Heureuse maman adoptive d'un enfant et .... en attente d'un 2ème depuis bientôt 4 ans (...5 grossesses biologiques !), je pense souvent à la maman biologique de mon garçon (qui n'est pas "connue") qui a fait le choix courageux et héroïque de ne pas avorter. La pensée que notre cher trésor puisse "ne pas avoir vécu" m'est tout simplement impossible, tellement il respire le bonheur et ... nous aussi ! Je suis sûre que sa maman, malgré la souffrance dans laquelle elle devait être, a posé le meilleur acte possible et elle a certainement moins de "séquelles" psychologiques qu'un avortement. J'aimerais tellement qu'elle sache la grandeur de son acte! Vive la vie !
Bonne question! Est-ce que l'adoption est seulement proposée aux femmes qui ne peuvent pas garder leur enfant? Suis-je la seule personne qui trouve indécent qu' autant de foetus soient supprimés, alors que les traitements pour la fertilité aboutissent si souvent à un échec! Quand à l'adoption, elle devient de plus en plus difficile, car beaucoup de pays ne veulent plus laisser partir leurs enfants. Et en Suisse, s'il y a 3 enfants à adopter par année, c'est bien le maximum! Pourquoi est-ce que l'adoption n'est pas considéré comme une option possible pour les femmes en difficulté?
Et si ces femmes ne sentent pas prêtes à mener une grossesse jusqu'au bout? Vous pensez que c'est facile de se dire et dire aux autres : Je suis enceinte, mais je le fais adopter après? Non, car vous serez jugée comme une femme qui a abandonné son enfant.
Peu importe le choix qu'elles feront, ce ne sera jamais le bon pour la société.
En fait, l'"accouchement hospitalier sous discretion" est possible en Suisse, mais peu de femmes le savent! Elles ont la possibilité d'accoucher puis de laisser l'enfant au service hôspitalier, la seule condition est de décliner son identité.
Mais si elles veulent rester anonymes, elles ont le droit de laisser l'enfant dans la fenêtre à bébé d'Einsiedeln, l'enfant sera mis dans une famille d'accueil qui deviendra sa famille d'adoption si la mère ne veut pas le récuperer avant la fin de la procédure (on l'identifiera grâce à une prise ADN)
C'est un choix pour moi, que ça soit l'avortement ou l'adoption, je respect tous les deux.
Mais je trouve qu'il n'est pas assez proposer. Il devrait au moins être évoquer dans la consultation.
Pour le reste ... ah si les adoptions étaient plus rapides ! Mais c'est un autre débat
Chère Julia, l'accouchement hospitalier sous discrétion n'existe pas en Suisse dans les mêmes termes que l'accouchement sous X en France. En 2009 le National a dit non à l'accouchement sous X. L'argument principal invoqué est que l'enfant doit garder la possibilité de retrouver ses origines. Une femme qui accouche à l'hôpital sera évidemment protégée face à l'entourage par le secret professionnel, si la grossesse a pu être cachée jusque là. Toutefois les maternités sont tenues de déclarer toute naissance à l'état civil. La procédure d'adoption se déroule ensuite en trois temps: à la naissance, confirmation de l'intention de donner l'enfant en adoption; 6 sem après la naissance, nouvelle confirmation écrite devant le juge de paix; 12 sem après la naissance, confirmation définitive de la part de la mère. L'enfant est alors "prêt" pour être accueilli par sa famille adoptive. La mère biologique (et le père) sont invités à transmettre le plus d'informations possibles à l'intention de l'enfant afin que ces éléments lui permettent d'assembler une partie des pièces du puzzle de son histoire familiale.
Chère Julia, l'accouchement hospitalier sous discrétion n'existe pas en Suisse dans les mêmes termes que l'accouchement sous X en France. En 2009 le National a dit non à l'accouchement sous X. L'argument principal invoqué est que l'enfant doit garder la possibilité de retrouver ses origines. Une femme qui accouche à l'hôpital sera évidemment protégée face à l'entourage par le secret professionnel, si la grossesse a pu être cachée jusque là. Toutefois les maternités sont tenues de déclarer toute naissance à l'état civil. La procédure d'adoption se déroule ensuite en trois temps: à la naissance, confirmation de l'intention de donner l'enfant en adoption; 6 sem après la naissance, nouvelle confirmation écrite devant le juge de paix; 12 sem après la naissance, confirmation définitive de la part de la mère. L'enfant est alors "prêt" pour être accueilli par sa famille adoptive. La mère biologique (et le père) sont invités à transmettre le plus d'informations possibles à l'intention de l'enfant afin que ces éléments lui permettent d'assembler une partie des pièces du puzzle de son histoire familiale.