Ayant accompagné ma mère pendant deux ans (plus si l'on compte des années d'ignorance de son état de démence latente), je puis vous dire qu'il n'y a pas de recettes ni de solutions miracles : un jour après l'autre avec le lot de charge(s) supplémentaire(s) que cela comporte. A force de "bricolages", de petits arrangements avec la vie, ayant sonné à beaucoup de portes j'ai pris seule la décision de l'inscrire dans un EMS : elle n'a jamais voulu, moi non plus, mais où est celle qui décidait de sa propre vie? Que reste-t-il de la battante qu'elle fut toute sa vie? La solitude face à ce "monstre" qu'est la démence est telle que pour le bien des deux c'était la moins mauvaise solution. L'Etat fait ce qu'il peut avec les moyens qu'il a. Et ce n'est pas seulement une question d'argent : c'est un problème de société qui se pose, nos gouvernants d'aujourd'hui seront aussi confrontés à leur propre vieillesse... L'entrée en EMS est le début d'une autre vie, également pour l'aidant : dans mon cas, c'était ce qui pouvait arriver de mieux à ma mère!
Juste vous dire que je me reconnais bien aussi dans votre témoignage, et que je suis pleinement d'accord avec vous...!
courage à nous!
Dominique