On a parlé de mon cas dans l'émission. Suis-je courageux, je ne sais pas. Je pense simplement avoir fait mon devoir de citoyen face à une personne en danger. Comme dans le parachutiseme, c'est le premier pas qui compte... Une fois qu'on l'a fait, ça devient presque normal, on devient "aimanté" par les problèmes... Au point de prendre parfois trop de risque, sous prétexte que "je dois faire quelque chose". Ca commence par dire à quelqu'un d'enlever ses chaussures du siège, dans le train, et ça finit par "sauver la mise" à une femme se faisant tabasser par son mari sur une route cantonale, devant les enfants, un 16 décembre 2007. J'interviens... Par principe, par une sorte de souci d'équité, de justice absolue, de besoin d'aider le faible. Mais, cela comporte le fait qu'il faut être cohérent et aussi intervenir lorsqu'une personne se fait "démonter la face" par 4 jeunes fous de rage. Difficile alors... Savoir doser le risque, intervenir sans foncer "tête baissée"... Drôle de sentiment. Et je dois dire qu'à chaque fois, on y laisse une partie de soi, l'esprit se marque, se blesse.
Merci pour cette émission.
Merci pour cette émission.