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Retour au forum J'ai décidé d’avorter

L'avortement est légal en Suisse jusqu'au 9e mois

Le 31 janvier 2012 à 9:20 Répondre
Contrairement à ce qui est dit en introduction de ce documentaire, une femme, en Suisse, peut avorter jusqu'à 12 semaines en cas de détresse et au-delà en cas de "détresse profonde" (art. 119 al. 1 cp http://www.admin.ch/ch/f/rs/311_0/a119.html), soit, si l'on s'en tient aux dispositions pénales en matière de reconnaissance de la personnalité humaine, jusqu'aux premières douleurs de l'accouchement (à partir de là seulement, l'enfant est considéré comme viable et est donc protégé par le droit suisse). Il s'agit donc de la loi la plus libérale au monde en cette matière.

En outre, les définitions de "détresse" et "détresse profonde" n'existant pas en droit suisse, l'art. 119 n'a jamais pu être invoqué depuis son introduction en 2002.
6 réponses
Le 31 janvier 2012 à 12:23 Répondre
Cela démontre bien une chose, que malgré le fait que la loi autorise l’IGV au-delà de 12 semaines en cas de détresse, celle-ci n’est pas utilisée de façon abusive, ce qui est plutôt positif.
Le 31 janvier 2012 à 19:07 Répondre
@Anonyme ("code pénal")
non, l'avortement est légal jusqu'à 12 semaines et c'est déjà beaucoup trop car l'enfant est parfaitement formé.
Le 31 janvier 2012 à 19:30 Répondre
@Anonyme ("")
"code pénal"


Commencer par allez lire le lien mis par "code pénal", ensuite jusqu’à 12 semaines ce n’est en rien un enfant, mais uniquement un amas de cellules qui n’est pas viable sans utérus.
Le 31 janvier 2012 à 22:27 Répondre
J'étudie la médecine et peux donc le dire après avoir eu plusieurs cours là-dessus: la seule raison qui peut être invoquée pour pratiquer un avortement est la santé de la (future ou non) mère. La santé du foetus n'est pris en compte seulement dans le sens où sa mauvaise santé influencerait négativement la santé de la mère (mentale ou physique).

Jusqu'à 12 semaines, l'avortement peut se faire sans accord écrit d'un médecin, mais avec l'accord écrit de la mère.
Dès 12 semaines, il faut que la patiente soit évaluée par un médecin et que celui-ci signe un formulaire comme quoi cette naissance est un danger pour la santé de la mère. (L'amniocentèse, = dépistage de la trisomie 21 par exemple, se fait à la 15ème semaine, il est donc encore tout à fait possible d'avorter à ce moment là).
Généralement, en Suisse, l'avortement ne se pratique plus après la 25ème semaine, période à laquelle le foetus devient viable, ou plutôt moment à partir duquel on peut se battre pour sa vie s'il venait à naître.
Le 31 janvier 2012 à 23:00 Répondre
@Anonyme ("M.")
c'est bien ce qui me semblait, merci pour ces informations.
Le 31 janvier 2012 à 23:45 Répondre
Bonsoir M.,
merci pour cet éclairage sur la pratique médicale en Suisse qui est à la fois fondée sur la loi mais aussi la délibération éthique, en particulier dans les situations que vous mentionnées. La responsabilité du médecin se trouve déjà engagée en amont puisqu'il doit s'assurer que la femme ou le couple reçoive les informations nécessaires au consentement éclairé en vue du dépistage prénatal, justement en raison des questions qui peuvent être soulevées par le résultats des tests.
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