Nous les victimes nous sommes sur qu'il y a beaucoup de gens qui ignorent que dans leur famille ils existent des gens qui ont vécu ses drames mais qui sont parti en emportant leur secret lourd.
Bonjour Gina et Ursula, bravo pour votre témoignage plein de dignité. J'aimerais savoir si vous avez rencontré votre bourreau, le préfet de la Glâne qui est dans le reportage? Et sinon avez vous envie de le rencontrer? J'imagine qu'il n'a pas grand chose à craindre • car vous ne réclamez pas vengeance...Il refuse de faire des excuses publiques mais il pourrait faire des excuses privées avant de mourir, au moins pour soulager sa conscience et surtout pour le besoin de reconnaissance des victimes...
• Pas d'attaques sur le physique des gens, merci.
Ce Monsieur c'était un entre d'autres! Je ne le connais pas. Mon bourreaux vit encore (90 ans)et il est resté aussi cynique qu'il y 40 ans! A l'époque il était conseiller National, aujourd'hui il est loin de l'échiquier, c'est lui qui est dépendant de son fils, qui lui dicte ce qu'il ose dire à la presse! Pour moi, il m'est indifférent! Mais je me concentre sur ses successeurs en politique!Cela me semble plus important!
Bonjour oui il faut avoir un soutien de votre part pour nous aider.
j'ai 62 ans et ma vie est encore un calvaire suite a toute ces années
qu'ont ma voler ,et le plus difficile c'est de vouloir se reconstruire lorsque
nous sommes enfin libre .toute ma vie j'ai u ce regard des gens sur moi
ont ma jugé d'être une incappable..la méchante celle qui as fait du mal
a toute sa famille ainsi que la societé..je suis la honte ...une vie d'injustice
de solitude et de chagins merci de me contacter pour pouvoir en parler
gisele weber
chagrins .
Bonjour Ursula,
J?habite le sud de la France et je viens de visionner "Les barreaux de la honte" et cela été le choc et les blessures de 50 ans réouvertes. J'ai ressentis vos détresses,impuissanses et désespoirs qui furent les miennes aussi. encore une vie bousillée grâce à un internement à 17 ans (sans délit) qui s'est terminer après plus de 10 ans de prison et de multiples délits par refus de la connerie humaine...
Je vous remercie tous de votre révolte qui est la mienne. Claude Nicolier cnicolier@gmail.com
Merci infiniment pour votre message - Oui ces blessures psychiques ont eu un effet destructeur sur des générations ? nous, qui en sommes victimes, nous en souffrons encore. En dehors du désespoir, des dépressions et des troubles somatiques beaucoup sont devenus victimes de l'alcoolisme, de la drogue et même du suicide.
Nos proches l'ont du le supporter et porter avec nous. En plus, avec ce système arbitraire pas seulement des enfants, mais aussi des petits enfants n'ont pas pu connaître leurs parents ou grands parents.
Dans un état de droit la société doit veiller qu'un système arbitraire pareil ne se reproduit plus jamais. On devra créer des institutions qui nous l'assurent (ombudsman).
Ce reportage m'a collé la nausée et c'était pas du figuré.
Je suis à 100% avec vous dans ce combat et si je rencontre qqun qui a dû passer par là, et bien je lui transmettrai vos coordonnées.
Heureusement que j'ai vu ce reportage, car si qqun m'avait raconté cela en face de moi, j'aurais été foutu de le prendre pour un menteur... J'avoue... Même si ce n'est pas glorieux.
1967. J'avais 15 ans et demi, un grand besoin d'amour, de m'exprimer, d'être vivante. Malheureusement ma mère ne supportait pas ma personalité, nos rapports étaient toujours très tendus. Elle me disait que j'étais méchante. Elle ne me suportait plus. J'ai alors reporté tout cet amour dans un groupe d'amis devenus ma famille, mes confidents. Ca faisait peur à la société et pourtant nous étions des "anges". Pas de drogue à cette époque. J'ai découché 2 fois ce qui m'a valu d'être enfermée à Loveresse dans le Jura. La maison de l'horreur. Ma mère avait tout organisé avec une assistante sociale. Au retour de ma 2ème nuit passée dehors ma mère m'a fait prendre un bain puis mettre une de mes robes qu'elle avait ralongé sous le genous et cousu un numéro. On a sonné à la porte et une femme m'a demandé de la suivre. Ma mère avait préparé une petite valise avec le minimum nécessaire. J'ai suivi comme un robot en me disant que ça ne pouvait pas être pire qu'à la maison. Je n'imaginais pas que j'allais vivre l'enfer. Une grande maison au bout d'une allée. Un dortoir pour une vingtaine de petites filles et un autre avec une vingtaine des plus grandes. Une nourriture très pauvre. Une douche par semaine et le lavage des cheveux, que l'on nous coupait très court, seulement chaque 2 semaines. L'établissement était tenu par la famille [ • ]. Le père grand et fort qui frappait, la mère, petite fausse blonde hystérique qui hurlait contre nous; leur fille, complètement réprimée qui suivait les ordres des ses parents et qui jouait le rôle d'assistante sociale et deux garçons que l'on ne voyait pratiquement jamais. L'école se faisait dans l'établissement par des maîtresse qui ne restaient pas très longtemps, dégoutées par la manière dont nous étions traitées. Niveau primaire seulement. Comme j'étais en secondaire on m'a fait redoublé afin que lon puisse me garder 18 mois. En dehors de l'école nous devions travailler pour la ferme attenante. Faire les foins, les patates et les betteraves. J'ai encore une douleur qui me revient souvent au niveau des omoplates, comme un déchirement. Tout courrier et contacte avec mes amis m'ot été interdit. Plus rien. La coupure affective complète. Un choc qui m'a poursuivi jusqu'à 40 ans ? C'est ce que je croyais mais je me rends compte qu'en écrivant ces quelques lignes je tremble. Tout est encore bien présent et enfouis quelque part en moi. Ma mère n'est jamais venue me voir. Elle n'a aucune idée de ce que j'ai vécu et les autorités, malgré certaines plaintes de parents un peu plus conscients sans doute, n'ont pas bougé. Je crois qu'aujourd'hui cette maison n'existe plus et j'en suis bien soulagée. J'ai lutté toute ma vie et c'est grâce à une certaine force intérieur que j'ai réussi de vivre décemment. Ce n'est pas le cas pour beaucoup d'entre nous.
I was a boy from a very poor family in Geneva and my brother and I got taken away to the Valais at age 13 and 8 respectively. We were put in the so called 'Home' St Raphael, really a catholic endoctrination house where there was no parental love, no privacy, no respect for human rights and no worthwhile education. I recall how some poor children there were dying to see their family again, dying for some bit of affection. I am now 68 years old and had a successful life in my new country Australia that has given me everything I wished for. In my old age, I am thinking more and more about the time I spent in the Valais. My poor brother being much younger suffered terrible psychological traumas...I could write a book about all this. I wish that the authorities responsible for these deeds recognise what they did. Bravo to the people who are exposing this. It is the page of a book that has to be read by all before the book is closed and put on the shelf.
Ici en Australie, nous venons de voir le documentaire sur lequel vous temoingner vos terribles souffrances du siecle dernier. (passe a la TV Australienne dernierement)
Ayant ete une victime de placement administratif a St Raphael a l'age de 13 ans suivi par une 'education' gratuite a l'institut des Roches a Bluche ou je ne faisais que de laver la vaiselle pour toute l'ecole du matin au soir, 7 jours par semaine sans payement et sans education promise. Je me suis enfui en Australie ou j'ai fait de vraie etudes a l'uni comme architecte et ai eu une vie magnifique bien supportee par le gouvernement Australien.
Ma femme (qui est Australienne) et moi avons pleure en voyant votre temoignage.
PS: Excuse mon Francais que je ne parle plus pour presque 50 ans.
Bye, courage and good luck...
JP Favre
190 Newington Road
Bywong
Australie