nulle question d'intervenir vous-même physiquement, si vous n'êtes pas entraînée, surtout auprès de quelqu'un qui a brisé le tabou de ne pas frapper une femme.
Par contre voici ce que vous pouvez faire la prochaine fois :
-prendre votre téléphone portable en main et vous diriger juste un peu plus loin de la scène (pour échapper à la "bulle d'attraction" psychologique que la scène aura sur vos émotions);
-téléphoner à la police en vous identifiant. Les appels d'urgence sont enregistrés, ça ne prend que deux secondes de donner votre nom et assure l'agent que vous assumez vos mots;
-QUOI? expliquer très succinctement ce qu'il se passe (dans votre cas : dispute de couple avec agression physique de l'homme en cours)
-OÙ ? Donnez précisément l'endroit où une patrouille doit se rendre. Le nom de la rue, à défaut le monument ou le repaire visuel le plus flagrant à proximité de la scène (église, grand magasin connu, etc...)
-QUI ? Essayez de décrire au mieux l'agresseur :
Veste:couleur et apparence (capuchon? Signe distinctif? etc..)
Pantalon: idem
Individu : Plutôt méditerranéen, plutôt arien, grand, petit, musclé, filiforme, (éventuellement accent, si perceptible),...
Victime: D'abord, l'agresseur peut avoir fui lorsque la police arrivera. Dans tous les cas, ils sauront immédiatement qui protéger, donc : description.
SI CELA NE VOUS MET PAS EN DANGER: essayer de voir si l'agresseur reste sur place. S'il part, indiquer la direction et s'il avait un truc en moins ou en plus (sac de la victime, a jeté sa propre veste pour ne pas être retrouvé, etc... )
Bon à savoir :
Dans tous les types d'intervention, lors des premières fois, il y a toujours du stress, voire de la peur car l'on a conscience de faire partie de qqch qui est en train d'arriver. Ne vous inquiétez pas, même les professionnels de la sécurité ressentent régulièrement des appréhensions, et c'est bien celà qui les maintient plus prudents qu'ils ne le voudraient parfois.
Mais l'essentiel, c'est d'AGIR. Merci pour tous ceux que vous aiderez à l'avenir en suivant ces simples conseils.
Bonne soirée.
"À l'impossible, nul(le) n'est tenu(e)."
Nulle question d'intervenir vous-même physiquement, si vous n'êtes pas entraînée, surtout auprès de quelqu'un qui a brisé le tabou de ne pas frapper une femme.
Par contre voici ce que vous pouvez faire la prochaine fois :
-prendre votre téléphone portable en main et vous diriger juste un peu plus loin de la scène (pour échapper à la "bulle d'attraction" psychologique que la scène aura sur vos émotions);
-téléphoner à la police en vous identifiant. Les appels d'urgence sont enregistrés, ça ne prend que deux secondes de donner votre nom et assure l'agent que vous assumez vos mots;
-QUOI? expliquer très succinctement ce qu'il se passe (dans votre cas : dispute de couple avec agression physique de l'homme en cours)
-OÙ ? Donnez précisément l'endroit où une patrouille doit se rendre. Le nom de la rue, à défaut le monument ou le repaire visuel le plus flagrant à proximité de la scène (église, grand magasin connu, etc...)
-QUI ? Essayez de décrire au mieux l'agresseur :
Veste:couleur et apparence (capuchon? Signe distinctif? etc..)
Pantalon: idem
Individu : Plutôt méditerranéen, plutôt arien, grand, petit, musclé, filiforme, (éventuellement accent, si perceptible),...
Victime: D'abord, l'agresseur peut avoir fui lorsque la police arrivera. Dans tous les cas, ils sauront immédiatement qui protéger, donc : description.
SI CELA NE VOUS MET PAS EN DANGER: essayer de voir si l'agresseur reste sur place. S'il part, indiquer la direction et s'il avait un truc en moins ou en plus (sac de la victime, a jeté sa propre veste pour ne pas être retrouvé, etc... )
Bon à savoir :
Dans tous les types d'intervention, lors des premières fois, il y a toujours du stress, voire de la peur car l'on a conscience de faire partie de qqch qui est en train d'arriver. Ne vous inquiétez pas, même les professionnels de la sécurité ressentent régulièrement des appréhensions, et c'est bien celà qui les maintient plus prudents qu'ils ne le voudraient parfois.
Mais l'essentiel, c'est d'AGIR. Merci pour tous ceux que vous aiderez à l'avenir en suivant ces simples conseils.
Bonne soirée.
"À l'impossible, nul(le) n'est tenu(e)."
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